Au cours de l’été 2018, l’agence de voyage 80 Jours Voyages découvre l’Arménie avec la participation du volcanologue Jacques-Marie Bardintzeff et le géologue arménien Ghazar Galoyan. L’Arménie est un petit pays situé entre l’Europe et l’Asie et la plaque Eurasie et Arabique.  On y trouve de nombreux volcans dont 41 « sont potentiellement actifs ».

Les massifs volcaniques

Le monts Aragats est un stratovolcan qui se trouve à 4095 de hauteur soit le point culminant du pays. Il est occupé d’une vaste caldeira. Les différentes éruptions sont datées entre 0.48 et 1.53 millions d’années. Gegham Ridge consiste en trois alignements volcaniques parallèles sur une surface de 65 sur 35 km consitutés de nombreux dômes, cônes monogéniques et coulées associées. Dar-Alages est un ensemble de six cônes volcaniques d’altitude modeste (maximum 1637m). Ce nom est ancien et devrait être remplacé par Vayots Dzor. Plus au Sud-Est, les massifs Vardenis (au sud du Lac Sevan) et Syunik révèlent eux aussi des formes volcaniques variées, parfois spectaculaire. Paytasar qui appartient à l’ensemble Karkar dans le massif Syunik est un curieux cône volcanique égueulé. Dans cette même région volcanique on y trouve des sources chaudes légèrement gazeuse et pétrifiante dont la boue aurait des vertus thérapeutiques pour la peau.

Volcans et Civilisations

En Arménie on trouve des pétroglyphes, les pierres levées de Karahunj (site mégalithique de 800 ans), les habitats troglodytes de Khndzoresk (occupés du XIVème siècle jusqu’à 1950) et la ville d’Erevan essentiellement bâtie en tuf volcanique.

L’observatoire de géophysique de Garni

Cet observatoire est en charge de l’étude des séismes de la région du Caucase. Le dernier séisme meurtrier de Spitak de 1998, de magnitude 6.8-6.9 fit entre 25 000 et 30 000 morts.

 

Un voyage en Arménie est reprogrammé pour l’été 2021 avec Patrick Marcel !

ARMÉNIE séjour géologique à la demande

Le Turkménistan est un pays d’Asie centrale en grande partie désertique. Sa chaîne montagneuse l’Ayrybaba culmine à 3139m et se trouve à l’extrême Est du pays.

Richesse en hydrocarbure
Le désert du Karakum, représentant 80% de la superficie du pays, est riche en pétrole et surtout en gaz naturel (il représente 12% du gaz mondial). On y trouve également de nombreux volcans de boue. Près de Darwaza se trouve la « Porte de l’Enfer », un forage gazier qui s’est effondré en 1971 en un « cratère ». D’importantes quantités de gaz nauséabonds s’y libéraient. Les ingénieurs ont décidé d’y mettre le feu, 47 ans plus tard, le brasier continue.

Sédimentation et érosion
Les reliefs sédimentaires sont variés : marins, évaporitiques, détritiques. Dans certains lieux, ils présentent d’étonnants débits en boules de taille métrique et par endroit on découvre de vastes canyons tel celui de Yangykala. Dans les contreforts de la chaîne de montagne Kopet-Dag, frontalière avec l’Iran, se trouve la grotte de Kow-Ata. Elle abrite un lac souterrain libérant du sulfure d’hydrogène recommandées pour les maladies de la peau, les rhumatismes etc…

La plus grande lagune du monde
La lagune de Kara Bogaz d’une taille de 150x120km, est visible de l’espace ! Peu profonde, elle a la caractéristique d’être dix fois plus salé que l’eau de mer. Le sel est exploité industriellement.

 

Inspiré d’un article de Jacques-Marie Bardintzeff et Sylvain Chermette paru dans Géochronique.

 

Les éruptions volcaniques fournissent un formidable sujet aux films catastrophes hollywoodiens. Citons récemment le film “Pompeï“, qui à grand renforts d’effets spéciaux revenait sur la célèbre éruption du Vésuve en 79 ap. JC, ou encore “Volcano“, fiction se déroulant à Los Angeles. Le privilège de la fiction sur le documentaire est de s’autoriser à jouer avec la vérité scientifique, tout en se basant sur un minimum de faits avérés. Un film est un savant mélange de romance, d’ajustements scénaristiques et d’honnêteté scientifique. Jacques-Marie Bardintzeff a vu le film, et commente sa crédibilité et les petits arrangements avec la science.

Aux confins de l’Océan Pacifique l’île de Pâques ou Rapa Nui est une île volcanique située à plus de 3 600km de la côte ouest de l’Amérique latine et à 4 000km de Tahiti. Lorsqu’en 1722 le capitaine hollandais Jacob Roggeveen mandaté par la compagnie hollandaise des Indes occidentales  la découvrit, Il trouva une population possédant une culture originale pour laquelle, à l’heure actuelle, toutes les interrogations n’ont pas trouvé de réponse.

En effet, l’ île de Pâques avec sa profusion de statues ou Moaï a depuis toujours suscité de nombreuses questions. D’abord l’origine de la population de l’île a été un sujet de controverse. Il semble maintenant démontré par les scientifiques que cette origine est la Polynésie et non pas, comme ont pu le croire certains chercheurs, l’Amérique du sud.

Puis les interrogations se sont portées sur les causes (multiples) du déclin des Pascuans. En effet, les raids des esclavagistes qui raflaient la population pour la vendre dans les grandes propriétés du Pérou afin de ramasser le guano ont fait disparaître des pans entiers de la culture pascuane et des traditions orales se sont perdues.

Mais comme cela a été le cas pour les pyramides égyptiennes, le transport des Moaï, de tailles et de poids colossaux est encore sujet à des recherches. Ainsi, le National Geographic se fait l’écho de l’expérience tentée in situ par deux chercheurs américains Terry Hunt et Carl Lipo de déplacer les colosses « debout ». Reliés à la statue par des cordes, deux groupes d’hommes la “balançaient” de part et d’autre pour qu’elle avance, tandis qu’un troisième la stabilisait à l’arrière.

Nous vous proposons de venir découvrir cette île avec Jacques-Marie BARDINTZEFF (volcanologue, Université Paris-Sud-Orsay) et Michèle CHERMETTE (Archéologue, Université Lyon II 1992-2008 – Enseignements à la formation continue) pour un voyage unique organisé par 80 JOURS VOYAGES sur l’île de Pâques du 23 février au 04 mars 2013.

Une nouvelle recherche géologique indique que la grande faille du Rift, qui coupe le continent africain en deux, s’est formée de façon homogène dans le temps, contrairement à ce que l’on pensait.

Ce scientifique australien Eric Roberts, de l’Université James Cook, a dirigé une équipe de géologues qui vient ainsi de reconsidérer les étapes de formation de la grande vallée du Rift africain, cette gigantesque faille d’environ 50 kilomètres de largeur qui partage l’Est africain sur 6 000 kilomètres de longueur.

L’un des éléments clé de cette étude est « la découverte, dans le Rift Rukwa, d’un lac d’environ 25 millions d’années et de dépôts fluviaux, qui préservent la cendre volcanique abondante en fossiles de vertébrés. Ces dépôts comprennent certains des premiers primates anthropoïdes jamais trouvés dans le Rift », conclut le Dr Nancy Stevens, de l’Université de l’Ohio.

Ce serait donc il y a 25 à 30 Ma qu’un soulèvement de la partie orientale de l’Afrique aurait eu lieu, réarrangeant le cours des grands fleuves comme le Congo et le Nil et créant des paysages et des climats distincts qui marquent encore l’Afrique d’aujourd’hui… Avec des conséquences importantes sur le plan paléontologique et anthropologique.

Photo : Erta Ale et Dallol (dépression du Danakil – Ethiopie)

Contactez-nous pour partir à la découverte des volcans de la dépression du Danakil

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Les scientifiques islandais s’interrogent à propos du volcan Askja car l’eau du lac Öskjuvatn qui occupe le cratère est libre de glace, contrairement à ce qui se passe normalement à cette période de l’année. Björn Oddsson, géologue de l’université des Sciences de la terre de Reykjavik rappelle qu’habituellement, le lac est pris par les glaces jusqu’au mois de juin voir juillet !

Deux hypothèses peuvent expliquer ce phénomène : une augmentation de l’activité géothermale ou la douceur de l’hiver en Islande, avec très peu de neige et un fort vent du Sud-Ouest. Les scientifiques penchent pour la première possibilité.
En effet, le Lac Myvatn qui se trouve dans la même région un peu plus au Nord et à une altitude plus basse est pris par la glace en ce moment, ce qui conforte l’hypothèse de l’augmentation de l’activité géothermale sur l’Askja.
Un autre argument plaide pour un réchauffement du lac : c’est l’un des plus profonds d’Islande (220 m) et seule une activité géothermale en profondeur est susceptible de réchauffer l’eau au point de faire fondre la glace.

Pour mémoire, l’activité géothermique de la région n’est pas nouvelle, comme l’illustre le petit lac de cratère collé au lac Öskjuvatn, qui lui est toujours chaud (tiède). Régulièrement nos groupes se baignent dans ce lac de cratère chaud ! (1er plan sur la photo)

Il n’y a actuellement pas de signes d’une éruption à court terme sur Askja mais les scientifiques font remarquer que la dernière éruption de 1961 avait été précédée d’une montée en chaleur dans le secteur. C’est pourquoi les volcanologues islandais vont intensifier la surveillance du volcan. Un avion des gardes-côtes équipé de caméras thermiques a survolé la zone mais n’a rien décelé d’anormal et il ne semble pas y avoir de montée en température autour du lac.
Deux très belles photos prises lors de ce survol sont disponibles sur le site du parc National du Vatnajökull où l’on voit le lac bleu au milieu d’un paysage entièrement recouvert de neige… dominé par le volcan Herðubreið… A voir ici

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