Moaï : ces mystérieuses sculptures

La grande majorité des Moaï est issue de la carrière des pentes du volcan Rano Raraku. Ce sont près de 200 moaï de toute taille qui ont été sculptés et souvent extrait des flancs du volcan.

Le tuf volcanique est une roche plutôt tendre et relativement légère que les Rapa Nui ont choisi d’exploiter pour la construction de leurs moaï. En effet, les Rapa Nui n’avaient pas d’outils en fer et ne travaillaient la roche qu’à l’aide d’outils fabriqués dans une pierre plus dure, c’est pourquoi ce tuf se prêtait mieux que d’autres roches à la sculpture. Quelques-uns des moaï ont été taillés dans un basalte beaucoup plus dur.

Le Te Tokanga est la carrière de scories rouges d’où ont été extraits les pukao, la coiffe des moaï. Cette roche tendre et rouge reste lourde. Les pukao pèsent entre 9 et 12 tonnes !

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff, Michèle et Sylvain Chermette.

Nos voyages au Chili : https://80joursvoyages.com/tour-category/chili/

La formation de l’île et ses volcans

L’île de Pâques est une île d’origine volcanique liée à un volcanisme de point chaud. Ces traces de point chaud sont au long de la chaîne sous-marine à l’est de l’île avec les volcans éteints Sala y Gomez, San Ambrosino et San Félix. A l’ouest de l’île, on trouve les volcans les plus récents (sous-marins) : les seamounts Moaï, Pukao, Ahu, Umu et Tupa.

Cette île est en fait constituée de trois ensembles volcaniques principaux :

  • Le Kanau Kau (au sud de l’île), formé il y a 940 000 ans. Son altitude est de 341m, et offre un grand cratère de 1.5km de diamètre qui témoigne d’une phase explosive.
  • Le Poiké s’est formé entre 890 000 et 140 000 ans. C’est un volcan basaltique constitué de nombreuses coulées. Un petit cratère d’explosion est présent au sommet, mais le volcan se démarque aussi par la présence de petits dômes de trachyte sur son flanc nord.
  • Terevaka formé entre 300 000 et 200 000 ans. C’est un volcan bouclier (le point culminant de l’île 507m) aux laves essentiellement basaltiques avec quelques cônes satellites dont certains de matériel pyroclastique.

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff, Michèle et Sylvain Chermette.

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Le complexe volcanique Altiplano-Puna couvre 50 000km² entre l’Altiplano bolivien et le bassin de l’Atacama Chilien. On y trouve de nombreux trésors géologiques notamment le volcan Licancabur, Laguna Verde et Blanca, le volcan Lascar et le Salar de Tara.
Le volcan Licancabur (Bolivie-Chili), Laguna Verde et Laguna Blanca (Bolivie)
Le Licancabur est un strato-volcan culminant à 5916m. Ce volcan a émis dans le passé des écoulements pyroclastiques (jusqu’à 12km) et des coulées de lave (jusqu’à 15km). Un petit lac occupe le cratère sommital large de 400m. Il est considéré comme un des plus hauts du monde. Au pied du volcan se trouve les lacs de Laguna Verde et Laguna Blanca. Le lac salé de Laguna Verde est de couleur verte dû aux sédiments chargés en cuivre. Quand au Laguna Blanca, sa couleur blanche est causée par sa forte concentration en minéraux.
Le volcan Lascar (Chili)
Le volcan Lascar culmine à 5592m et entre régulièrement en éruption (2005, 2006, 2007, 2013, 2015). En 1993, son éruption avait un VEI de 4. Les panaches montaient à 23km de hauteur et étaient associés à des nuées ardentes. Des cendres sont retombées sur Buenos Aires en Argentine. Il est l’un des volcans les plus actifs du pays.
Les formations érodées du Salar de Tara
A 130 km de San Pedro d’Atacama se trouve le Salar de Tara. On y observe à proximité de très belles formations volcaniques, les Monjes de la Pacana (Guardian de Tara) et les Cathédrales de Tara.
Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff et Sylvain Chermette.
Le complexe volcanique Altiplano-Puna couvre 50 000km² entre l’Altiplano bolivien et le bassin de l’Atacama Chilien. On y trouve de nombreux trésors géologiques notamment le laguna Colorada avec son volcan, le volcan Ollagüe et les geysers de Sol de Mañana et d’El Tatio.
La laguna Colorada et le volcan laguna Colorada
C’est les sédiments rouges et la pigmentation de certaines algues qui font que le lac salé est rouge. Le volcan bouclier Laguna Colorada a été mis en place lors d’une importante activité effusive.
Le volcan Ollagüe
Le volcan Ollagüe se trouve entre la Bolivie et le Chili et culmine à 5868m. C’est un strato-volcan dont on ne connait pas d’éruption, sauf peut être en 1903. Il est en revanche le siège d’une importante activité fumerolienne. Le souffre était exploité, mais il semblerait que ceci a cessé depuis une vingtaine d’années.
Les geysers de Sol de Mañana (Bolivie) et d’El Tatio (Chili)
Le champ de geysers de Sol de Mañana se trouve au sud de la Laguna Colorada. La zone principale des manifestations géothermales couvre une surface de 10km² sur un total de 120 km². Son altitude est entre 4800 et 5000m. Il y a de nombreux solfatares et autres mares de boue en ébullition.
Le champ de geysers El Tatio se situe au Nord du Chili à l’altitude 4320m. C’est le 3ème plus grand champ de geysers du monde après ceux de Yellowstone et du Kamtchatka. La plupart des sources atteignent 86°c.  Dans les années 70, la mine de cuivre de Chuquicamata et la ville de Calama exploitait cette chaleur géothermique afin d’être alimenté en électricité.
Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff et Sylvain Chermette.
Volcanisme andin et complexe volcanique Altiplano-Puna
Le complexe volcanique Altiplano-Puna couvre 50 000km² entre l’Altiplano bolivien et le bassin de l’Atacama Chilien. Il s’est formé par la subduction de la plaque de Nazca sous la plaque sud-américaine. C’est à la fin du Miocène (10,4 millions d’années) que de larges caldeiras ont été formés. L’activité géothermique actuelle et la récente déformation du sol au volcan Uturunku indiquent qu’il y a encore de l’activité. On y trouve de nombreux trésors géologiques notamment le volcan Tunupa, le salar d’Uyuni mais également le salar de Coipasa et le volcan Pucarani.
Le volcan Tunupa et le salar d’Uyuni en Bolivie
Le Tunupa est un volcan éteint culminant à 5432m et surplombant le Salar d’Uyuni. Le Salar d’Uyuni est d’une altitude de 3658 m et d’environ 150km de large. C’est la plus grande étendue de sel du monde et résulte d’un assèchement du grand lac préhistorique Tauca. Son épaisseur totale est de 120 m qui est exploité localement. On y trouve sur les flancs du volcan le cimetière de Chullpas qui renferme 7 momies.
Le salar de Coipasa dominé par le volcan Pucarani (Bolivie)
Le désert de sel de Coipasa est le second plus grand salar du pays et occupe 2218km² à une altitude de 3657 km. Il résulte également de l’assèchement du grand lac préhistorique Tauca. Culminant à 4910m, le volcan Pucarani surplombe le salar de Coipasa.
Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff et Sylvain Chermette.
Salar d’Uyuni en Bolivie

Après 2 semaines d’accompagnement d’un groupe 80 Jours Voyages en Bolivie et Chili, Sylvain Chermette est resté quelques jours supplémentaires pour tenter l’ascension du volcan Aucanquilcha au Chili.

Ce stratovolcan de 6176 m de hauteur n’a connu aucune éruption dans les temps historiques. Il s’est formé en plusieurs phases durant plus de 11 millions d’années d’activité. On y trouve, dans la zone proche du sommet, d’importants dépôts de soufre exploité de 1913 à 1994 dans une mine à 5950m de hauteur.

Elle est considérée comme la plus haute mine du monde et ses habitants, les mineurs, ont été recensés en 1986 comme les habitants les plus hauts de la planète. Les études physiologiques sur les mineurs Aymara ont montré qu’ils faisaient moins d’hyperventilation et ont un taux de globules rouges plus élevé que les habitants des zones inférieures. Sylvain Chermette n’étant pas aussi bien acclimaté à l’altitude résume son ascension par soufre, souffre et souffle. Cette ascension risque de rester son « toit du monde » personnel.

Inspiré d’un article de Sylvain Chermette.

Le volcan Licancabur qui surplombe San Pedro d’Atacama est frontalier avec la Bolivie. C’est l’un des volcans sacrés de la région. Il culmine à 5960m mais l’ascension se fait le plus souvent par le côté Bolivien, plus accessible. En fin de journée le volcan est éclairé par le soleil couchant.

A découvrir lors de nos séjours à la demande au Chili

Comme nous l’apprend Claude Granpey sur son blog, l’activité du volcan Copahue, au Chili, continue et le niveau d’alerte est passé à orange. Une zone de sécurité de 3 kilomètres a été mise en place autour du volcan, sans pour autant impliquer d’évacuations. Le nombre de petites explosions ne cesse d’augmenter, et les derniers rapports prédisent une forte “probabilité d’événements éruptifs mineurs.”