La sixième édition de « Volcanologie » par Jacques-Marie Bardintzeff vient de paraître aux éditions Dunod. Cette nouvelle version est singulièrement augmentée et complétée : 352 pages, 160 photos, schémas et tableaux, 16 pages couleur hors texte.

Les chapitres et paragraphes consacrés aux super-éruptions, au volcanisme planétaire, aux risques et leurs prévisions, aux relations entre volcans et climats à l’échelle de la planète sont particulièrement remaniés et actualisés. 650 références bibliographiques (nombreuses récentes), un glossaire ainsi que des adresses de sites web sont annexés. Le prix de l’ouvrage est de 36 euros.

Pour les étudiants de Licence, de Master, des « prépas » Capes et Agrégation et tous les passionnés et curieux de volcans.

Découvrez la dernière édition ici

Jacques-Marie Bardintzeff, volcanologue, durant l’éruption du Fogo au Cap-Vert en janvier 2015, dans le cadre d’un « Eruption Express » de 80 Jours Voyages (© J.M. Bardintzeff).

 

Volcanologue français de renom, Jacques-Marie Bardintzeff retrace dans son dernier livre, sa vie de scientifique. A ses premières émotions minérales lors de promenades avec ses grands-parents dans la région grenobloise à son expédition scientifique en Terres australes et antarctiques françaises, Jacques-Marie transmet avec passion son intérêt pour les volcans et la science.

  • Vous avez débuté dans la volcanologie dans les années 70, la volcanologie était une discipline assez nouvelle? A ce titre vous considérez-vous comme un pionnier de la volcanologie moderne?

JMB : J’ai été recruté le 1er octobre 1977 comme assistant à l’Université Paris-Sud Orsay (aujourd’hui Université Paris-Saclay). À cette date, je suis alors devenu officiellement volcanologue professionnel, après plusieurs années d’études (Agrégation à l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud, aujourd’hui ENS Lyon ; Diplôme d’Études Approfondies, aujourd’hui Master, puis Doctorats). Il y a plus de quarante ans ! Je ne suis pas un « pionnier » ; Alfred Lacroix et Haroun Tazieff méritent davantage ce titre. Mais je suis un témoin des formidables progrès effectués en volcanologie en quatre décennies…

 

  • Trouvez-vous que votre métier a évolué?

JMB : Oui, bien sûr. Il y a quarante ans c’était la « Préhistoire scientifique » : pas d’ordinateur portable mais de simples petites « calculettes », pas de téléphone mobile, pas de fax ni internet, pas de clé usb ! Les plus jeunes se demandent d’ailleurs comment nous pouvions « survivre » ! Nous utilisions des ordinateurs avec des programmes écrits en « Fortran » sur des centaines de cartes perforées (un plein carton de cartes pour un calcul). Puis nous avons reçu les « Apple II » avec 64 Mo de mémoire ce qui nous semblait prodigieux. Il fallait plusieurs disquettes pour sauvegarder l’ensemble de ma thèse. Aujourd’hui il est possible de traiter des milliers de données chiffrées. Nous pouvons connaître « en live » la sismicité des volcans islandais. Les GPS permettent un suivi minutieux des déformations. Les drones survolent des cratères inaccessibles… Le trajet du magma de la profondeur vers la surface est de mieux en mieux modélisé mais il faut toujours une « vérité terrain ».

 

  • Quelle a été votre première expérience sur un volcan en éruption?

JMB : En novembre 1978, je m’envole pour le Guatemala ! La première fois que j’avais pris l’avion c’était l’année précédente, pour aller en Corse, en excursion géologique et biologique avec l’ENS : j’avais 23,5 ans alors que ma fille a fait son premier vol, âgée de quelques mois seulement… Trois volcans voisins mais différents m’y avaient donné rendez-vous. Le Pacaya, qui émet des coulées de lave, le Fuego des panaches de cendres et le Santiaguito de redoutables nuées ardentes. J’y suis resté cinq semaines pour rentrer la nuit de Noël : cette première expédition était mon merveilleux cadeau. Je ramenais cinq caisses, soit 400 kg de roches, le début de ma thèse d’État.

 

Nuée ardente au Sinabung, Sumatra, Indonésie, lors d’un « Eruption Express » de 80 Jours Voyages (© J.M. Bardintzeff).

 

  • Volcanologue, c’est un métier que vous considérez comme dangereux?

JMB : Bien évidemment le volcan a toujours raison. Il faut rester prudent en toute circonstance, savoir faire demi-tour devant une éruption qui s’intensifie.

 

  • Quels sont les moments les plus marquants dans votre expédition dans les Terres australes et antarctiques françaises?

JMB : J’ai passé trois mois à Kerguelen en 1989. C’est un de mes plus beaux souvenirs. Départ de l’île de la Réunion à bord du bateau « Marion Dufresnes » long de 114 mètres. 6 jours pour atteindre l’île Crozet puis 3 de plus pour Kerguelen. Un choc ! L’accueil par les manchots royaux et les éléphants de mer. 3 mois au bout de monde pour décrypter la géologie de l’archipel. Déplacements en bateau ou par hélicoptère dans des conditions météo souvent difficiles. C’est un chapitre haut en couleurs de mon livre.

 

  • Un petit conseil pour les clients qui participeront aux expéditions organisées par 80 Jours Voyages en Antarctique?

JMB : Bien sûr, être équipé contre le froid. Vivre un peu au jour le jour en fonction de la météo : une journée maussade, sans aucune visibilité sera suivie d’une tempête de ciel bleu au-dessus de paysages époustouflants !

Jacques-Marie Bardintzeff, à Kerguelen en 1989 au milieu des manchots royaux : cherchez l’intru ! (©H. Leyrit)

 

  • Hors cadre: un temps, vous avez voulu être astronaute et avez même été dans le programme de formation pour voler sur Hermès. Des regrets?

JMB : Mon idole est Youri Gagarine, le premier cosmonaute. Passionné par la planète Terre, j’avais envie d’en faire le tour et même, pourquoi pas, d’aller plus loin ? J’ai répondu à des appels à candidature du CNES (Centre National d’Études Spatiales). Et j’avais été retenu sur une liste « B », dans le cadre du projet Hermès, une petite navette européenne qui n’a malheureusement jamais vu le jour. Comme je l’écris dans mon livre : « Pour explorer les volcans de Mars, je m’aperçois que je me suis trompé de millénaire… Mais je réalise que les volcans terrestres renferment encore bien des secrets.»

Jacques-Marie Bardintzeff, devant un Robin DR-400 à l’aérodrome de Chavenay, en 1986, dans le cadre de sa préparation de cosmonaute ! (© J.M. Bardintzeff).

 

  • Hors cadre: Le cyclisme, ceux qui vous connaissent savent que c’est ça votre autre passion? N’est-ce pas?

JMB : Mon autre idole est Jacques Anquetil, vainqueur de 5 Tour de France dans les années 60. J’ai une admiration sans bornes pour les coureurs cyclistes. Je connais tous les classements, tous les palmarès. J’ai vu passer le Tour de France la première fois en 1961, juste après le départ de la formidable étape Grenoble-Turin. Guy Ignolin s’était déjà échappé et ne sera plus rejoint. Souvent je suis monté à vélo à l’Alpe d’Huez applaudir les coureurs. J’ai gardé mon âme d’enfant, mon enthousiasme : le 20 septembre dernier, j’étais à Issy-les-Moulineaux pour saluer le peloton, le maillot jaune Pogacar en tête, qui terminait la dernière étape du Tour. Quelle joie d’avoir la casquette de Sean Kelly, le bidon de Nibali…

Jacques-Marie Bardintzeff, avec le maillot jaune, lors du BRA (Brevet de Randonneurs des Alpes) en 1993 (© J.M. Bardintzeff)

 

Retrouvez son livre : Ici

Le volcanologue et géologue de renom français, Jacques-Marie Bardintzeff, apparaît dans le documentaire Planète volcan sur France 5 TV.

Retrouvez en replay, Planète Volcan, dans le lien ci-dessous.

https://www.france.tv/france-5/science-grand-format/1987567-planete-volcan.html

plus de details sur :

https://blogs.futura-sciences.com/bardintzeff/2020/10/16/planete-volcan-sur-france-5-tv/#more-6234

Bon visionnage !

Les montagnes colorées au pied du Caucase

Un massif argileux au pied du Caucase aux couleurs bonbons, rouges et jaunes , est également un témoignage d’un milieu marin passé. On trouve sur ce massif de nombreux fossiles de rostres de bélemnites. L’oxydation et l’érosion des couches argileuses donnent à ce paysage une allure aussi belle qu’originale.

 

Inspiré d’un article de Michèle et Sylvain Chermette et Jacques-Marie Bardintzeff

Retrouvez notre voyage en Azerbaïdjan sur mesure !

https://80joursvoyages.com/tours/azerbaidjan-sur-mesure/

L’Azerbaïdjan est considéré comme une terre de feu. De nombreux lieux présentent des mystérieuses flammes mais c’est à Yanardag qu’elles sont les plus impressionnantes.

Yanardag, la montagne de feu

Sur la péninsule d’Absheron, au Nord de Bakou, un dégazage naturel de méthane au pied d’une colline, sur une fracture longue de 5 à 6m, le gaz brûle continuellement produisant des flammes d’un mètre de hauteur environ. Les flammes sont présentes depuis 1958. Non loin de là se trouve actuellement un salon de thé afin de pouvoir profiter de la vue sur le feu éternel.

Inspiré d’un article de Michèle et Sylvain Chermette et Jacques-Marie Bardintzeff

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La réserve de Gobustan

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2007, cette région est caractérisée par un plateau rocheux qui s’élève dans la région semi-désertique du centre de l’Azerbaïdjan. C’est dans le Gobustan, en bord de mer, à 70km au Sud-Ouest de Bakou, que l’on trouve certains des plus importants volcans de boue du pays. Les volcans de boue sont souvent associés aux régions riches en gisements d’hydrocarbures. L’Azerbaïdjan est le vingt-deuxième producteur mondial avec 1,1% de la production. Le pays regroupe près de cinq cents volcans de boue sur son territoire et en mer Caspienne soit près de la moitié des volcans de boue référencés de par le monde.

Le site Akhtarma-Karagag est une colline de boue séchée de plusieurs dizaines de mètres de haut et d’environ un kilomètre de diamètre, au sommet de laquelle plusieurs bouches vomissent des coulées boueuses.

Outre cette curiosité que sont les volcans de boue, la région de Gobustan recèle une collection remarquable de plus de 6000 pétroglyphes datant du paléolithique supérieur au Moyen-Âge. Outre les représentations des femmes claviformes et enceintes, on a une forte représentation de chèvres sauvages, chèvres à courtes cornes, d’onagres, de chevaux sauvages et de sangliers.

Inspiré d’un article de Michèle et Sylvain Chermette et Jacques-Marie Bardintzeff

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Pétroglyphes Azerbaidjan

Au mois de novembre, le volcanologue et géologue Jacques-Marie Bardintzeff donnera des conférences dans plusieurs villes en France.

Il est actuellement “une référence en France” en matière de volcanologie. Son sens de la pédagogie lui permet de s’adapter à son public et de mettre à la portée de tous des phénomènes volcaniques complexes. Qualité que l’on retrouve à travers ses nombreuses interventions dans les médias (France Inter, France Info, France télévision, M6, TF1, etc.), ses conférences et ses nombreux ouvrages.

 

Lundi 12 novembre 2020 en soirée

Le Puy du Fou, 85590 Les Epesses

Il participera avec d’autres intervenants à un spectacle sur les « cinq » éléments

renseignements : herve.graton@kypseli.fr

 

Jeudi 19 novembre 2020 à 14h15

Centre Universitaire du Temps Libre (CUTL), Salle Simone Signoret, 28400 Nogent-le-Rotrou

« Vocation volcanologue »

renseignements : amourouxlamyutl@gmail.com

 

Dimanche 22 novembre 2020 après-midi

Château de la Grange-la-Prévôté, 77176 Savigny-le-Temple

« Volcans, séismes et tsunamis : la Terre en colère »

renseignements : mary.christine.vurpillot@gmail.com

 

Mardi 24 novembre 2020 à 15 h

Université du Temps Libre (UTL), 59400 Cambrai

« Les volcans et l’Homme »

renseignements : alain.sornette@wanadoo.fr

L’histoire de l’île mystérieuse

Les Polynésiens sont les premiers à s’y installer entre 800 et 1100. Le point culminant de cette civilisation, sculpteurs de moaï, se situerait à la fin du XVIIIème siècle, presque une centaine d’années avant la découverte de l’île par les Européens. Le premier fut l’hollandais Jacob Roggeveh en 1722.  Les nombreux « mystères » de l’île de Pâques ont donné lieu à de nombreuses théories expliquant la décadence de ce peuple, allant de la catastrophe climatique à l’écocide lié à la déforestation (la végétation était luxuriante à l’arrivée des premiers explorateurs et l’île boisée !) en passant par les méfaits des espèces invasives (les rats chiliens se nourrissant des noix de palmiers). L’île de Pâques reste un territoire méconnu. Les escales des navires européens entre 1722 et 1786 ont été très courtes et n’ont donné que des informations assez limitées sur ce peuple de « sauvage » ! Dès 1805, l’île reçut la visite des négriers et des baleiniers puis en 1862, les esclavagistes péruviens vinrent chercher leurs esclaves sur l’île et la population passa très vite de plusieurs milliers d’hommes à quelques centaines, pour n’atteindre que cent onze individus en 1877.

En 1995, l’île a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff, Michèle et Sylvain Chermette.

Nos voyages au Chili : https://80joursvoyages.com/tour-category/chili/

La formation de l’île et ses volcans

L’île de Pâques est une île d’origine volcanique liée à un volcanisme de point chaud. Ces traces de point chaud sont au long de la chaîne sous-marine à l’est de l’île avec les volcans éteints Sala y Gomez, San Ambrosino et San Félix. A l’ouest de l’île, on trouve les volcans les plus récents (sous-marins) : les seamounts Moaï, Pukao, Ahu, Umu et Tupa.

Cette île est en fait constituée de trois ensembles volcaniques principaux :

  • Le Kanau Kau (au sud de l’île), formé il y a 940 000 ans. Son altitude est de 341m, et offre un grand cratère de 1.5km de diamètre qui témoigne d’une phase explosive.
  • Le Poiké s’est formé entre 890 000 et 140 000 ans. C’est un volcan basaltique constitué de nombreuses coulées. Un petit cratère d’explosion est présent au sommet, mais le volcan se démarque aussi par la présence de petits dômes de trachyte sur son flanc nord.
  • Terevaka formé entre 300 000 et 200 000 ans. C’est un volcan bouclier (le point culminant de l’île 507m) aux laves essentiellement basaltiques avec quelques cônes satellites dont certains de matériel pyroclastique.

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff, Michèle et Sylvain Chermette.

Nos voyages au Chili : https://80joursvoyages.com/tour-category/chili/

Au cours de l’été 2018, l’agence de voyage 80 Jours Voyages découvre l’Arménie avec la participation du volcanologue Jacques-Marie Bardintzeff et le géologue arménien Ghazar Galoyan. L’Arménie est un petit pays situé entre l’Europe et l’Asie et la plaque Eurasie et Arabique.  On y trouve de nombreux volcans dont 41 « sont potentiellement actifs ».

Les massifs volcaniques

Le monts Aragats est un stratovolcan qui se trouve à 4095 de hauteur soit le point culminant du pays. Il est occupé d’une vaste caldeira. Les différentes éruptions sont datées entre 0.48 et 1.53 millions d’années. Gegham Ridge consiste en trois alignements volcaniques parallèles sur une surface de 65 sur 35 km consitutés de nombreux dômes, cônes monogéniques et coulées associées. Dar-Alages est un ensemble de six cônes volcaniques d’altitude modeste (maximum 1637m). Ce nom est ancien et devrait être remplacé par Vayots Dzor. Plus au Sud-Est, les massifs Vardenis (au sud du Lac Sevan) et Syunik révèlent eux aussi des formes volcaniques variées, parfois spectaculaire. Paytasar qui appartient à l’ensemble Karkar dans le massif Syunik est un curieux cône volcanique égueulé. Dans cette même région volcanique on y trouve des sources chaudes légèrement gazeuse et pétrifiante dont la boue aurait des vertus thérapeutiques pour la peau.

Volcans et Civilisations

En Arménie on trouve des pétroglyphes, les pierres levées de Karahunj (site mégalithique de 800 ans), les habitats troglodytes de Khndzoresk (occupés du XIVème siècle jusqu’à 1950) et la ville d’Erevan essentiellement bâtie en tuf volcanique.

L’observatoire de géophysique de Garni

Cet observatoire est en charge de l’étude des séismes de la région du Caucase. Le dernier séisme meurtrier de Spitak de 1998, de magnitude 6.8-6.9 fit entre 25 000 et 30 000 morts.

 

Un voyage en Arménie est reprogrammé pour l’été 2021 avec Patrick Marcel !

ARMÉNIE séjour géologique à la demande