Après que les scientifiques ont remarqué que Öskjuvatn (lac Askja) n’a pas gelé cet hiver, Haraldur Sigurdsson, spécialiste du volcanisme islandais a rappelé que les scientifiques britanniques avaient prévu une éruption à Askja… en 2010.
Les scientifiques étudient depuis longtemps la région et en particulier le niveau du lac. Ils prédisent une éruption… mais sans pouvoir dire quand ? Toutefois, ils estiment que le volcan de donne pas les signes d’une éruption imminente.

Les scientifiques vont inspecter la zone d’ Askja après Pâques, mais les autorités demandent d’éviter d’approcher du lac, de peur que les niveaux de dioxyde de carbone puissent être dangereux.

Haraldur Sigurdsson fait remarquer qu’il n’y a pas eu d’augmentation des tremblements de terre dans la région bien que la zone reste une zone active. La dernière éruption du cratère date du 26 Octobre 1961 et a laissé de nombreux champs de ponces (photo de droite). Le lac Askja, quant à lui, a été formé lors de l’éruption 1875, et il est le plus profond en Islande (248m).
Le 10 Juillet 1907, deux scientifiques allemands, Walter von Knebel et Max Rudloff ont disparu en explorant le lac dans un petit bateau.
Le petit lac Viti (l’enfer en Islandais) mitoyen du lac d’ Askja, reste lui chaud toute l’année et permet la baignade aux plus téméraires…

Pour mémoire, ce n’est pas la première fois que le volcan se manifeste ces dernières années comme le prouve le tremblement de terre de 3.4 sur l’échelle de Richter qui a été mesuré dans la région le 14 octobre 2011 ou lorsque le niveau du petit lac (Viti) a baissé de 15 cm en quelques heures en août 2009…

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Les scientifiques islandais s’interrogent à propos du volcan Askja car l’eau du lac Öskjuvatn qui occupe le cratère est libre de glace, contrairement à ce qui se passe normalement à cette période de l’année. Björn Oddsson, géologue de l’université des Sciences de la terre de Reykjavik rappelle qu’habituellement, le lac est pris par les glaces jusqu’au mois de juin voir juillet !

Deux hypothèses peuvent expliquer ce phénomène : une augmentation de l’activité géothermale ou la douceur de l’hiver en Islande, avec très peu de neige et un fort vent du Sud-Ouest. Les scientifiques penchent pour la première possibilité.
En effet, le Lac Myvatn qui se trouve dans la même région un peu plus au Nord et à une altitude plus basse est pris par la glace en ce moment, ce qui conforte l’hypothèse de l’augmentation de l’activité géothermale sur l’Askja.
Un autre argument plaide pour un réchauffement du lac : c’est l’un des plus profonds d’Islande (220 m) et seule une activité géothermale en profondeur est susceptible de réchauffer l’eau au point de faire fondre la glace.

Pour mémoire, l’activité géothermique de la région n’est pas nouvelle, comme l’illustre le petit lac de cratère collé au lac Öskjuvatn, qui lui est toujours chaud (tiède). Régulièrement nos groupes se baignent dans ce lac de cratère chaud ! (1er plan sur la photo)

Il n’y a actuellement pas de signes d’une éruption à court terme sur Askja mais les scientifiques font remarquer que la dernière éruption de 1961 avait été précédée d’une montée en chaleur dans le secteur. C’est pourquoi les volcanologues islandais vont intensifier la surveillance du volcan. Un avion des gardes-côtes équipé de caméras thermiques a survolé la zone mais n’a rien décelé d’anormal et il ne semble pas y avoir de montée en température autour du lac.
Deux très belles photos prises lors de ce survol sont disponibles sur le site du parc National du Vatnajökull où l’on voit le lac bleu au milieu d’un paysage entièrement recouvert de neige… dominé par le volcan Herðubreið… A voir ici

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Une équipe internationale de chercheurs sous la tutelle de l’Université de Leeds a étudié l’emplacement et le comportement des chambres magmatiques au niveau des dorsales océaniques. Ils ont travaillé dans l’Afar (Ethiopie) et en Islande, les deux seules régions du globe où ces dorsales émergent à la surface de la mer.
Les résultats des études ont été publiés dans la revue Nature Geoscience ; ils apportent un nouvel éclairage sur les zones où le magma est stocké et sur ses déplacements dans les réseaux d’alimentation géologiques. Pouvoir déterminer l’emplacement et le comportement des chambres magmatiques pourrait permettre d’identifier plus rapidement les premiers signes d’une éruption volcanique.
Les scientifiques ont utilisé les images fournies par le satellite Envisat de l’Agence Spatiale Européenne pour mesurer les mouvements du sol avant, pendant et après les éruptions. Ils ont ensuite mis au point des simulations informatiques montrant le processus d’accrétion.

L’une des études a montré que les chambres magmatiques qui ont alimenté une éruption en novembre 2008 ne se trouvaient qu’à un kilomètre de profondeur alors que l’on pensait généralement qu’elles se trouvaient à plus de 3 km. Il est inhabituel de trouver des chambres magmatiques peu profondes dans des zones d’accrétion lente comme le rift de l’Afar où les plaques tectoniques s’écartent à la même vitesse que poussent les ongles de la main. Selon un scientifique qui a participé à cette étude, « il est vraiment surprenant de voir une chambre magmatique si proche de la surface de la terre dans une zone où les plaques s’écartent très lentement. Les résultats changent notre approche des volcans ».
Un autre scientifique de l’équipe a remarqué que le sol avait commencé à se soulever quatre mois avant l’éruption, sous l’augmentation de pression du magma dans l’une des chambres volcaniques. La compréhension de ces signes précurseurs est essentielle pour pouvoir prévoir les éruptions.
L’éruption de 2008 dans l’Afar va permettre aux scientifiques de mieux comprendre les phénomènes volcaniques au niveau des zones d’accrétion. La plupart de ces zones se situent, en général, à au moins deux mille mètres de profondeur, ce qui rend leur accès extrêmement difficile. Les nouvelles connaissances obtenues en Ethiopie vont aider les chercheurs à mieux comprendre les volcans islandais dont les éruptions peuvent avoir un impact sur l’Europe.

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Sources : Physorg.com – Lire l’article de Claude Grandpey ici

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En cliquant sur le lien ICI, vous pourrez voir une excellente vidéo des coulées de lave au moment où elles s’élancent vers la rupture de pente du Pali à Hawaii. On apprécie tout particulièrement l’utilisation d’un pied et la qualité des cadrages.
La vidéo a été tournée le 24 février, alors que la lave n’avait pas encore atteint la plaine côtière. C’est maintenant chose faite, mais il lui reste encore 3 km à parcourir avant d’atteindre le Pacifique !

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L’éruption sous-marine à El Hierro est maintenant terminée. C’est ce qu’a indiqué le PEVOLCA le 5 mars dans un bulletin officiel, bien qu’une faible sismicité soit encore enregistrée (voir graphique ci-dessous). En conséquence, l’alerte rouge a été levée à La Restinga et remplacée par une alerte jaune qui concerne l’ensemble de l’île. Par précaution, la zone maritime au niveau du site de l’éruption au sud de La Restinga reste interdite d’accès toutefois la zone d’exclusion est limitée au niveau de l’éruption sous-marine à un rayon de 0,5 mile (soit 900 mètres environ). Toutes les activités de pêche, les sports et loisirs y sont interdites.
La navigation dans ce secteur n’est autorisée que pour des raisons techniques ou scientifiques, uniquement avec l’autorisation préalable de la Capitainerie.
Source : Blog de Claude Grandpey ici

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Avant que la presse s’empare de l’affaire et écrive des sottises, autant dire tout de suite qu’il n’y a pas eu d’éruption du Grimsvötn en Islande. Le site Iceland Review précise que la crue glaciaire (jökulhlaup) observée dans l’après-midi du 29 janvier n’était vraisemblablement pas due à une activité du volcan sous-glaciaire mais au réchauffement brutal de la température (15°C) et aux fortes pluies (98 mm) qui ont entraîné une fonte rapide de la neige sur la glacier. La crue a endommagé des portions de la route n°1 et il est demandé aux automobilistes d’être vigilants.

Sources : Iceland Review /Claude Grandpey http://volcans.blogs-de-voyage.fr/

Photo de l’éruption du Grimsvötn au printemps 2011.

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L’éruption sous marine au sud de La Restinga se poursuit . Après avoir connu des valeurs particulièrement basses ces derniers jours, le tremor semble reprendre de la vigueur ce soir et les bouillonnements se sont intensifiés à la surface de l’océan avec des remontées de lave qui émettent de spectaculaires panaches de vapeur.  Les scientifiques de l’INGV ont indiqué que la température des gaz à l’intérieur des fragments recueillis dans la Mar de Las Calmas le 21 janvier dernier atteignait 426°C. La température de l’eau au niveau de l’émission était de 19.7°C contre 19°C ailleurs dans la mer. Cette très faible différence montre que la partie supérieure du site éruptif est encore loin de la surface.
(Source: Canaries News/C.Grandpey, http://volcans.blogs-de-voyage.fr/)

En fonction de l’évolution de l’éruption en cours, nous envisagerons d’organiser un départ “spécial éruption” pour assister au spectacle de “la naissance d’une île” si l’éruption passait du stade de sous-marine à surtseyenne. Contactez-nous pour être informé d’un éventuel prochain départ.

Pour mémoire, vous pouvez retrouver ici quelques photos lorsque le phénomène s’est produit aux îles Tonga en mars 2009

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Les autorités américaines ont annoncé que la plus forte éruption solaire observée depuis 2005 s’était déclenchée dimanche. Cette éruption a projeté dans l’espace une grosse masse coronale, autrement dit un nuage de plasma solaire au champ magnétique intense. Cette éruption se classe en catégorie 3 sur une échelle qui en compte 5.

Retrouvez l’article publié dans « Le Monde » ici.

Les aurores boréales accompagnent souvent les éruptions solaires. Depuis 2011, le soleil est dans une phase très active laissant pour cette année, comme l’année dernière, de grandes chances de profiter du spectacle fascinant que sont les aurores boréales, pour ceux qui comme nous voyageront en arctique cet hiver. D’après l’astronome Thorsteinn Saemundsson qui suit de très près les éruptions solaires, il est difficile d’estimer précisément l’arrivée des aurores boréales liées aux éruptions.

Il reste quelques places :

Aurores boréales et découverte de l’Islande (séjour accompagné du 19 au 26 février 2012).

Autotour Islande et aurores boréales.

 

Il est très difficile d’obtenir des informations sur l’éruption qui a eu lieu (et qui semble se poursuivre) sur l’archipel de Zubair, au large de la côte occidentale du Yémen. La NASA a mis en ligne deux photos du site vu depuis l’espace, avant et pendant l’éruption. Les images montrent ce qui ressemble à une nouvelle île, là où il n’y avait rien auparavant. Un volumineux panache s’échappe de cette nouvelle île.
Découvrez ICI les photos de la NASA (avant/après)
Source : http://volcans.blogs-de-voyage.fr/

Cet événement montre, si besoin était, que la zone d’extension continentale de la région reste encore très active. Pour mémoire la corne d’Afrique est une zone géologique très complexe avec le point de rencontre entre le rift de la mer rouge, celui du golf d’Aden, le grand rift Africain et un point chaud… comme en témoigne l’activité volcanique intense de la région.

Découvrez les volcans actifs du Pays Afar (Dallol, Erta Ale) lors de nos voyages en Ethiopie.
(photos)

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A vos agendas… voici les dernières conférences de J.M. Bardintzeff pour cette fin d’année 2011.

Pour mémoire, J.M. Bardintzeff est professeur au Laboratoire de Pétrographie-Volcanologie à l’Université Paris-Sud. Il est l’un des plus grands spécialistes des volcans actifs et des dynamismes éruptifs.

Il est actuellement “la référence française” en matière de volcanologie, mais son sens de la pédagogie lui permet de s’adapter à son public et de mettre à la portée de tous des phénomènes volcaniques complexes. Qualité que l’on retrouve à travers ses nombreuses interventions dans les média (France Inter, France Info, France télévision, M6, TF1, etc.), ses conférences et ses nombreux ouvrages.

Jeudi 24 novembre 2011,
20h30, École des Mines d’Alès
Renseignement : limier@supagro.inra.fr, elisabeth.sansot@mines-ales.fr 04 66 38 70 06, 06 21 01 10 82

Vendredi 2 décembre 2011,
10h, Paris 16e, “Volcans, séismes et tsunamis : la Terre en colère”
Renseignement : 01 43 80 02 43, 06 03 55 72 40, racc.association@free.fr

Mardi 6 décembre 2011,
14h, 91210 Draveil, “Les volcans et l’Homme”
Renseignement : 01 69 42 41 68

Vendredi 9 décembre 2011
En soirée, Brienne le château (à 40 km de Troyes)
Renseignement : 03 25 92 33 56, nadege.habrant@andra.fr

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