Envie de regarder des vidéos pédagogiques sur les volcans ? Lire des articles sur la géologie ou tout simplement de voyager en regardant des photos de nature et de volcan ? Retrouvez 80 Jours Voyages sur les Réseaux Sociaux !

Depuis plus d’un an, Mélanie fait partie de l’équipe 80 Jours Voyages et a pour mission, entre autres, d’animer les réseaux sociaux.

 

Plus de 15 vidéos ont été mises en ligne sur la page Youtube.

L’agence de voyage vous propose de regarder des vidéos pédagogiques présentées par le volcanologue Jacques-Marie Bardintzeff. Partez au Kazakhstan, en Arménie et dernièrement en Italie afin d’en savoir plus sur ses trésors naturels.

80 Jours Voyages vous propose également de voyager en observant sur 10 ans le volcan bouclier l’Erta Ale en Ethiopie ou voir quelques merveilles géologiques au Chili.

Chaque semaine, retrouvez-nous sur Facebook pour avoir en exclusivité des interviews, des actualités, les chroniques de Philippe Thiran et des articles sur la géologie, la volcanologie et la géographie.

 

Vous pouvez également observer la faune, la flore et des trésors géologiques et volcanologiques dans les plus de 100 photos partagées sur Instagram cette année.

 

80 Jours Voyages continue à faire vivre son compte Twitter et vient d’ouvrir un compte LinkedIn et TikTok !

 

Un minéral se définit globalement comme un assemblage d’atomes qui  est structuré selon un des sept systèmes dits cristallins définis par René Just Haüy à la fin du XVIIIème siècle.

Il se définit également par sa composition chimique qui lui confère des propriétés de réactivité avec d’autres éléments.

A ce jour, il y a sur notre planète plus de 5200 minéraux distincts identifiés et reconnus par l’IMA ( International Mineralogical Association).

D’où viennent-ils?

Leur histoire commence bien avant la formation de notre système solaire, soit il y a plus de 4,6 milliards d’années (Mrda).

Lorsqu’après le Big Bang (14,5 Mrda) et la formation du premier système stellaire, la température et la pression qui régnait dans l’Univers, diminuèrent  suffisamment ( jusqu’à environ 4000°C et 50 kbar), le premier minéral, le diamant, se forma par assemblage d’atomes de carbone préexistants.

Diamant brut 74 carats, kimberley, afrique du Sud – James Elliott, Fine Mineral International

Suivirent des alliages fer-nickel, des minéraux réfractaires comme le corindon (oxyde d’aluminium) et le rutile (oxyde de titane), des composés ferro-magnésiens comme les spinelles et le groupe olivine.

Au total une douzaine de minéraux qui, selon les auteurs sont appelés “primitifs”, “ancestraux”, voire “grains présolaires”.

Un deuxième apport de nouveaux minéraux eut lieu lors de la formation de notre système solaire il y a 4,5 Mrda comprenant le soleil et son ensemble de planètes dont la nôtre.

Comme les autres systèmes stellaires, le nôtre s’est formé par concentration de gaz d’hydrogène et d’hélium, et de poussières interstellaires contenant les minéraux primitifs. Les deux gaz deviennent le combustible du soleil, tandis que les poussières s’agglomèrent pour former des corps solides: les astéroïdes qui incluent les météorites, les plus petits d’entre eux.

C’est l’accrétion ou agglomération des astéroïdes qui va donner naissance aux planètes.

Les chocs provoqués par cette opération ont fait fondre et cristalliser une partie des minéraux primitifs ce qui a donné naissance à de nouveaux minéraux dont le Zircon (silicate de zirconium, très résistant et faiblement radioactif).

 

Zircon, Mogok, Myammar – Pierre Louis

 

Ce dernier devient le plus vieux minéral terrestre. Il a été trouvé dans des gneiss en Australie et en Antarctique et a été  daté de 4,3 Mrda.

A ce stade de formation de la Terre, on dénombre un total de 250 minéraux.

 

Ce sont des phénomènes volcaniques intenses qui ont présidé à la mise en place de la structure actuelle de notre planète et qui ont contribué à un troisième apport substantiel de minéraux.

Initialement les minéraux pré-existants s’étaient localisés dans le manteau,  à l’exception du fer et du nickel qui s’étaient concentrés dans le noyau.

Par la suite, des zones de la partie supérieure du manteau sont entrées en fusion partielle, créant des magmas riches en Péridotites (roches de minéraux ferro-magnésiens) et aussi de la Kimberlite (roche magmatique contenant le diamant).

 

Bombe à péridotite, Eifel, Allemagne – Philippe Thiran

 

Des éruptions volcaniques se succédèrent amenant les minéraux des magmas qui avaient cristallisé comme ceux du groupe de l’Olivine, les pyroxènes, les amphiboles (comme l’Hornblende), les micas (comme la Muscovite ou mica blanc), les feldspaths, le Quartz ( oxyde de silicium).

Hornblende dans pegmatite, France – Philippe Thiran

 

Mica blanc ou muscovite, Brésil – Philippe Thiran

 

Quartz sur ankérite, France – Philippe Thiran

 

Ces éruptions amènent aussi de la vapeur d’eau et des gaz sulfurés, initialement dissouts dans le manteau, lesquels contribuent à la formation de divers hydrates, hydroxydes, sulfures et sulfates (comme  la Blende et la Galène, sulfures de zinc et de plomb respectivement).

 

Blende et galène, Moresnet, Belgique – Philippe Thiran

 

Des intrusions magmatiques entrainent des éléments comme le béryllium, le bore, le fluor, le lithium,  … qui forment des béryls (comme l’émeraude), des tourmalines (comme la variété noire ou schorl), des topazes aux couleurs variées, du Spodumène (source de lithium),…

 

Emeraude dans sa gangue, Chivor, Colombie – Pierre Louis

 

Tourmaline Schorl dans pegmatite, Arizona, USA – Philippe Thiran

 

Les mouvements des plaques tectoniques entrainent, par métamorphisme,  l’apparition de nouveaux silicates dont les Grenats, le métamorphisme étant la transformation d’un minéral par élévation de température et/ou de pression.

 

Grenats emboités, Madagascar – Philippe Thiran

 

En particulier, les phénomènes de subduction, soit l’enfoncement de plaques l’une sous l’autre jusqu’à grande profondeur, entrainent également la transformation des minéraux présents dans ces plaques, les minéraux transformés étant  regroupés sous la dénomination d’Ophiolites.

L’ensemble de ces actions conduisit à un apport de 1250 nouveaux minéraux, ce qui donna, sur notre planète, un total de 1500 minéraux vers 2,5 Mrda.

 

La seconde partie de cette chronique expliquera comment notre planète contient actuellement environ 5200 minéraux distincts.

Sources Bibliographiques pour les deux parties :

– The Story of the Earth, Robert M.Hazen, Penguin Books, 2013,
– Mineral Evolution, Robert M.Hazen, The Mineralogical Record, volume 46, Nov.Dec. 2015,
– Ce que disent Les Minéraux, Patrick Cordier et Hugues Leroux, Belin, 2008,
– Roches et Minéraux du Monde, Ronald L. Bonewitz, Delachaux et Niestlé, 2014,
– 101 Minéraux et Pierres Précieuses, Jean-Claude Boulliard, Dunod, 2016,
– L’Evolution des Minéraux, Pierre Gatel, Le Cahier des Micromonteurs, Hors-série Mars 2018.

La minéralogie comme la volcanologie sont des sciences qui évoluent avec le temps au fur et à mesure de l’avancée de la recherche et des connaissances. Ce qui est vrai à un instant T peut être remis en cause le lendemain.

Philippe Thiran, l’auteur de ce post, se tient à disposition de ceux qui voudraient échanger à propos des notions géologiques présentées. Vous pouvez nous contacter pour avoir ses coordonnées personnelles.

L’histoire de l’île mystérieuse

Les Polynésiens sont les premiers à s’y installer entre 800 et 1100. Le point culminant de cette civilisation, sculpteurs de moaï, se situerait à la fin du XVIIIème siècle, presque une centaine d’années avant la découverte de l’île par les Européens. Le premier fut l’hollandais Jacob Roggeveh en 1722.  Les nombreux « mystères » de l’île de Pâques ont donné lieu à de nombreuses théories expliquant la décadence de ce peuple, allant de la catastrophe climatique à l’écocide lié à la déforestation (la végétation était luxuriante à l’arrivée des premiers explorateurs et l’île boisée !) en passant par les méfaits des espèces invasives (les rats chiliens se nourrissant des noix de palmiers). L’île de Pâques reste un territoire méconnu. Les escales des navires européens entre 1722 et 1786 ont été très courtes et n’ont donné que des informations assez limitées sur ce peuple de « sauvage » ! Dès 1805, l’île reçut la visite des négriers et des baleiniers puis en 1862, les esclavagistes péruviens vinrent chercher leurs esclaves sur l’île et la population passa très vite de plusieurs milliers d’hommes à quelques centaines, pour n’atteindre que cent onze individus en 1877.

En 1995, l’île a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff, Michèle et Sylvain Chermette.

Nos voyages au Chili : https://80joursvoyages.com/tour-category/chili/

Au cours de l’été 2018, l’agence de voyage 80 Jours Voyages découvre l’Arménie avec la participation du volcanologue Jacques-Marie Bardintzeff et le géologue arménien Ghazar Galoyan. L’Arménie est un petit pays situé entre l’Europe et l’Asie et la plaque Eurasie et Arabique.  On y trouve de nombreux volcans dont 41 « sont potentiellement actifs ».

Les massifs volcaniques

Le monts Aragats est un stratovolcan qui se trouve à 4095 de hauteur soit le point culminant du pays. Il est occupé d’une vaste caldeira. Les différentes éruptions sont datées entre 0.48 et 1.53 millions d’années. Gegham Ridge consiste en trois alignements volcaniques parallèles sur une surface de 65 sur 35 km consitutés de nombreux dômes, cônes monogéniques et coulées associées. Dar-Alages est un ensemble de six cônes volcaniques d’altitude modeste (maximum 1637m). Ce nom est ancien et devrait être remplacé par Vayots Dzor. Plus au Sud-Est, les massifs Vardenis (au sud du Lac Sevan) et Syunik révèlent eux aussi des formes volcaniques variées, parfois spectaculaire. Paytasar qui appartient à l’ensemble Karkar dans le massif Syunik est un curieux cône volcanique égueulé. Dans cette même région volcanique on y trouve des sources chaudes légèrement gazeuse et pétrifiante dont la boue aurait des vertus thérapeutiques pour la peau.

Volcans et Civilisations

En Arménie on trouve des pétroglyphes, les pierres levées de Karahunj (site mégalithique de 800 ans), les habitats troglodytes de Khndzoresk (occupés du XIVème siècle jusqu’à 1950) et la ville d’Erevan essentiellement bâtie en tuf volcanique.

L’observatoire de géophysique de Garni

Cet observatoire est en charge de l’étude des séismes de la région du Caucase. Le dernier séisme meurtrier de Spitak de 1998, de magnitude 6.8-6.9 fit entre 25 000 et 30 000 morts.

 

Un voyage en Arménie est reprogrammé pour l’été 2021 avec Patrick Marcel !

ARMÉNIE séjour géologique à la demande

Les volcans du Nicaragua y sont nombreux mais relativement peu élevés. Le plus haut d’entre eux est le San Cristobal qui culmine à 1745 m. Ces volcans sont régulièrement actifs, les derniers en dates sont le Masaya, le Telica et le Momotombo.

Le lac de lave du Masaya

Le Masaya culmine à 635m d’altitude. Le centre de l‘édifice comporte une vaste caldeira de 6x11km entourée de falaises d’une hauteur de 300 mètres. On y trouve à l’intérieur une douzaine de petits cônes percés d’un cratère, actif à tour de rôle. Le cratère de Santiago (450m de diamètre) abrite depuis 11 décembre 2015 un petit lac de lave d’une taille estimée à 40×30 m situé à une profondeur de 250m. A ce jour, le lac est encore présent mais bien plus profond. Les lacs de lave restent exceptionnels dans le monde.

Telica et Momotombo

La dernière activité du Telica a eu lieu entre le 23 septembre 2015 et le 8 mai 2016 avec un panache éruptif allant à une hauteur de 600 mètres. Le Momotombo a un cône qui culmine à 1297 mètres. Son petit frère, le Momotombito a fait une éruption majeure en 1609-1610, qui associée à un séisme, a détruit la ville de Leon Viejo.

La naissance du Cerro negro

La « colline noire » est formé par l’accumulation de bombes, lapillis et cendres. Ce volcan est né en 1850 et le cône basaltique mesure aujourd’hui environ 250 mètres de haut, soit une altitude de 728 mètres.  Observer la naissance d’un volcan reste quelque chose de très rare dans les temps historiques.

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff et Sylvain Chermette paru dans L.A.V.E

Lac de lave Masaya Nicaragua
Volcan Telica Nicaragua
Cerro Negro Nicaragua

 

Le Kazakhstan, situé en Asie centrale, est le 9ème plus grand pays du monde.

L’ouest du pays est bordé par la mer Caspienne dont le niveau est à -28m. Dans la dépression karstique de Karakia, cela peut aller jusqu’à -132m. A l’est du pays se trouve les monts Altaï avec le point culminant au mont Béloukha qui s’élève à  4506m. Au sud-est se trouve la chaîne du Tian Shan qui s’élève à 7010m, point culminant du pays. Au centre du pays, se situe la mer d’Aral (altitude 52m). Plus à l’est, le lac Balkhach a la particularité de n’avoir aucun émissaire et de contenir de l’eau douce dans sa partie occidentale et de l’eau salée dans sa partie orientale.

Les parcs naturels

Dans la région d’Aktau, on observe des strates horizontales à Tuzbaiyr tandis qu’à Torysh on découvre des paysages sculptés dans des  grès plurimétriques. Dans la région d’Almaty, deux parcs naturels ont été classés : Alty Emel avec sa dune « chantante » et Charyn avec son canyon. A Tamgaly, en 1957, des pétroglyphes étonnants ont été découverts puis classées à l’UNESCO en 2004.

D’importantes ressources naturelles

Le sous-sol du Kazakhstan est un véritable eldorado. On y trouve du pétrole (14ème pays producteur et 11ème en réserves prouvées), du gaz (31ème), du charbon (10ème), de l’uranium (1er pays producteurs), de l’or (15ème), fer, manganèse (9ème) etc…

Au centre du pays se trouve également les fusées Soyouz à Baïkonour.

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff et Sylvain Chermette

Retrouvez nos voyages au Kazakhstan dans les liens ci-dessous :

https://80joursvoyages.com/tours/kazakhstan-sejour-geologique-avec-j-m-bardintzeff-pre-extension-soyuz-possible/

Mer d’Aral et décollage du Soyuz à Baïkonour avec J-M Bardintzeff

Ci-dessous une vidéo du voyage de 2019 pour vous donner un aperçu de nos voyages au Kazakhstan: