L’Aragat ou le « Trône d’Ara » est le point culminant de l’Arménie.

Une légende raconte que les montagnes arméniennes étaient d’immenses et robustes frères, qui, chaque matin à l’aube, se réveillaient et enfilaient leur ceinture avant de se saluer. C’est ainsi qu’ils vécurent pendant de nombreuses années. Mais ils prirent de l’âge et commencèrent à se réveiller de plus en plus tard. Un jour après leur réveil, ils oublièrent tout simplement de porter leur ceinture et se saluèrent sans que cela n’ait été un “rituel”. Cela provoqua la colère de Dieu, qui les punirent en transformant les frères en montagnes, leurs ceintures en champs verts et leurs larmes en sources cristallines. Les montagnes sont l’Aragats, les monts Ararat, Sebelan et Sipan.

Une autre légende raconte que le mont Aragats et le mont Masis (le même mont Ararat) étaient deux sœurs aimantes. Mais un jour, elles commencèrent à se disputer pour savoir laquelle des deux était la meilleure, la plus haute et la plus belle. Le Mont Maruta chercha à réconcilier les deux soeurs, mais voyant à quel point ses efforts étaient inutiles, il décida de leur jeter une malédiction pour qu’elles soient séparées et ne se retrouvent plus jamais. Masis décida de maudire Aragats pour qu’elle soit remplie de tristesse et de larmes toute l’année. Aragats maudit également Masis, afin que personne au monde ne puisse jamais en escalader le sommet. Leurs malédictions se réalisèrent, les larmes d’Aragats formèrent un lac sur ses pentes et Masis fut abandonnée.

Sources:

traveltoarmenia.am

armgeo.am

 

Découvrez nos vidéos en Arménie avec Jacques-Marie Bardintzeff :

Le chaudron de vulcain est un site principalement dédié à l’actualité des volcans. Cette mine d’or a aussi pour vocation d’être pédagogique (fiche volcan, vidéo, lexique et bibliographie). George Vitton est la personne derrière ce blog. Il a également publié un livre de photos, Volcans de légende.

 

  • Vous êtes un passionné de volcan, maintenir ce site à jour doit être un travail assez conséquent, comment faites-vous pour vous renseigner et maintenir cette cadence?

Ce n’est pas facile tous les jours. Je prends les infos auprès des sites gouvernementaux, des observatoires volcanologiques et (parfois) des journaux locaux. Il faut compter environ 2 heures pour la rédaction du bulletin. Tous les jours, samedi dimanche compris. Durant les  “temps de vaches maigres” (avec peu d’éruptions), il faut aller chercher vers des volcans peu médiatiques. Le reste du temps, j’arrive à “m’avancer ” durant la soirée…

 

  • Quand est-ce que votre passion pour les volcans a-t-elle débuté?

Je remercie mes parents qui ont toujours mis dans mes mains des LIVRES. Notamment des recueils du “Reader Digest” ou j’ai lu des centaines de fois un article sur l’éruption du Krakatau, dans le détroit de la Sonde. Cela a été mis en sommeil, et cela est remonté vers mes 45 ans. J’allais en vacances à l’époque en Sicile. J’avais trouvé un volcanologue Suisse, Mr Thierry Basset, qui faisait le tour des volcans de Sicile avec des profs de l’Université de Genève. Je les ai rejoint sur l’Etna. Géologues, volcanologues, botanistes, entomologistes… Je suis devenu un buvard, perdu pour le reste du monde.

Descente du Krakatau
Crédit : George Vitton

 

  • Vous avez également publié un livre de photos de volcans «volcans de légende »  où l’on découvre des volcans des quatre coins du monde avec des explications volcanologiques et des légendes autour  des volcans en question. Comment avez eu l’idée ? Quel a été votre expérience d’écrire un livre ? Souhaiteriez-vous sortir un autre livre ?

Si on m’avait dit un jour que je publierai mes photos…. C’est venu d’une discussion. Mon banquier cherchait une idée de cadeau pour ses clients. De fil en aiguille, l’idée d’un bouquin photo est venue. C’est une expérience fabuleuse, de trouver un fil conducteur. Mon ami Jacques Marie Bardintzeff a gentiment rédigé la préface. J’ai découvert les éditions, leurs rotatives… Exceptionnel. Maintenant, un autre livre … pourquoi pas ? Peut-être les mémoires d’un autodidacte face aux volcans ???

 

  • Quels sont vos volcans préférés?

Ben, je ne pense pas qu’il y en ai un… Ils sont tous fabuleux. L’Erta Ale et le Dallol peut-être ? Mais aussi le Klyuchevskoy, Stromboli, le Kawah Ijen, mon cher Krakatau.. Sans oublier le Yasur, le Bembow et sa longue descente… Non, je n’y arrive pas….

 

  • Des nouvelles de vos projets de conférences et/ou d’animation pédagogique?

Cela se résume en peu de mots : COVID  19

 

  • Et pour sortir un peu des volcans, vous vivez dans un moulin?

Notre havre de paix. Ce moulin date d’avant 1600 (les archives ont été brûlées). Il servait à faire de la farine panifiable. Actuellement, il ne produit plus de farine, mais, grâce à sa retenue d’eau, de l’électricité au moyen d’une turbine. Ce système chauffe un ballon d’eau qui permet d’économiser 2,5 tonnes d’équivalent CO2, pour chauffer 3 logements. Lieu à défendre contre les attaques écologistes qui militent pour la continuation hydrologique des rivières. Il faut juste noter que la Teyssonne, qui l’alimente, est à sec chaque année durant 4 mois. Les poissons sont bien heureux de survivre dans la retenue d’eau. Et ce microcosme est (jusqu’à ce jour) l’habitat de 44 espèces d’oiseaux (sédentaires ou non ) que nous avons pu observer, photographier. Donc une nouvelle source de passion: après les volcans, les oiseaux.

L’étang du moulin
Crédit : George Vitton

Découvrez le site web :

Le chaudron de vulcain

La société de volcanologie Genève (suisse) est une association fondée en 1985. Elle a pour but de promouvoir l’étude et la connaissance dans la volcanologie. Elle propose également des rencontres et des conférences. Depuis 1985, il existe un bulletin mensuel.

La SVG a été précurseur pour collecter et partager les informations sur l’actualité volcanique autour du monde, bien avant la démocratisation d’internet.

Les passionnés ont pour habitude de se retrouver tous les deuxième lundi du mois pour une soirée de conférence et de projections d’images des abonnés. Un moment de partage pour les passionnés de volcans et de voyages. Ah oui, on a oublié de préciser, les participants de toutes nationalités sont les bienvenues dans l’association 😉

Découvrez le site internet :

SVG

Professeur d’anglais à la retraite, Claude Grandpey focalise aujourd’hui son attention sur ses deux passions, la volcanologie et la lutte contre le réchauffement climatique. Il est aussi président d’honneur de L’Association Volcanologique Européenne LAVE. Mémoires volcaniques ; Terres de feu, Voyages dans le monde des volcans ; Volcanecdotes ; Glaciers en Péril ; Dans les pas de l’ours sont quelques-uns de ses ouvrages. Volcans et Glaciers est également un blog sur l’actualité volcanique et pédagogique. Claude Grandpey propose également des conférences aussi bien pour promouvoir les connaissances autour de la volcanologie que pour expliquer la problématique du réchauffement climatique.

Couleurs automnales de la toundra
Crédit : Claude Grandpey

 

  • Comment passe-t-on de l’anglais à la volcanologie/climatologie, c’est inhabituel comme parcours?

Ce n’est pas si inhabituel que cela quand on songe que l’anglais est la langue scientifique. Elle ne suffit pas toutefois pour s’ouvrir les portes; j’ai la chance de parler couramment italien et assez bien allemand et espagnol, ce qui permet de se faire comprendre et de s’ouvrir des portes dans pas mal d’endroits. J’ai eu aussi l’immense chance de rencontrer Haroun Tazieff avec lequel j’ai gardé des relations relativement étroites jusqu’à sa mort. Il m’a ouvert pas mal de portes, en Italie surtout.

 

  • Quelle est votre mission au sein de LAVE?

Ma mission est de gérer le service Infolave. Je diffuse chaque semaine un bilan de l’activité volcanique dans le monde. La fréquence de diffusion est plus grande quand un volcan entre en éruption.

 

  • Vous avez eu l’occasion de participer à des expéditions scientifiques. Qu’en avez-vous retiré?

J’ai eu effectivement l’occasion de collaborer avec des observatoires comme celui des volcans d’Hawaii ou celui de Yellowstone. Étant prof d’anglais, je ne suis pas un scientifique diplômé, mais ma pratique de l’anglais et de l’italien et une bonne dose de diplomatie (c’est le plus important) m’ont permis de gagner la confiance de plusieurs organismes scientifiques. Il est toujours gratifiant d’être au contact de scientifiques, d’être conseillé dans l’utilisation du matériel. Peut-être le plus important, on a l’autorisation de pénétrer dans des zones autrement interdites.

 

Grand Prismatic à Yellowstone
Crédit : Claude Grandpey

 

Gerbe de lave à Hawaii
Crédit : Clade Grandpey

 

  • Vos livres sont sur la thématique de la géologie (Glaciers en Péril, Mémoires Volcaniques…) et pourtant votre dernière publication est centrée sur l’ours. Pourquoi ce choix?

J’aime beaucoup l’ours, peut-être parce qu’il correspond un peu à mon tempérament. Et puis, lors de plusieurs voyages en Alaska, j’ai eu l’occasion de l’approcher et de l’observer longuement. Contrairement à certains, je ne me focalise pas à 100% sur les volcans. A mon avis, c’est un grave défaut d’avoir des œillères. Par exemple, en Alaska, on peut observer des volcans comme le Redoubt ou l’Augustine, mais ce serait une erreur de négliger les glaciers, la toundra et toute la faune qui y vit.

Ours et saumon en Alaska
Crédit : Claude Grandpey

 

  • Depuis longtemps vous vous battez contre le réchauffement climatique en contribuant à une meilleure information sur ce sujet (et à lutter contre la désinformation). Or, ce thème très présent dans l’actualité n’évolue que très doucement dans les décisions et les actes, est-ce-que ce n’est pas parfois décourageant ?

Je ne le pense pas. En septembre dernier, j’étais au chevet des glaciers alpins qui fondent vite, mais pas aussi vite que les glaciers et la banquise arctiques. Je suis un privilégié d’avoir pu observer ces deux mondes. Mon rôle est de faire savoir ce qui se passe dans les hautes latitudes. Ce n’est qu’à force de répétition que le clou finira par entrer. Je suis Creusois et le Creusois est têtu; je ne lâcherai pas le morceau de sitôt. Et puis, les événements climatiques extrêmes qui se préparent, l’apparition de virus avec le dégel du permafrost, feront vite prendre conscience de la gravité du réchauffement climatique.

 

  • Envisagez-vous d’écrire un autre livre? Avez-vous des actualités, des conférences etc… ?

Rien de prévu pour le moment et la crise sanitaire avec les librairies fermées, les salons annulés n’encouragent guère dans cette voie. Mais l’inspiration est parfois très rapide chez moi! Je devais faire des conférences dans les prochaines semaines et en 2021, mais je ne suis pas très optimiste. Nous ne sommes pas près de sortir de cette ornière.

 

Découvrez le site internet :

claudegrandpeyvolcansetglaciers

Cette première chronique se doit d’être consacrée aux volcans. Plus précisément que disait-on ou qu’enseignait-on sur ceux-ci, il y a 100 ans soit au début du XX° siècle. Mes références  sont les cours de géologie donnés par le géologue Jules Cornet, professeur de géologie à l’Ecole des Mines du Hainaut de 1897 à 1926. Auparavant Jules Cornet s’était distingué en déterminant l’extension du bassin cuprifère du Katanga, armé seulement d’une paire de jumelles et d’un bloc notes. Comme professeur, il publia différents ouvrages destinés aux élèves en géologie et aux ingénieurs des mines. Celui qui me sert ici, s’intitule “Géologie”, publié en 1910. Il s’adresse particulièrement aux candidats Ingénieurs des Mines.

Les volcans y sont traités dans un chapitre intitulé: “Phénomènes éruptifs”.

Semeru Java Indonésie Crédit : Philippe Thiran

 

Le volcan y est d’abord considéré comme une preuve de l’existence de “matières fondues” sous la croûte terrestre. Il est ensuite défini comme une montagne conique qui s’est construite autour de matériaux projetés. Le sommet de cette montagne est en forme de dépression, appelée cratère. Au fond de celui-ci, apparaît un conduit, appelé cheminée, d’où sortaient les  projections qui devaient provenir de ces masses fondues sous la croûte terrestre.

 

Concernant la provenance de celles-ci, appelées magmas, du latin masse épaisse de consistance pâteuse, deux théories s’affrontaient:

– soit d’un “grand réservoir” de roches liquides, sous l’écorce terrestre,

– soit de “foyers” de roches fondues d’étendue limitée.

Cette dernière avait la préférence de J.Cornet, car comment expliquer autrement les différences de produits éjectés par des volcans voisins?

 

Et quid de l’ascension de magmas dans  la cheminée? On supposait qu’elle était due à des explosions de gaz qui s’étaient dissous dans les magmas, lors de la formation de la Terre.

 

On distinguait alors trois types de volcans:

– “l’ordinaire”, qui débutait par une phase explosive qui commençait  en faisant sauter le bouchon  d’obturation de la cheminée en phase de repos. Cette première phase  se poursuivait par de la sortie de laves via la cheminée, ces laves débordant rarement les bords du cratère. Le Vésuve et l’Etna étaient cités comme exemples.

– “l’explosif”, qui est dominé par les phénomènes explosifs parfois très puissants (le mont Pelé en Martinique, le Krakatau dans les Indes orientales,…) et pour lequel l’écoulement des laves est soit accessoire soit inexistant,

– le “tranquille”, caractérisé par l’absence d’explosions et l’épanchement de laves dont les volcans des Iles Sandwich (Hawaï) : le Kilauea et le Mauna Loa, en étaient un parfait exemple.

Il était aussi question de “montagnes volcaniques” de structure “stratoïde” (les stratovolcans) et ceux dit “homogène ou massif” (les mono volcans), ainsi que d’“éruptions fissurales” qui consistaient en “déluges” de laves, la plupart datant du Tertiaire et ayant donné naissance notamment à ce que nous appelons les  Trapps de Deccan.

 

Semeru Java Indonésie

 

Leur répartition sur le globe terrestre était aussi examinée.

Un premier constat: ils ne sont pas distribués de manière uniforme, mais suivant des “zones de faible largeur et longueur importante”, les dites zones coïncidant avec les grandes “zones de dislocations” de l’ère tertiaire.

Second constat: le bord du Pacifique est jalonné de volcans. Il est appelé “le grand cercle de feu du Pacifique”.

On constate aussi de “grands alignements”, comme celui de la zone atlantique: Islande, Açores, Canaries, îles du Cap Vert, …

 

Quant à la nomenclature des matériaux projetés, elle  est essentiellement qualitative :

Ainsi les bombes volcaniques sont des “paquets de lave” prenant parfois une forme hélicoïdale par rotation dans l’air.

Les scories, aussi des paquets de lave, refroidis à l’air, de forme irrégulière.

Les lapilli, une “grenaille de lave” solidifiée dans l’air.

Les cendres ou “poussières volcaniques”, de la lave finement pulvérisée par les explosions.

 

Enfin, très étonnante compte tenu des moyens de communication de l’époque, est la connaissance de grandes éruptions avec leur date et le volume rejeté:

– l’explosion (cataclysmique) du Tambora sur l’île de Sumbava est renseignée comme ayant eu lieu en 1815 et ayant rejeté un volume de 150 km3 de cendres.

– celle du Krakatau, en 1883, dont 18 km3 de matériaux furent envoyés dans les airs.

 

Pour info, deux anecdotes.

1) Sur quoi s’est basé J. Cornet pour repérer les gîtes de Cuivre au Katanga.

Il avait observé qu’à l’endroit où la population locale exploitait le minerai de Cu qui apparaissait en surface (comme la “Montagne Verte” à Tsumeb), la végétation avait disparu. Il en déduisit la relation avec la présence de cuivre. C’est ainsi que se plaçant sur des points élevés, il repéra les emplacements dénudés. Ce qui par la suite s’est bien avéré comme signalant la présence de minerais de Cu. C’est ce qui arrive aujourd’hui à ceux qui abusent de la bouillie bordelaise,(solution à base de Cu) qui est utilisée comme fongicide pour lutter contre le mildiou. Le sol se sature en Cu (très lentement absorbé) et la végétation dépérit puis disparait.

2) La fécondité scientifique de cette époque dont:

  • le “Photon” et la nature corpusculaire de la lumière par Albert Einstein,
  • le “Quantum d’énergie” et la naissance de la physique quantique par Max Planck,
  • la radioactivité par Marie Curie,
  • la relativité restreinte par A.Einstein.
Rinjani Lombok Crédit : Philippe Thiran

 

Le système volcanique Vestmannaeyjar (îles Vestmann) se compose d’un groupe d’environ 30 x 40 km d’îles volcaniques basaltiques et de cônes sous-marins occupant un plateau peu profond au large de la côte sud de l’Islande. Il a été le site de deux des plus importantes naissances volcaniques du XXe siècle en Islande.

La nouvelle île de Surtsey s’est développée à partir du fond de l’océan et a émergée en 1963 et 1967.

L’île de Heimaey se trouve à 20 km au nord-est de l’île de Surtzey. Elle a été le site d’éruptions dramatiques. Le 23 janvier 1973, le sol s’est fendu et un volcan entre en éruption, l’Eldfell. 5000 habitants ont dû être évacués. Les coulées de laves menacent de détruire le port, ce qui est une véritable menace pour le pays. En 1973, 80% de l’export Islandais est de l’export poissonnier et 1/10 ème se fait à partir de l’archipel de Vestmannaeyjar. Au total 1/3 de la ville sera détruite et une personne périra. Les Islandais reconstruiront petit à petit leurs chez eux.

Découvrez notre voyage en Islande :

Découverte des aurores boreales au coeur du desert

Sources :

  • «In Iceland’s fourteenth volcanic eruption of this century, a mountain is born, and a village fights for its life » de Noel Grove, National Geographic, juillet 1973.
  • Global Volcanism Program

Les îles Sandwich du Sud ne sont guère connues que des passionnés de volcans, de terres polaires ou de faune sauvage !

Aller découvrir ces volcans actifs quasi-inexplorées, ces îles inhabitées et sauvages et vivre une authentique aventure polaire, c’est le rêve qui m’a poussé à organiser ce voyage en février/mars 2022.

L’exploration de cet archipel volcanique, dont on connaît les éruptions qu’à travers l’interprétation des images satellites et quelques très rare observations historiques, est l’objectif de ce voyage atypique. Nous aurons une attention particulière sur le Mont Michael sur l’île Saunders, puisque les images satellites et les anomalies thermiques détectées laissent penser qu’il pourrait y avoir un lac de lave permanent ou quasi-permanent dans ce cratère !

Accompagné de 3 skippers expérimentés, accoutumés à naviguer dans les eaux antarctiques et d’un bateau adapté à ces régions polaires, notre périple démarrera aux Malouines pour rejoindre la Géorgie du Sud et enfin descendre encore plus aux Sud jusqu’au chapelet des 11 îles des Sandwich. C’est un voyage de 7 semaines ouvert à seulement 8 passagers.

Outre l’île de Saunders, où l’activité du Mt Michael est très importante avec la présence probable d’un lac de lave, le volcan Zavodovski dont la première éruption observée date de 1819, semble avoir connu de nombreuses éruptions historiques dont une récente en 2016. Cette île abrite également la plus grande colonie au monde de manchot à jugulaire avec 700 000 à 1 million d’individus !

Sur l’île Candlemas, le volcan Lucifer Hill présente actuellement une activité fumerolienne persistante.  Des geysers et des piscines chaudes ont également été observés à plusieurs reprises au cours du 20e siècle.

Le mont Belinda, sur l’île Montagu, aurait été en éruption de 2001 à 2007 d’après l’analyse des anomalies thermiques. Durant cette période, une coulée de lave a atteint la côte nord de l’île. Depuis 2010, on observe parfois des anomalies thermiques très localisées et mineures sans doute liées à de l’activité fumerollienne.

L’éruption la plus récente sur l’île de Bristol s’est produite sur le mont Sourabaya en avril-août 2016. Elle a été identifiée par l’imagerie satellite qui a détecté des anomalies thermiques, des panaches d’éruption et deux bras de coulées de lave. La présence de la banquise une bonne partie de l’année rend les observations difficiles.

L’île Bellingshausen est la plus petite île du groupe Thulé du Sud à l’extrémité sud de l’arc insulaire. Sur le flanc sud de l’île, est présent un vaste champ de lave bien conservé. Une éruption s’est produite sur le côté sud de l’île à la fin du 20e siècle où un petit cratère d’explosion s’est formé au sommet entre 1964 et 1986. Des fumerolles actives sont encore présentes sur le bord du cratère sud.

Le volcanologue et géologue de renom français, Jacques-Marie Bardintzeff, apparaît dans le documentaire Planète volcan sur France 5 TV.

Retrouvez en replay, Planète Volcan, dans le lien ci-dessous.

https://www.france.tv/france-5/science-grand-format/1987567-planete-volcan.html

plus de details sur :

https://blogs.futura-sciences.com/bardintzeff/2020/10/16/planete-volcan-sur-france-5-tv/#more-6234

Bon visionnage !

L’histoire de l’île mystérieuse

Les Polynésiens sont les premiers à s’y installer entre 800 et 1100. Le point culminant de cette civilisation, sculpteurs de moaï, se situerait à la fin du XVIIIème siècle, presque une centaine d’années avant la découverte de l’île par les Européens. Le premier fut l’hollandais Jacob Roggeveh en 1722.  Les nombreux « mystères » de l’île de Pâques ont donné lieu à de nombreuses théories expliquant la décadence de ce peuple, allant de la catastrophe climatique à l’écocide lié à la déforestation (la végétation était luxuriante à l’arrivée des premiers explorateurs et l’île boisée !) en passant par les méfaits des espèces invasives (les rats chiliens se nourrissant des noix de palmiers). L’île de Pâques reste un territoire méconnu. Les escales des navires européens entre 1722 et 1786 ont été très courtes et n’ont donné que des informations assez limitées sur ce peuple de « sauvage » ! Dès 1805, l’île reçut la visite des négriers et des baleiniers puis en 1862, les esclavagistes péruviens vinrent chercher leurs esclaves sur l’île et la population passa très vite de plusieurs milliers d’hommes à quelques centaines, pour n’atteindre que cent onze individus en 1877.

En 1995, l’île a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff, Michèle et Sylvain Chermette.

Nos voyages au Chili : https://80joursvoyages.com/tour-category/chili/

Moaï : ces mystérieuses sculptures

La grande majorité des Moaï est issue de la carrière des pentes du volcan Rano Raraku. Ce sont près de 200 moaï de toute taille qui ont été sculptés et souvent extrait des flancs du volcan.

Le tuf volcanique est une roche plutôt tendre et relativement légère que les Rapa Nui ont choisi d’exploiter pour la construction de leurs moaï. En effet, les Rapa Nui n’avaient pas d’outils en fer et ne travaillaient la roche qu’à l’aide d’outils fabriqués dans une pierre plus dure, c’est pourquoi ce tuf se prêtait mieux que d’autres roches à la sculpture. Quelques-uns des moaï ont été taillés dans un basalte beaucoup plus dur.

Le Te Tokanga est la carrière de scories rouges d’où ont été extraits les pukao, la coiffe des moaï. Cette roche tendre et rouge reste lourde. Les pukao pèsent entre 9 et 12 tonnes !

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff, Michèle et Sylvain Chermette.

Nos voyages au Chili : https://80joursvoyages.com/tour-category/chili/