La réserve de Gobustan

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2007, cette région est caractérisée par un plateau rocheux qui s’élève dans la région semi-désertique du centre de l’Azerbaïdjan. C’est dans le Gobustan, en bord de mer, à 70km au Sud-Ouest de Bakou, que l’on trouve certains des plus importants volcans de boue du pays. Les volcans de boue sont souvent associés aux régions riches en gisements d’hydrocarbures. L’Azerbaïdjan est le vingt-deuxième producteur mondial avec 1,1% de la production. Le pays regroupe près de cinq cents volcans de boue sur son territoire et en mer Caspienne soit près de la moitié des volcans de boue référencés de par le monde.

Le site Akhtarma-Karagag est une colline de boue séchée de plusieurs dizaines de mètres de haut et d’environ un kilomètre de diamètre, au sommet de laquelle plusieurs bouches vomissent des coulées boueuses.

Outre cette curiosité que sont les volcans de boue, la région de Gobustan recèle une collection remarquable de plus de 6000 pétroglyphes datant du paléolithique supérieur au Moyen-Âge. Outre les représentations des femmes claviformes et enceintes, on a une forte représentation de chèvres sauvages, chèvres à courtes cornes, d’onagres, de chevaux sauvages et de sangliers.

Inspiré d’un article de Michèle et Sylvain Chermette et Jacques-Marie Bardintzeff

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Pétroglyphes Azerbaidjan

Au mois de novembre, le volcanologue et géologue Jacques-Marie Bardintzeff donnera des conférences dans plusieurs villes en France.

Il est actuellement “une référence en France” en matière de volcanologie. Son sens de la pédagogie lui permet de s’adapter à son public et de mettre à la portée de tous des phénomènes volcaniques complexes. Qualité que l’on retrouve à travers ses nombreuses interventions dans les médias (France Inter, France Info, France télévision, M6, TF1, etc.), ses conférences et ses nombreux ouvrages.

 

Lundi 12 novembre 2020 en soirée

Le Puy du Fou, 85590 Les Epesses

Il participera avec d’autres intervenants à un spectacle sur les « cinq » éléments

renseignements : herve.graton@kypseli.fr

 

Jeudi 19 novembre 2020 à 14h15

Centre Universitaire du Temps Libre (CUTL), Salle Simone Signoret, 28400 Nogent-le-Rotrou

« Vocation volcanologue »

renseignements : amourouxlamyutl@gmail.com

 

Dimanche 22 novembre 2020 après-midi

Château de la Grange-la-Prévôté, 77176 Savigny-le-Temple

« Volcans, séismes et tsunamis : la Terre en colère »

renseignements : mary.christine.vurpillot@gmail.com

 

Mardi 24 novembre 2020 à 15 h

Université du Temps Libre (UTL), 59400 Cambrai

« Les volcans et l’Homme »

renseignements : alain.sornette@wanadoo.fr

L’histoire de l’île mystérieuse

Les Polynésiens sont les premiers à s’y installer entre 800 et 1100. Le point culminant de cette civilisation, sculpteurs de moaï, se situerait à la fin du XVIIIème siècle, presque une centaine d’années avant la découverte de l’île par les Européens. Le premier fut l’hollandais Jacob Roggeveh en 1722.  Les nombreux « mystères » de l’île de Pâques ont donné lieu à de nombreuses théories expliquant la décadence de ce peuple, allant de la catastrophe climatique à l’écocide lié à la déforestation (la végétation était luxuriante à l’arrivée des premiers explorateurs et l’île boisée !) en passant par les méfaits des espèces invasives (les rats chiliens se nourrissant des noix de palmiers). L’île de Pâques reste un territoire méconnu. Les escales des navires européens entre 1722 et 1786 ont été très courtes et n’ont donné que des informations assez limitées sur ce peuple de « sauvage » ! Dès 1805, l’île reçut la visite des négriers et des baleiniers puis en 1862, les esclavagistes péruviens vinrent chercher leurs esclaves sur l’île et la population passa très vite de plusieurs milliers d’hommes à quelques centaines, pour n’atteindre que cent onze individus en 1877.

En 1995, l’île a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff, Michèle et Sylvain Chermette.

Nos voyages au Chili : https://80joursvoyages.com/tour-category/chili/

Moaï : ces mystérieuses sculptures

La grande majorité des Moaï est issue de la carrière des pentes du volcan Rano Raraku. Ce sont près de 200 moaï de toute taille qui ont été sculptés et souvent extrait des flancs du volcan.

Le tuf volcanique est une roche plutôt tendre et relativement légère que les Rapa Nui ont choisi d’exploiter pour la construction de leurs moaï. En effet, les Rapa Nui n’avaient pas d’outils en fer et ne travaillaient la roche qu’à l’aide d’outils fabriqués dans une pierre plus dure, c’est pourquoi ce tuf se prêtait mieux que d’autres roches à la sculpture. Quelques-uns des moaï ont été taillés dans un basalte beaucoup plus dur.

Le Te Tokanga est la carrière de scories rouges d’où ont été extraits les pukao, la coiffe des moaï. Cette roche tendre et rouge reste lourde. Les pukao pèsent entre 9 et 12 tonnes !

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff, Michèle et Sylvain Chermette.

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La formation de l’île et ses volcans

L’île de Pâques est une île d’origine volcanique liée à un volcanisme de point chaud. Ces traces de point chaud sont au long de la chaîne sous-marine à l’est de l’île avec les volcans éteints Sala y Gomez, San Ambrosino et San Félix. A l’ouest de l’île, on trouve les volcans les plus récents (sous-marins) : les seamounts Moaï, Pukao, Ahu, Umu et Tupa.

Cette île est en fait constituée de trois ensembles volcaniques principaux :

  • Le Kanau Kau (au sud de l’île), formé il y a 940 000 ans. Son altitude est de 341m, et offre un grand cratère de 1.5km de diamètre qui témoigne d’une phase explosive.
  • Le Poiké s’est formé entre 890 000 et 140 000 ans. C’est un volcan basaltique constitué de nombreuses coulées. Un petit cratère d’explosion est présent au sommet, mais le volcan se démarque aussi par la présence de petits dômes de trachyte sur son flanc nord.
  • Terevaka formé entre 300 000 et 200 000 ans. C’est un volcan bouclier (le point culminant de l’île 507m) aux laves essentiellement basaltiques avec quelques cônes satellites dont certains de matériel pyroclastique.

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff, Michèle et Sylvain Chermette.

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Au cours de l’été 2018, l’agence de voyage 80 Jours Voyages découvre l’Arménie avec la participation du volcanologue Jacques-Marie Bardintzeff et le géologue arménien Ghazar Galoyan. L’Arménie est un petit pays situé entre l’Europe et l’Asie et la plaque Eurasie et Arabique.  On y trouve de nombreux volcans dont 41 « sont potentiellement actifs ».

Les massifs volcaniques

Le monts Aragats est un stratovolcan qui se trouve à 4095 de hauteur soit le point culminant du pays. Il est occupé d’une vaste caldeira. Les différentes éruptions sont datées entre 0.48 et 1.53 millions d’années. Gegham Ridge consiste en trois alignements volcaniques parallèles sur une surface de 65 sur 35 km consitutés de nombreux dômes, cônes monogéniques et coulées associées. Dar-Alages est un ensemble de six cônes volcaniques d’altitude modeste (maximum 1637m). Ce nom est ancien et devrait être remplacé par Vayots Dzor. Plus au Sud-Est, les massifs Vardenis (au sud du Lac Sevan) et Syunik révèlent eux aussi des formes volcaniques variées, parfois spectaculaire. Paytasar qui appartient à l’ensemble Karkar dans le massif Syunik est un curieux cône volcanique égueulé. Dans cette même région volcanique on y trouve des sources chaudes légèrement gazeuse et pétrifiante dont la boue aurait des vertus thérapeutiques pour la peau.

Volcans et Civilisations

En Arménie on trouve des pétroglyphes, les pierres levées de Karahunj (site mégalithique de 800 ans), les habitats troglodytes de Khndzoresk (occupés du XIVème siècle jusqu’à 1950) et la ville d’Erevan essentiellement bâtie en tuf volcanique.

L’observatoire de géophysique de Garni

Cet observatoire est en charge de l’étude des séismes de la région du Caucase. Le dernier séisme meurtrier de Spitak de 1998, de magnitude 6.8-6.9 fit entre 25 000 et 30 000 morts.

 

Un voyage en Arménie est reprogrammé pour l’été 2021 avec Patrick Marcel !

ARMÉNIE séjour géologique à la demande

Le complexe volcanique Altiplano-Puna couvre 50 000km² entre l’Altiplano bolivien et le bassin de l’Atacama Chilien. On y trouve de nombreux trésors géologiques notamment le volcan Licancabur, Laguna Verde et Blanca, le volcan Lascar et le Salar de Tara.
Le volcan Licancabur (Bolivie-Chili), Laguna Verde et Laguna Blanca (Bolivie)
Le Licancabur est un strato-volcan culminant à 5916m. Ce volcan a émis dans le passé des écoulements pyroclastiques (jusqu’à 12km) et des coulées de lave (jusqu’à 15km). Un petit lac occupe le cratère sommital large de 400m. Il est considéré comme un des plus hauts du monde. Au pied du volcan se trouve les lacs de Laguna Verde et Laguna Blanca. Le lac salé de Laguna Verde est de couleur verte dû aux sédiments chargés en cuivre. Quand au Laguna Blanca, sa couleur blanche est causée par sa forte concentration en minéraux.
Le volcan Lascar (Chili)
Le volcan Lascar culmine à 5592m et entre régulièrement en éruption (2005, 2006, 2007, 2013, 2015). En 1993, son éruption avait un VEI de 4. Les panaches montaient à 23km de hauteur et étaient associés à des nuées ardentes. Des cendres sont retombées sur Buenos Aires en Argentine. Il est l’un des volcans les plus actifs du pays.
Les formations érodées du Salar de Tara
A 130 km de San Pedro d’Atacama se trouve le Salar de Tara. On y observe à proximité de très belles formations volcaniques, les Monjes de la Pacana (Guardian de Tara) et les Cathédrales de Tara.
Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff et Sylvain Chermette.
Le complexe volcanique Altiplano-Puna couvre 50 000km² entre l’Altiplano bolivien et le bassin de l’Atacama Chilien. On y trouve de nombreux trésors géologiques notamment le laguna Colorada avec son volcan, le volcan Ollagüe et les geysers de Sol de Mañana et d’El Tatio.
La laguna Colorada et le volcan laguna Colorada
C’est les sédiments rouges et la pigmentation de certaines algues qui font que le lac salé est rouge. Le volcan bouclier Laguna Colorada a été mis en place lors d’une importante activité effusive.
Le volcan Ollagüe
Le volcan Ollagüe se trouve entre la Bolivie et le Chili et culmine à 5868m. C’est un strato-volcan dont on ne connait pas d’éruption, sauf peut être en 1903. Il est en revanche le siège d’une importante activité fumerolienne. Le souffre était exploité, mais il semblerait que ceci a cessé depuis une vingtaine d’années.
Les geysers de Sol de Mañana (Bolivie) et d’El Tatio (Chili)
Le champ de geysers de Sol de Mañana se trouve au sud de la Laguna Colorada. La zone principale des manifestations géothermales couvre une surface de 10km² sur un total de 120 km². Son altitude est entre 4800 et 5000m. Il y a de nombreux solfatares et autres mares de boue en ébullition.
Le champ de geysers El Tatio se situe au Nord du Chili à l’altitude 4320m. C’est le 3ème plus grand champ de geysers du monde après ceux de Yellowstone et du Kamtchatka. La plupart des sources atteignent 86°c.  Dans les années 70, la mine de cuivre de Chuquicamata et la ville de Calama exploitait cette chaleur géothermique afin d’être alimenté en électricité.
Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff et Sylvain Chermette.
Volcanisme andin et complexe volcanique Altiplano-Puna
Le complexe volcanique Altiplano-Puna couvre 50 000km² entre l’Altiplano bolivien et le bassin de l’Atacama Chilien. Il s’est formé par la subduction de la plaque de Nazca sous la plaque sud-américaine. C’est à la fin du Miocène (10,4 millions d’années) que de larges caldeiras ont été formés. L’activité géothermique actuelle et la récente déformation du sol au volcan Uturunku indiquent qu’il y a encore de l’activité. On y trouve de nombreux trésors géologiques notamment le volcan Tunupa, le salar d’Uyuni mais également le salar de Coipasa et le volcan Pucarani.
Le volcan Tunupa et le salar d’Uyuni en Bolivie
Le Tunupa est un volcan éteint culminant à 5432m et surplombant le Salar d’Uyuni. Le Salar d’Uyuni est d’une altitude de 3658 m et d’environ 150km de large. C’est la plus grande étendue de sel du monde et résulte d’un assèchement du grand lac préhistorique Tauca. Son épaisseur totale est de 120 m qui est exploité localement. On y trouve sur les flancs du volcan le cimetière de Chullpas qui renferme 7 momies.
Le salar de Coipasa dominé par le volcan Pucarani (Bolivie)
Le désert de sel de Coipasa est le second plus grand salar du pays et occupe 2218km² à une altitude de 3657 km. Il résulte également de l’assèchement du grand lac préhistorique Tauca. Culminant à 4910m, le volcan Pucarani surplombe le salar de Coipasa.
Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff et Sylvain Chermette.
Salar d’Uyuni en Bolivie

Le Salvador est le plus petit pays d’Amérique Centrale. Il se situe au sud du Guatemala et du Honduras. Une chaîne volcanique longe la côte parallèle à la fosse océanique, la fameuse ceinture de feu du Pacifique à 200km. La production magmatique volcanique est importante, de 3,1km3 par km de côte pour les 100 000 dernières années. Le Salvador connaît de nombreux séismes souvent meurtriers. Le 13 janvier 2001, le séisme d’une magnitude de 7,9 fit plusieurs milliers de morts.

Des volcans actifs

Sur 200km de long se trouve une vingtaine de volcans actifs.

Le groupe ouest comprend le Santa Ana, l’Izalco ainsi que la caldeira Coatepeque. Le Santa Ana aussi appelé Llamatepec est un strato-volcan andésitique de 2381m de hauteur. Sa dernière éruption date de 2005. Son large cratère sommital renferme un joli lac vert jade. L’Izalco est né en 1770 sur le flanc sud du Santa Ana. Son cône haut de 650m, culmine à 1950m. Quelques fumerolles sortent de son sommet. Sa dernière éruption date de 1966. Il fut surnommé « le Phare du Pacific ».

Dans le groupe central, se trouve le volcan San Salvador, San Vincente et la caldeira Llopango.

Le San Salvador, est d’une hauteur de 1893m d’altitude et présente une structure complexe. Son édifice primitif s’est effondré en une caldeira de 6km de diamètre. Il ne reste que deux sommets (Picacho et Jabali). Sur le flanc Nord-Ouest, se trouve l’important champ lavique de El Payon datant du XVIIème siècle. Dans la région se trouve le « Pompéi d’Amérique Centrale ». Le site archéologique Joya de Cenen révèle des habitats recouverts de téphras vers l’an 600. Ce site est classé à l’UNESCO depuis 1993. Le San Vicente, aussi appelé Chinchontepec a un sommet double (Cerro de las dos tetas). Il mesure 2182 mètres d’altitude, c’est un strato-volcan andésitique. Aux alentours se trouve de nombreuses fumerolles et sources chaudes.

A l’est se trouve le Tecapa, le San Miguel et le Cochague.

Le Tecapa d’une hauteur de 1593m s’est effondrée en une caldeira dans laquelle se trouve aujourd’hui de nombreux cônes. L’un d’eux renferme la « Laguna de Alegria », un lac peu profond d’un vert céladon qui libère quelques fumerolles sur ses rives.

Le San Miguel aussi nommé Chaparrastique d’une altitude de 2130m est le strato-volcan le plus actif avec sa dernière éruption en 2018. Le 22 février 2020, un petit panache qui s’est élevé à 400 m au-dessus du cratère pouvait être observé.

Le Cochague culmine à 1225m et n’a pas d’éruption historique connue. En revanche, il a été le siège de multiples glissements de terrain.

 

Caldeiras et éruptions majeures.

La caldeira Coatepeque mesure 10km de long pour 6 de large et est occupé pour une grande partie par un lac.

La caldeira Llopango mesure 11km de long pour 8 de large. Elle est également occupée par un grand lac.

 

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff et Sylvain Chermette paru à Géochronique.

Chaparrastique, El Salvador, 80 Jours Voyages
Izalco, El Salvador, 80 Jours Voyages