Au cœur d’une caldeira de 134 km, le massif d’Idjen Merapi est formé de trois volcans : le Raung, le Merapi et le Kawah Ijen, le cratère vert, qui culmine à 2 400 m. Ce volcan se dressant au-dessus d’un lac sulfureux de couleur turquoise, est le principal centre d’exploitation de soufre de toute l’Indonésie. Celui-ci sert entre autres, au raffinage du sucre. Sur ses pentes, des hommes qui, pour quelques milliers de roupies parcourent 20 km par jour avec 80 kg de soufre sur le dos. Médiatisé par Nicolas Hulots et les époux Kraft, il est connu par les français.

Sources :

Indonésie, Lonely Planet 3ème édition

Indonésie, Le guide du routard 2005-2006

Le Soputan est l’un des volcans les plus actifs de l’île de Célèbes en Indonésie. Le volcan appartient à la province de Sulwasi du Nord, une région riche en histoire. Pont naturel jusqu’aux Philippines, elle fut le passage des mouvements migratoires et culturels entre l’Indonésie et le Nord. Les trois grands groupes ethniques du nord de Sulawesi sont les Minahasa, les Gorontalo et les Sangir.

Les Minahasas ne furent jamais dominés par une dynastie, en revanche les Hollandais aux milieu XVII ème siècle ont dominé cette région pendant plus de trois siècles. Malgré des relations souvent peu cordiales avec les Hollandais, et en dépit du fait que la région ne fut entièrement soumise qu’en 1870, les Hollandais et les Minahasa devinrent si proches que le Nord était souvent qualifié de « douzième province des Pays-Bas ». Le christianisme devint une force importante au début des années 1820. Le néerlandais est toujours beaucoup parlé chez les gens d’un certain âge et les familles aisées de cette région.

Source :

Indonésie, Lonely Planet 3ème édition

La plupart des habitants du cratère du volcan peuvent faire remonter leur ascendance à un excentrique duc français qui a fait de Fogo sa maison dans les années 1870. Il a eu au moins 11 enfants et on compte aujourd’hui 300 descendants aux États-Unis.

François Louis Armand Montrond était en route pour le Brésil lorsqu’il est arrivé au Cap-Vert en 1872, il est resté vivre dans la partie de l’île qu’il préfère, près du volcan. Ayant eu une formation en ingénierie et en médecine, il a supervisé la construction d’une route de Sao Filipe à Mosteiros et a creusé des puits, dont certains sont encore utilisés aujourd’hui. Il a également importé des herbes médicinales et, dit-on, les vignes qui ont donné le coup d’envoi de la production de vin sur les pentes du volcan.

Source :

Cap Verde, Bradt 5ème edition

 

 

L’île volcanique légendaire se trouve à Sumatra Sud en Indonésie. Resté assoupi pendant des siècles, le Krakatau fût à l’origine d’un gigantesque cataclysme en 1883 : l’éruption d’une violence inouïe pulvérisa le massif initial et expulsa des tonnes de matière pour former une caldeira sous-marine de 40 km². En s’y engouffrant, la mer provoqua des tsunamis dont les vagues de plus de 30 m de hauteur dévastèrent les côtes et firent plus de 35 000 victimes.

L’éruption fut entendue jusqu’au Sri Lanka et à Sydney. L’énorme panache de cendres volcaniques projetées dans l’atmosphère engendra des couchers de soleil rougeoyant tout autour de la planète, et ce durant 3 ans.

Entre 1893 et 1910, l’artiste norvégien Edward Munch créa en quatre versions différentes « Le Cri », l’une des peintures les plus célèbres au monde. La peinture représente le visage d’un homme qui se tient la tête, horrifié, avec à l’arrière-plan un ciel où dominent les couleurs jaune et orange.

Le ciel aux teintes orangées sont interprétés comme une métaphore de l’angoisse mentale. En 2004, les astronomes américains émirent l’hypothèse selon laquelle Munch avait peint un ciel fortement coloré par les particules émises par l’éruption volcanique du Krakatoa en 1883.

Mais suite à l’observation de nuages nacrés dans le sud-est de la Norvège, des scientifiques émirent une seconde hypothèse en 2017, selon laquelle Edward Munch s’était inspiré des nuages qui se forment parfois dans des zones froides de haute altitude. Le tableau représenterait des nuages « de nacre » que l’on observe parfois au-dessus de la ville d’Oslo. Selon les chercheurs, une éruption volcanique ne produit pas des nuages en forme de «vague» comme ceux de l’œuvre de Munch. De plus, les couchers de soleil colorés produits par une éruption volcanique sont en général présents pendant plusieurs années après un tel événement, alors que le visage horrifié du tableau de Munch traduit une expérience ponctuelle.

Sources :

Indonésie, Bibliothèque du voyageur Gallimard, 2019

claudegrandpeyvolcansetglaciers.com

Selon les souvenirs de chacun, le sable rappelle des plages en bord de mers ou de lacs, des dunes à l’arrière de plages, des déserts et leurs dunes, des sablières voire des chantiers de construction. Quant à collectionner des sables, les motivations sont diverses: souvenirs de lieux de vacances, témoins des plages ou des dunes  d’une région ou d’un pays, création d’une palette de couleurs de nuances infinies, observation et étude du contenu minéral et/ou organique.

L’origine du sable a été expliquée dans la chronique 4. On en déduit que le sable peut se définir comme un assemblage meuble de fragments de roches, de minéraux et d’organismes vivants fossilisés. Ces fragments sont appelés grains. En tant que matériau, le sable est défini par la granulométrie de ses grains qui est comprise entre 2 et 0,063 mm (voir note 1). Au-dessus de 2 mm, on parle de graviers, puis de galets et de blocs; en dessous de 0,063 mm, de limon et d’argile. A partir de cette définition, les arénophiles considèrent que, parmi les éjectas des volcans, ceux appelés cendres dont la fraction dite sableuse a une granulométrie similaire, font aussi partie des sables de collection. (voir note 2)

Les dépôts de sable se rencontrent principalement aux bords et sur les fonds des mers et océans, et dans les déserts sous forme de dunes principalement. Ils se rencontrent aussi sur les rives des lacs et des rivières, dans le lit de celles-ci, dans certaines carrières (les sablières), dans les stériles miniers et les régions volcaniques. Deux modes de transport créent ces dépôts: l’hydraulique par les cours d’eau et les courants marins, et l’éolien par le vent. Le transport peut atteindre des milliers de km. Il altère la forme et l’aspect des grains. Ainsi selon la distance et le mode de transport, les grains seront d’une part, anguleux, émoussés (partiellement usés) ou arrondis, et d’autre part, mats ou brillants. Un grain arrondi et mat sera toujours la preuve d’un transport éolien, tandis que les autres formes et aspects le seront d’un transport hydraulique. Dans les deux modes, le degré d’usure augmente avec la distance et la brillance des grains de plage avec les mouvements successifs des courants marins.

Le contenu des sables est très varié. Ainsi, sur une plage en bord de mer, on trouvera ici des fragments de roches et de minéraux, là des débris de coquillages, ailleurs un mélange des deux. On trouvera également des morceaux de coraux, de bryosoaires, d’organes d’invertébrés comme des antennes de crustacés, des squelettes d’éponges ou spicules, des piquants d’oursins ou radioles et surtout des organismes unicellulaires entiers: les foraminifères. Se rencontrent également des morceaux de verres  colorés, plus ou moins polis, des billes de peintures réfléchissantes utilisées pour le marquage routier et autres déchets solides. En outre, le contenu peut varier au gré des saisons, notamment en fonction des courants marins.

La photo 1 montre un sable de plage formé de minéraux et la 2 de fragments polis de coraux et d’autres invertébrés (gastéropodes et bivalves).

 

Image 1 : sable de plage détritique Photo et coll. Ph. Thiran

 

Image 2 : sable de plage organique Photo et coll. Ph. Thiran

 

Dans les rivières par contre, le contenu sera entièrement minéral et les dunes des déserts ne contiendront que du quartz.

Un sable de rivière, aux grains anguleux, est illustré sur la photo 3 et un sable  de dune de désert, aux grains arrondis et mats, sur la photo 4.

 

Image 3 : sable de rivière Photo et coll. Ph. Thiran

 

Image 4 : sable de dune de désert Photo et coll. Ph. Thiran

 

Quels sont les minéraux susceptibles de se retrouver dans les sables?

Ce sont des minéraux qui résistent à l’abrasion par leur dureté, à la décomposition par l’eau et les acides faibles par leur composition. Ce sont donc les minéraux durs qui ont le plus de chance de se retrouver dans les sables. Exception faite toutefois pour les micas, groupe de minéraux tendres, trouvés le plus souvent dans les cours d’eau. Par ordre de fréquence décroissante, citons le quartz qui constitue souvent plus de 90% du contenu minéral. Ensuite les minéraux lourds comme la magnétite et les grenats, et, malgré leur légèreté, les micas blancs et noirs. Puis d’autres minéraux lourds comme les béryls, les spinelles et les zircons.

La photo 5 montre un sable à grenats roses, à magnétite noire et saphirs bleus.

 

Image 5 : sable de plage à minéraux lourds Photo et coll. Ph. Thiran

 

Quant au contenu organique, l’intérêt se porte principalement sur les foraminifères que l’on trouve entiers dans les sables marins du monde entier, grâce à leur petite taille et à la bonne conservation de leur test. Il en existe plusieurs milliers d’espèces avec une diversité infinie de forme. C’est donc un plaisir pour les arénophiles de les observer et les collectionner. Etant donné leur existence en continu depuis environ 500 millions d’années, ils constituent des repères stratigraphiques de choix pour les géologues.

Des foraminifères, appelés numulites, sont montrés sur un sable de plage à la photo 6.

 

Image 6 : sable de plage à foraminifères Photo et coll. Ph. Thiran

 

Quelques plages sont devenues célèbres grâce au contenu de leur sable, comme:

– plages de Vendée tapissées de divers types de grenats dans les tons roses, oranges et rouges, parmi lesquels se cachent des saphirs bleus,

– plages de l’île d’Elbe couvertes d’hématites et de magnétites noires,

– plages d’Hawaï, couvertes d’olivines jaune-vert translucides, dont une de Big Island est illustrée sur la photo 7,

– plages des îles de l’archipel d’Okinawa où s’étalent des foraminifères étoilés dits “Stars Sands” que s’arrachent les collectionneurs.

 

Image 7 : sable de plage à olivine Photo et coll. Ph. Thiran

 

Certains cours d’eau d’Auvergne charrient des minéraux lourds dont des béryls, des corindons et des zircons. Celui de la photo 8 charrie notamment des zircons, grains brillants rouges et brun-clair.

 

Image 8 : sable de rivière à minéraux lourds Photo et coll. Ph. Thiran

 

Les sables recueillis sur les fonds marins sont étonnamment riches en invertébrés fossilisés, bien souvent complets qu’il s’agissent de bivalves ou de gastéropodes, et en foraminifères variés. Un de ces sables est illustré sur la photo 9.

 

Image 9 : sable de fond marin Photo et coll. Ph. Thiran

 

Quant à l’intérêt de collectionner des sables, diverses motivations sont évoquées au début de cette chronique.

En outre, l’amateur de minéraux et/ou de fossiles peut ainsi se constituer une collection peu encombrante mais limitée quant au nombre de différents éléments  et qui nécessite l’usage d’un microscope binoculaire pour l’observation.

 

Note 1 – Erratum Chronique #4 – le Cycle Géologique du Sable. Concernant la granulométrie des grains, il convient de lire que celle-ci est comprise entre 0,063 et non 0,63 et 2 mm.

Note 2 – Référence: Volcanologie, par Jacques-Marie Bardintzeff, 6° édition, chapitre 8 : Granulométrie des retombées.

Note 3 – les sables ont été photographiés par l’auteur de cet article et font partie de sa collection personnelle. Le grossissement des grains est compris entre 15 et 20.

 

Sources bibliographiques:

  • Le Sable et ses mystères, par J. Lapaire et P. Melville, 2012.
  • Le Cahier des Micromonteurs-Spécial Sables, n° 104, 02/2009.
  • Atlas des Sables, volume 1 et 2, par J. Lapaire, 2017 et 2020.

 

La minéralogie comme la volcanologie sont des sciences qui évoluent avec le temps au fur et à mesure de l’avancée de la recherche et des connaissances. Ce qui est vrai à un instant T peut être remis en cause le lendemain.

Philippe Thiran, l’auteur de ce post, se tient à disposition de ceux qui voudraient échanger à propos des notions géologiques présentées. Vous pouvez nous contacter pour avoir ses coordonnées personnelles.

 

 

 

Avant 1991, le stratovolcan philippin était peu connu. En effet, il n’avait pas eu d’éruption historique. La forêt avait envahi ses flancs. L’éruption de 1991 a cependant fait parler de lui. C’est une éruption majeure des temps historiques. L’éjection d’un volume considérable de téphra a produit de larges nués ardentes qui ont dévasté les flancs du volcan. Dès lors le volcan amputé de son sommet et creusé d’une caldeira a permis de mettre en place un lac de cratère d’une largeur de 2.5 km au sommet de sa caldeira. La formation de la caldeira a réduit la taille du volcan de 300 m. Son altitude est aujourd’hui à 1486 m.

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Pinatubo Philippines

Source : Global Volcanism Program

 

 

Au nord-est de l’Ethiopie, se trouve la dépression du Danakil, connu pour son désert, son volcan bouclier l’Erta Ale, l’extraction de sel et son peuple semi nomade, les Afar.

Les Afar parlent le Afar-Af, langue d’origine couchitique. Ils professent la religion islamique mais gardent une certaine liberté par rapport aux préceptes religieux. Ils portent des amulettes avec des extraits du Coran tout en croyant aux démons et aux esprits maléfiques.

C’est un peuple sans écriture. La tradition orale occupe une place centrale dans la transmission du savoir et de la culture. Le horra est un chant de guerre accompagné de danses réservées aux hommes. On y exalte l’univers du guerrier, le culte du héros, la bravoure.

Sources :

Découverte Ethiopie, Guides Olizane

Ethiopie, Petit Futé

Les astronomes bénéficient d’une vue sans nuage depuis l’avion, ils sont dans la stratosphère. En dessous d’eux, se trouvent 85 % de l’atmosphère terrestre et presque toute la vapeur d’eau – des molécules qui absorbent et dispersent la lumière du soleil, en particulier l’infrarouge. Le nom du projet : APEQS flight expedition signifie “photographie aérienne de l’éclipse du soleil tranquille”. Tranquille parce que cette année, le soleil se rapproche du minimum dans son cycle de 11 ans d’activité des taches solaires. Onze organismes de recherche ont fait équipe avec National Geographic.

Le matériel cloué au sol de l’avion, une préparation de plusieurs mois, un calcul pour voir l’éclipse le plus longtemps possible sont mis en place pour l’étude de l’éclipse.

Certains scientifiques travaillent sur la luminescence, une très faible luminescence de la haute atmosphère très difficile à observer pendant la journée. Ils se sont tachés à mesurer le rôle des atomes de sodium dans cette lueur. La luminosité de la lueur de sodium pourrait indiquer la nature des réactions chimiques dans l’inosphère, une région vitale pour les communications radio. D’autres scientifiques ont prévu d’enregistrer le spectre d’une bande étroite de la couronne solaire. Les mesures de la photographie résultante devaient permettre de déterminer la densité des électrons libres près du soleil par rapport à la quantité de poussière interplanétaire. L’astronaute Scott Carpenter devait observer les effets de faibles luminosités du ciel tels qu’ils peuvent être vus par les voyageurs de l’espace.

Eclipse solaire en Indonésie 2016

L’expédition a été un succès gratifiant. Ce succès comprend les données du physicien sur le rayonnement infrarouge dans des gammes jamais enregistrées auparavant, données qui pourraient ouvrir des connaissances sur la haute atmosphère du soleil. L’expédition a démontré qu’un gros avion à réaction peut servir admirablement de plateforme stable en altitude – un observatoire stratosphérique. Le pilote automatique a maintenu le bout des ailes à l’horizontale avec une déviation ne dépassant pas un quart de degré pendant la période critique et le tangage longitudinal était encore plus faible.

 

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Eclipse solaire Indonésie 2016

 

Source :

The Solar Eclipse from a jet de Wolfgang B. Klemperer, National Geographic, Novembre 1963

Le mont Ibu est un volcan Indonésien situé sur l’île reculée d’Halmahera. Bien que le volcan produit de belles éruptions stromboliennes qui laissent le voyageur en émerveillement, l’île reste méconnue du grand public. En effet, l’île reste difficile d’accès car son intérieur est densément boisé, et elle n’est pas correctement cartographiée.

Halmahera et les Moluques du Nord regorgent de somptueux paysage sauvage, où la jungle encore intacte abrite quelques tribus. Plusieurs villages de Halmahera ne sont accessibles que par bateau mais le mont Ibu est situé dans la région peuplée du nord.

Source :

itinari.com

Au Nord Est du Wyoming, proche de la rivière, la Belle Fourche, se trouve Devils Tower. Cette formation géologique contenant des orgues phonolithiques culmine à 390 m de hauteur. Ce relief volcanique s’est formé il y a des millions d’années.

Les géologues savent que c’est une intrusion de magma dans ou entre d’autres types de roches qui a formé la tour. Certains pensent que l’érosion aurait emporté la roche sédimentaire plus tendre pour finalement exposer la tour. D’autres scientifiques pensent même que la tour provient d’un volcan éteint, bien qu’il n’y ait aucune autre preuve d’activité volcanique dans la région. Les forces naturelles continuent de façonner la Devils Tower, car le vent et l’eau continuent d’éroder le pilier.

Plus de 20 tribus amérindiennes ont eu des liens culturels importants avec Devils Tower, parmi lesquelles les Lakotas, les Blackfeets, les Crows et les Arapahos du Nord.

Une légende amérindienne raconte que des jeunes filles furent prises en chasse par un ours. Elles décidèrent de monter la paroi rocheuse, l’ours essaya de grimper et raya la tour. Le grand esprit sauva les jeunes amérindiennes en les faisant atteindre le ciel. Elles devinrent des étoiles.

 

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Sources:

Wyoming, High, Wide and Windy de David S. Boyer, National Geographic avril 1966.

yellowstonepark.com

planet-terre.ens-lyon.fr