A 1400km du continent européen et 1900km du continent nord-américain, dans le nord-est de l’Atlantique se trouve l’archipel des Açores, 9 îles appartenant au Portugal.  Ces îles forment trois groupes distincts, au nord-ouest se trouvent les îles Corvo et Flores, au sud est Sao Miguel, Santa Maria, les îles Formigas et entre ces deux groupes, les îles de Graciosa, Terceira, Sao Jorge, Faial et Pico.  L’île la plus vaste est Sao Miguel avec 744km² et la plus petite est Corvo avec 17km².  L’archipel a un fort relief, les sommets dépassent souvent 1000m. Le plus haut sommet est dans l’île de Pico, le Pico Pequeno avec 2350m.

Les Açores comptent une population de 245 000 habitants. C’est une région autonome du Portugal depuis 1976.

Le plateau des Açores est une structure à la tectonique complexe car située à la jonction de trois plaques lithosphériques : la plaque nord-africaine au sud-est, la plaque eurasiatique au nord-est, et la plaque américaine à l’ouest. Compte tenu de son environnement géotectonique, le plateau des Açores connaît une activité sismique intense. Depuis l’installation de réseaux de sismographes aux Açores vers 1950, le séisme le plus important enregistré fut celui du 1er janvier 1980 qui atteignit 7.2 sur l’échelle de Richter. L’activité sismique associé au volcanique est comparativement beaucoup plus rare. La dernière grande crise d’origine sismo-volcanique eut lieu entre le 12 et le 14 mai 1958, lors de l’éruption du volcan du Capelinhos sur l’île de Faial, où 400 secousses furent ressenties par la population.

Remerciement aux travaux de Guy Caniaux, hors-série paru dans LAVE en 2005

L’été 2021, les volcanologues Ludovic Leduc et Alex Molle vont accompagner un voyage aux Açores pour vous permettre de découvrir les richesses volcanologiques de cet archipel.

Les volcans du Nicaragua y sont nombreux mais relativement peu élevés. Le plus haut d’entre eux est le San Cristobal qui culmine à 1745 m. Ces volcans sont régulièrement actifs, les derniers en dates sont le Masaya, le Telica et le Momotombo.

Le lac de lave du Masaya

Le Masaya culmine à 635m d’altitude. Le centre de l‘édifice comporte une vaste caldeira de 6x11km entourée de falaises d’une hauteur de 300 mètres. On y trouve à l’intérieur une douzaine de petits cônes percés d’un cratère, actif à tour de rôle. Le cratère de Santiago (450m de diamètre) abrite depuis 11 décembre 2015 un petit lac de lave d’une taille estimée à 40×30 m situé à une profondeur de 250m. A ce jour, le lac est encore présent mais bien plus profond. Les lacs de lave restent exceptionnels dans le monde.

Telica et Momotombo

La dernière activité du Telica a eu lieu entre le 23 septembre 2015 et le 8 mai 2016 avec un panache éruptif allant à une hauteur de 600 mètres. Le Momotombo a un cône qui culmine à 1297 mètres. Son petit frère, le Momotombito a fait une éruption majeure en 1609-1610, qui associée à un séisme, a détruit la ville de Leon Viejo.

La naissance du Cerro negro

La « colline noire » est formé par l’accumulation de bombes, lapillis et cendres. Ce volcan est né en 1850 et le cône basaltique mesure aujourd’hui environ 250 mètres de haut, soit une altitude de 728 mètres.  Observer la naissance d’un volcan reste quelque chose de très rare dans les temps historiques.

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff et Sylvain Chermette paru dans L.A.V.E

Lac de lave Masaya Nicaragua
Volcan Telica Nicaragua
Cerro Negro Nicaragua