Les îles Sandwich du Sud ne sont guère connues que des passionnés de volcans, de terres polaires ou de faune sauvage !

Aller découvrir ces volcans actifs quasi-inexplorées, ces îles inhabitées et sauvages et vivre une authentique aventure polaire, c’est le rêve qui m’a poussé à organiser ce voyage en février/mars 2022.

L’exploration de cet archipel volcanique, dont on connaît les éruptions qu’à travers l’interprétation des images satellites et quelques très rare observations historiques, est l’objectif de ce voyage atypique. Nous aurons une attention particulière sur le Mont Michael sur l’île Saunders, puisque les images satellites et les anomalies thermiques détectées laissent penser qu’il pourrait y avoir un lac de lave permanent ou quasi-permanent dans ce cratère !

Accompagné de 3 skippers expérimentés, accoutumés à naviguer dans les eaux antarctiques et d’un bateau adapté à ces régions polaires, notre périple démarrera aux Malouines pour rejoindre la Géorgie du Sud et enfin descendre encore plus aux Sud jusqu’au chapelet des 11 îles des Sandwich. C’est un voyage de 7 semaines ouvert à seulement 8 passagers.

Outre l’île de Saunders, où l’activité du Mt Michael est très importante avec la présence probable d’un lac de lave, le volcan Zavodovski dont la première éruption observée date de 1819, semble avoir connu de nombreuses éruptions historiques dont une récente en 2016. Cette île abrite également la plus grande colonie au monde de manchot à jugulaire avec 700 000 à 1 million d’individus !

Sur l’île Candlemas, le volcan Lucifer Hill présente actuellement une activité fumerolienne persistante.  Des geysers et des piscines chaudes ont également été observés à plusieurs reprises au cours du 20e siècle.

Le mont Belinda, sur l’île Montagu, aurait été en éruption de 2001 à 2007 d’après l’analyse des anomalies thermiques. Durant cette période, une coulée de lave a atteint la côte nord de l’île. Depuis 2010, on observe parfois des anomalies thermiques très localisées et mineures sans doute liées à de l’activité fumerollienne.

L’éruption la plus récente sur l’île de Bristol s’est produite sur le mont Sourabaya en avril-août 2016. Elle a été identifiée par l’imagerie satellite qui a détecté des anomalies thermiques, des panaches d’éruption et deux bras de coulées de lave. La présence de la banquise une bonne partie de l’année rend les observations difficiles.

L’île Bellingshausen est la plus petite île du groupe Thulé du Sud à l’extrémité sud de l’arc insulaire. Sur le flanc sud de l’île, est présent un vaste champ de lave bien conservé. Une éruption s’est produite sur le côté sud de l’île à la fin du 20e siècle où un petit cratère d’explosion s’est formé au sommet entre 1964 et 1986. Des fumerolles actives sont encore présentes sur le bord du cratère sud.

Les montagnes colorées au pied du Caucase

Un massif argileux au pied du Caucase aux couleurs bonbons, rouges et jaunes , est également un témoignage d’un milieu marin passé. On trouve sur ce massif de nombreux fossiles de rostres de bélemnites. L’oxydation et l’érosion des couches argileuses donnent à ce paysage une allure aussi belle qu’originale.

 

Inspiré d’un article de Michèle et Sylvain Chermette et Jacques-Marie Bardintzeff

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L’Azerbaïdjan est considéré comme une terre de feu. De nombreux lieux présentent des mystérieuses flammes mais c’est à Yanardag qu’elles sont les plus impressionnantes.

Yanardag, la montagne de feu

Sur la péninsule d’Absheron, au Nord de Bakou, un dégazage naturel de méthane au pied d’une colline, sur une fracture longue de 5 à 6m, le gaz brûle continuellement produisant des flammes d’un mètre de hauteur environ. Les flammes sont présentes depuis 1958. Non loin de là se trouve actuellement un salon de thé afin de pouvoir profiter de la vue sur le feu éternel.

Inspiré d’un article de Michèle et Sylvain Chermette et Jacques-Marie Bardintzeff

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La réserve de Gobustan

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2007, cette région est caractérisée par un plateau rocheux qui s’élève dans la région semi-désertique du centre de l’Azerbaïdjan. C’est dans le Gobustan, en bord de mer, à 70km au Sud-Ouest de Bakou, que l’on trouve certains des plus importants volcans de boue du pays. Les volcans de boue sont souvent associés aux régions riches en gisements d’hydrocarbures. L’Azerbaïdjan est le vingt-deuxième producteur mondial avec 1,1% de la production. Le pays regroupe près de cinq cents volcans de boue sur son territoire et en mer Caspienne soit près de la moitié des volcans de boue référencés de par le monde.

Le site Akhtarma-Karagag est une colline de boue séchée de plusieurs dizaines de mètres de haut et d’environ un kilomètre de diamètre, au sommet de laquelle plusieurs bouches vomissent des coulées boueuses.

Outre cette curiosité que sont les volcans de boue, la région de Gobustan recèle une collection remarquable de plus de 6000 pétroglyphes datant du paléolithique supérieur au Moyen-Âge. Outre les représentations des femmes claviformes et enceintes, on a une forte représentation de chèvres sauvages, chèvres à courtes cornes, d’onagres, de chevaux sauvages et de sangliers.

Inspiré d’un article de Michèle et Sylvain Chermette et Jacques-Marie Bardintzeff

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Pétroglyphes Azerbaidjan

L’histoire de l’île mystérieuse

Les Polynésiens sont les premiers à s’y installer entre 800 et 1100. Le point culminant de cette civilisation, sculpteurs de moaï, se situerait à la fin du XVIIIème siècle, presque une centaine d’années avant la découverte de l’île par les Européens. Le premier fut l’hollandais Jacob Roggeveh en 1722.  Les nombreux « mystères » de l’île de Pâques ont donné lieu à de nombreuses théories expliquant la décadence de ce peuple, allant de la catastrophe climatique à l’écocide lié à la déforestation (la végétation était luxuriante à l’arrivée des premiers explorateurs et l’île boisée !) en passant par les méfaits des espèces invasives (les rats chiliens se nourrissant des noix de palmiers). L’île de Pâques reste un territoire méconnu. Les escales des navires européens entre 1722 et 1786 ont été très courtes et n’ont donné que des informations assez limitées sur ce peuple de « sauvage » ! Dès 1805, l’île reçut la visite des négriers et des baleiniers puis en 1862, les esclavagistes péruviens vinrent chercher leurs esclaves sur l’île et la population passa très vite de plusieurs milliers d’hommes à quelques centaines, pour n’atteindre que cent onze individus en 1877.

En 1995, l’île a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff, Michèle et Sylvain Chermette.

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Moaï : ces mystérieuses sculptures

La grande majorité des Moaï est issue de la carrière des pentes du volcan Rano Raraku. Ce sont près de 200 moaï de toute taille qui ont été sculptés et souvent extrait des flancs du volcan.

Le tuf volcanique est une roche plutôt tendre et relativement légère que les Rapa Nui ont choisi d’exploiter pour la construction de leurs moaï. En effet, les Rapa Nui n’avaient pas d’outils en fer et ne travaillaient la roche qu’à l’aide d’outils fabriqués dans une pierre plus dure, c’est pourquoi ce tuf se prêtait mieux que d’autres roches à la sculpture. Quelques-uns des moaï ont été taillés dans un basalte beaucoup plus dur.

Le Te Tokanga est la carrière de scories rouges d’où ont été extraits les pukao, la coiffe des moaï. Cette roche tendre et rouge reste lourde. Les pukao pèsent entre 9 et 12 tonnes !

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff, Michèle et Sylvain Chermette.

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La formation de l’île et ses volcans

L’île de Pâques est une île d’origine volcanique liée à un volcanisme de point chaud. Ces traces de point chaud sont au long de la chaîne sous-marine à l’est de l’île avec les volcans éteints Sala y Gomez, San Ambrosino et San Félix. A l’ouest de l’île, on trouve les volcans les plus récents (sous-marins) : les seamounts Moaï, Pukao, Ahu, Umu et Tupa.

Cette île est en fait constituée de trois ensembles volcaniques principaux :

  • Le Kanau Kau (au sud de l’île), formé il y a 940 000 ans. Son altitude est de 341m, et offre un grand cratère de 1.5km de diamètre qui témoigne d’une phase explosive.
  • Le Poiké s’est formé entre 890 000 et 140 000 ans. C’est un volcan basaltique constitué de nombreuses coulées. Un petit cratère d’explosion est présent au sommet, mais le volcan se démarque aussi par la présence de petits dômes de trachyte sur son flanc nord.
  • Terevaka formé entre 300 000 et 200 000 ans. C’est un volcan bouclier (le point culminant de l’île 507m) aux laves essentiellement basaltiques avec quelques cônes satellites dont certains de matériel pyroclastique.

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff, Michèle et Sylvain Chermette.

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Les volcans de Wudalianschi sont sous forme de volcans composites et volcans-boucliers. Ils comptent 7 cycles éruptifs : vers 2Ma ; 1.30-1Ma ; 0.9-0.7Ma ;0.6-0.4Ma ;0.33-0.28Ma ; 0.19-0.17Ma et 1719-1721.

La zone de Wudalianschi compte 14 cônes de scories dont les épanchements de lave fluide ont couvert une superficie de quelques 600km².

Les volcans Laoheishan et Huoshaoshan se trouvent au centre de la zone. Ils ont fait éruption entre 1719-1721. Les laves de ces volcans ont modifié et barré le cours de la rivière Bei. Cela a donné naissance à une chaîne de 5 lacs. Aujourd’hui on trouve dans ce lieu, un musée des volcans. Les fumerolles sulfureuses et les sources thermales sont réputées et sont censées guérir les hémorragies cérébrales, les problèmes circulatoires, la calvitie et les maladies de peau. Des témoignages écrits relatent de l’éruption du XVIII ème siècle notamment par Séménoff et Guo Ke-Yi.

Inspiré d’un article de Philippe Bouysse, paru dans LAVE en 1997.

Retrouvez notre voyage sur-mesure en Chine ici https://80joursvoyages.com/tours/chine-sur-mesure-a-travers-les-parcs-nationaux/

La montagne à la blancheur éternelle c’est-à-dire le Mont Changbaishan, est un stratovolcan qui culmine à 2744m et couvre une surface d’environ 2000 km² dans le Parc National de Changbaishan à Jilin. Ce parc est classé par l’Unesco de « réserve naturelle et géologique nationale » ainsi que de « réserve de biosphère » en 1979.

Cette montagne sacrée, sujet de plusieurs mythes, est prétexte à des pèlerinages par les chinois et les sud-coréens par le versan chinois. Le volcan est frontalier avec la Corée du Nord. Côté coréen il se nomme Mont Paektu et n’en est pas moins sacré. Il serait le lieu de naissance de Kim Il Song grand père de la dinastie des Kim dont est issu l’actuel dirigeant Kim Jong Un.

Sa dernière éruption date de 1903 et depuis 1999, le volcan possède son propre observatoire volcanologique. Le volcan rentre régulièrement en éruption dont entre autres en 1668, 1702, 1898 et 1903. En 2002-2005, il a été observé une augmentation de la déformation, la sismicité ainsi que de la température des sources chaudes et de leur teneur en hydrogène et hélium. La caldeira sommitale fait 4.5km de diamètre et 850m de profondeur. Le fond du cratère du Changbaishan est occupé par le lac Céleste (Tian Chi He en chinois). Il est l’un des lacs de cratère les plus hauts au monde avec une altitude de 2 194m. Le lac Céleste est l’un des lacs les plus profonds de Chine ayant une profondeur moyenne de 204 m.

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff, Philippe Bouysse et Julien Monteillet.

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Les Açores sont des petites îles, mais d’une richesse volcanologique prodigieuse. Elles concentrent quelque 1500 volcans dont 13 stratovolcans.

Le stratovolcan de Sete Cidades

Situé à l’extrême ouest de Sao Miguel, le massif de Sete Cidades culmine à 873m au Pico das Eguas. Ce stratovolcan est surtout connu pour sa large caldeira sommitale de 5km de diamètre et 350m de profondeur. L’émersion du volcan remonte au moins à 250 000 ans. En 5000 ans, le massif a connu 17 éruptions explosives intra caldeira.

Le stratovolcan du Fogo

Situé au centre de l’île Sao Miguel, le Fogo culmine à 947m au Pico do Barrosa. C’est un volcan dont le sommet est découpé par une caldeira d’environ 3km de diamètre, en partie occupée par un lac, le Lagoa do Fogo. Au cours des 5000 dernières années, sept éruptions explosives se sont produites dans la zone sommitale.

Le volcan Furnas

Situé sur l’île de Sao Miguel, le Furnas est un volcan formé de deux larges caldeiras elliptiques, l’une de 7km sur 4km, emboîtée dans une autre plus ancienne de 8 km sur 5km. Depuis 5000 ans, Furnas a été le siège de dix éruptions de nature subplinienne (le volcan projette des cendres à quelques km de hauteur, le panache retombe en général sous son poids et dévaste les flancs du volcan à des km à la ronde). Parmi elles, deux sont historiques : la première se déroula lors de l’arrivée des premiers colons sur Sao Miguel vers 1440, l’autre en 1630.

La montagne du Pico

Situé sur l’île de Pico, ce stratovolcan basaltique culmine à 2350m d’altitude. C’est le sommet des Açores et du Portugal. La nature très fluide des laves émises à partir du sommet de la montagne du Pico contraste avec la forme très pentue de son cône terminal. Ses pentes moyennes sont à 35°. Le volcan du Pico est très actif puisque, depuis 1500 ans, il a connu 22 éruptions dont trois historiques. Les éruptions ont été faiblement explosives.

Remerciement aux travaux de Guy Caniaux, hors-série paru dans LAVE en 2005

L’été 2021, les volcanologues Ludovic Leduc et Alex Molle vont accompagner un voyage aux Açores pour vous permettre de découvrir les richesses volcanologiques de cet archipel.