Le complexe volcanique Altiplano-Puna couvre 50 000km² entre l’Altiplano bolivien et le bassin de l’Atacama Chilien. On y trouve de nombreux trésors géologiques notamment le laguna Colorada avec son volcan, le volcan Ollagüe et les geysers de Sol de Mañana et d’El Tatio.
La laguna Colorada et le volcan laguna Colorada
C’est les sédiments rouges et la pigmentation de certaines algues qui font que le lac salé est rouge. Le volcan bouclier Laguna Colorada a été mis en place lors d’une importante activité effusive.
Le volcan Ollagüe
Le volcan Ollagüe se trouve entre la Bolivie et le Chili et culmine à 5868m. C’est un strato-volcan dont on ne connait pas d’éruption, sauf peut être en 1903. Il est en revanche le siège d’une importante activité fumerolienne. Le souffre était exploité, mais il semblerait que ceci a cessé depuis une vingtaine d’années.
Les geysers de Sol de Mañana (Bolivie) et d’El Tatio (Chili)
Le champ de geysers de Sol de Mañana se trouve au sud de la Laguna Colorada. La zone principale des manifestations géothermales couvre une surface de 10km² sur un total de 120 km². Son altitude est entre 4800 et 5000m. Il y a de nombreux solfatares et autres mares de boue en ébullition.
Le champ de geysers El Tatio se situe au Nord du Chili à l’altitude 4320m. C’est le 3ème plus grand champ de geysers du monde après ceux de Yellowstone et du Kamtchatka. La plupart des sources atteignent 86°c.  Dans les années 70, la mine de cuivre de Chuquicamata et la ville de Calama exploitait cette chaleur géothermique afin d’être alimenté en électricité.
Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff et Sylvain Chermette.
Volcanisme andin et complexe volcanique Altiplano-Puna
Le complexe volcanique Altiplano-Puna couvre 50 000km² entre l’Altiplano bolivien et le bassin de l’Atacama Chilien. Il s’est formé par la subduction de la plaque de Nazca sous la plaque sud-américaine. C’est à la fin du Miocène (10,4 millions d’années) que de larges caldeiras ont été formés. L’activité géothermique actuelle et la récente déformation du sol au volcan Uturunku indiquent qu’il y a encore de l’activité. On y trouve de nombreux trésors géologiques notamment le volcan Tunupa, le salar d’Uyuni mais également le salar de Coipasa et le volcan Pucarani.
Le volcan Tunupa et le salar d’Uyuni en Bolivie
Le Tunupa est un volcan éteint culminant à 5432m et surplombant le Salar d’Uyuni. Le Salar d’Uyuni est d’une altitude de 3658 m et d’environ 150km de large. C’est la plus grande étendue de sel du monde et résulte d’un assèchement du grand lac préhistorique Tauca. Son épaisseur totale est de 120 m qui est exploité localement. On y trouve sur les flancs du volcan le cimetière de Chullpas qui renferme 7 momies.
Le salar de Coipasa dominé par le volcan Pucarani (Bolivie)
Le désert de sel de Coipasa est le second plus grand salar du pays et occupe 2218km² à une altitude de 3657 km. Il résulte également de l’assèchement du grand lac préhistorique Tauca. Culminant à 4910m, le volcan Pucarani surplombe le salar de Coipasa.
Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff et Sylvain Chermette.
Salar d’Uyuni en Bolivie

Le Taal est un volcan de l’archipel des Philippines situé à 60 km de la capitale Manille. Il entre en éruption le 12 janvier 2020 après une période d’inactivité de 47 ans. Ses panaches de cendres montent jusqu’à 15km d’altitude. Le PHIVOLCS indique qu’une activité explosive est possible dans les heures ou les jours à venir. 150 000 habitants sont évacués. En effet, le Taal a un passé meurtrier avec notamment 1335 morts lors de son éruption de 1911. Ce volcan explosif a des retombées de cendres mais ce qui inquiète le plus les scientifiques sont notamment les possibilités qu’une série d’explosions violentes puissent engendrer un tsunami sur le lac Taal. Deux jours après la réduction de la zone d’exclusion à 7km, 80 Jours Voyages était dans le pays.

Mardi 28 janvier

L’hôtel est situé en bordure de la caldera. Tout le long de la route, des ouvriers retirent la cendre de la toiture des entreprises. Il faut faire vite car en cas de pluies, la cendre devient dure comme du béton avec le risque d’un effondrement des toits. Les champs sont grisâtres, les palmiers ploient sous le poids.

Mercredi 29 janvier

En direction de la ville de Talisay. Cette ville se trouve sur les bords du lac à sept kilomètres du volcan. Au port, c’est le premier jour de pêche depuis le retour des pêcheurs. Ils ont pris leurs bateaux pour constater les dégâts sur leurs fermes piscicoles : elles n’ont pas souffert. Laurel se situe à l’ouest du lac. Deux kilomètres plus loin, changement de décor : tout est gris, la couche de cendres est épaisse, les cultures et arbres ravagés. A 4 km de l’île, il est impossible de s’approcher plus près. Sylvain sort son drone qui s’enfuit à toute vitesse vers le volcan. Le lac situé à l’intérieur du volcan a totalement disparu, des fumerolles sont présentes un peu partout, l’île jadis verdoyante est totalement recouverte de cendres.

Inspiré d’un article de Sylvain Chermette et Alexandre Paul

Taal, Philippines 2020
Tall Philippines 2019

Les volcans du Nicaragua y sont nombreux mais relativement peu élevés. Le plus haut d’entre eux est le San Cristobal qui culmine à 1745 m. Ces volcans sont régulièrement actifs, les derniers en dates sont le Masaya, le Telica et le Momotombo.

Le lac de lave du Masaya

Le Masaya culmine à 635m d’altitude. Le centre de l‘édifice comporte une vaste caldeira de 6x11km entourée de falaises d’une hauteur de 300 mètres. On y trouve à l’intérieur une douzaine de petits cônes percés d’un cratère, actif à tour de rôle. Le cratère de Santiago (450m de diamètre) abrite depuis 11 décembre 2015 un petit lac de lave d’une taille estimée à 40×30 m situé à une profondeur de 250m. A ce jour, le lac est encore présent mais bien plus profond. Les lacs de lave restent exceptionnels dans le monde.

Telica et Momotombo

La dernière activité du Telica a eu lieu entre le 23 septembre 2015 et le 8 mai 2016 avec un panache éruptif allant à une hauteur de 600 mètres. Le Momotombo a un cône qui culmine à 1297 mètres. Son petit frère, le Momotombito a fait une éruption majeure en 1609-1610, qui associée à un séisme, a détruit la ville de Leon Viejo.

La naissance du Cerro negro

La « colline noire » est formé par l’accumulation de bombes, lapillis et cendres. Ce volcan est né en 1850 et le cône basaltique mesure aujourd’hui environ 250 mètres de haut, soit une altitude de 728 mètres.  Observer la naissance d’un volcan reste quelque chose de très rare dans les temps historiques.

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff et Sylvain Chermette paru dans L.A.V.E

Lac de lave Masaya Nicaragua
Volcan Telica Nicaragua
Cerro Negro Nicaragua

 

Après 2 semaines d’accompagnement d’un groupe 80 Jours Voyages en Bolivie et Chili, Sylvain Chermette est resté quelques jours supplémentaires pour tenter l’ascension du volcan Aucanquilcha au Chili.

Ce stratovolcan de 6176 m de hauteur n’a connu aucune éruption dans les temps historiques. Il s’est formé en plusieurs phases durant plus de 11 millions d’années d’activité. On y trouve, dans la zone proche du sommet, d’importants dépôts de soufre exploité de 1913 à 1994 dans une mine à 5950m de hauteur.

Elle est considérée comme la plus haute mine du monde et ses habitants, les mineurs, ont été recensés en 1986 comme les habitants les plus hauts de la planète. Les études physiologiques sur les mineurs Aymara ont montré qu’ils faisaient moins d’hyperventilation et ont un taux de globules rouges plus élevé que les habitants des zones inférieures. Sylvain Chermette n’étant pas aussi bien acclimaté à l’altitude résume son ascension par soufre, souffre et souffle. Cette ascension risque de rester son « toit du monde » personnel.

Inspiré d’un article de Sylvain Chermette.

Les volcans de boues tiennent leur nom de leur activité occasionnellement « explosive » et de leur forme de cône miniature. On les trouve essentiellement dans les zones de compressions : Azerbaïdjan, Pakistan, Bangladesh, Myanmar, Trinité-et-Tobago et Barbade. On les trouve également en mer : mer Méditerranée, océan Atlantique, mer Noire et mer Caspienne.

Les « volcans » de Berca en Roumanie

C’est le deuxième site le plus important d’Europe après celui de Bakou en Azerbaïdjan. Cet ensemble comprend quatre groupes de volcans sur 20km de long. Il s’agit de Beciu, Paclele Mici « petit cratère » de 16.5 hectares, Paclele Mari « grand cratère » de 22 hectares et Fierbatoare. Des dizaines de petits cônes se côtoient. Ils émettent du méthane à 95%-98%, d’autres hydrocarbures à 0.1-1.2%, du gaz carbonique à 1.5-2.3%, de l’azote à 0.1-0.6% et un peu de gaz bactériens. Ils libèrent des boues riches en hydrocarbures.  Celle-ci se répand en « coulée » et du « cratère » éclate des bulles d’un diamètre atteignant 50cm.

Inspiré d’un article de J-M Bardintzeff, S. Chermette et N. Choisi pour la revue LAVE.