Le volcan Merapi, sur l’île de Java, est entré en éruption ce lundi 18/11, à 4h53 du matin. L’explosion a surpris les habitants, et plus de 600 familles ont rejoint les centres d’évacuation. Mais le niveau d’alerte est resté “normal”, et la plupart des familles ont retrouvé leur village dans la journée. Les volcanologues indonésiens parlent d’une éruption phréatique, certainement due aux fortes pluies qui ont touché Yogyakarta dimanche, et au séisme de magnitude 4,7 qui a été enregistré dans l’ouest de Java juste avant l’éruption. ( source : Claude Granpey ).

Le Sinabung est à nouveau entré en éruption jeudi 07/11 entre 6 heures et 9 heures (heure locale) avec un panache de cendre qui a atteint 3 km de hauteur. Les secteurs situés à l’est, au sud et au sud-est du volcan ont reçu une bonne pluie de cendre. Les retombées de cendre affectent de plus en plus les villages autour du volcan et ont tendance à dépasser le périmètre de sécurité de 3 km mis en place au début de l’éruption. Les panaches de cendre atteignent une hauteur de 4 km tandis que des avalanches pyroclastiques dévalent les flancs du volcan sur plusieurs centaines de mètres. Les villageois ont été relogés dans une zone éloignée du Sinabung, donc à l’abri du danger.
L’éruption avait été précédée d’une série de petites explosions mercredi après-midi et jeudi matin jusqu’à la crise éruptive.
Il est demandé à la population de trois villages – Sukamerian, Bekerah and Simacem- de s’éloigner afin d’éviter l’exposition à la cendre.

La dernière éruption du Sinabung a eu lieu en septembre dernier. 15 000 personnes avaient alors été évacuées et relogées dans des tentes et des bâtiments publics.
Une autre éruption avait déjà eu lieu en août 2010.

Source : Claude Granpey.

( photo 80 Jours Voyages : le Semeru, sur l’île de Java )

Décidément, l’éruption de l’Eyjafjöll en mars 2010 a des conséquences inattendues… elle sert en effet de prétexte au nouveau film de Alexandre Coffre, dont la filmographie semble faite de comédies plutôt grasses et peu subtiles, mais reconnaissons que nous n’en avons vu aucune… et laissons-lui le bénéfice du doute. Etant donnés la bande-annonce et le pitch, il semble donc que l’éruption du volcan islandais oblige un couple divorcé à prendre la route ensemble pour assister au mariage de leur fille en Grèce. Gageons donc qu’aucune image de l’ Islande ne sera visible dans le film et que de ce petit pays, les spectateurs n’apprendront rien, si ce n’est qu’il s’y trouve des volcans aux noms imprononçables. Rappelons d’ailleurs qu’Eyjafjallajökull est le nom de la calotte glaciaire qui recouvre le volcan Eyjafjöll… au nom pas si imprononçable que ça !

France 2 a diffusé le docu-fiction « Face au volcan tueur » pour le 22ème anniversaire de la disparition de Katia et Maurice Krafft.

« Le 3 juin 1991, mont Unzen, au Japon. Après 200 ans de sommeil, le volcan s’est réveillé depuis cinq jours. Journalistes, photographes, cameramen, scientifiques, politiques, ce matin-là, tous les regards sont tournés vers le volcan, suspendus aux pulsations de son coeur. Katia et Maurice Krafft, célèbres vulcanologues, aventuriers et spécialistes des volcans tueurs, s’attendent à être les témoins privilégiés d’une explosion magistrale. Avec eux, leur ami et confrère américain, Harry Glicken. Mais l’événement se transforme en drame. Les trois savants y laissent la vie avec une quarantaine d’autres personnes. »

Ce docu-fiction rappelle qu’un volcan reste dangereux, même pour des personnes aussi expérimentées que Katia et Maurice Krafft.

Le risque zéro n’existe pas lorsque l’on souhaite approcher la zone active d’un volcan mais il est vrai que l’expérience, la connaissance du terrain et le fait de placer la sécurité comme une  priorité, permettent de pallier aux dangers évitables… C’est, en tout cas, notre philosophie. N’oublions donc jamais de rester humble et prudent face aux volcans….

Ce film, qui ne rend malheureusement pas hommage aux Krafft pour leur travail et leur contribution à la connaissance des volcans, nous rappelle tout de même que nous sommes vraiment peu de chose face à la nature.

Voir le film sur France 2 Replay ICI

Notre dernière  expédition dans le désert du Danakil cet hiver s’est déroulée en mars d’où nous rapportons quelques images toujours aussi extraordinaires des deux volcans actifs, le Dallol et l’Erta Alé. Pour ce dernier, le lac de lave était à un niveau assez haut (environ 10 à 12m de profondeur), rendant son observation des plus impressionnante !

Un voyage dans la dépression du Danakil, sur les volcans Dallol et Erta Ale, est un voyage destiné à ceux qui aiment vivre des expériences uniques et découvrir des paysages surnaturels. Dans le désert Afar, une des régions les plus inaccessibles et les plus chaudes du monde, les caravanes et les travailleurs de sels forment un étonnant spectacle ; les couleurs du Dallol quant à elles ne sont égales à aucune autre, et le lac de lave de l’Erta Ale permet d’assister à un tout autre spectacle, tout aussi fascinant.

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N’attendez pas pour nous rejoindre sur l’un de nos séjours  sur les volcans d’Ethiopie en 2013/2014.

Ce volcan est situé à l’extrême ouest de l’île de São Miguel. Cette île de 65 km de long pour 16 km de large est la plus grande de l’archipel des Açores. Sur cette superficie de 744 km2, on trouve 3 stratovolcans actifs, le Fofo, le Furnas et Sete Cidades.

Ce dernier occupe à lui seul une superficie de 110km2 et culmine à 873m. Sa large et profonde caldeira, d’un diamètre de 5km et d’une profondeur de 350m, est occupée par un lac.

L’émersion de ce volcan est récente : moins de 250 000 ans. Le volcan actuel se serait construit autour de 3 éruptions paroxystiques ayant eu lieu il y a 36 000, 29 000 et 16 000 ans. L’effondrement des différentes parties de la caldeira se serait alors déroulé en 3 temps au cours de ces éruptions.

Ce complexe volcanique est encore très actif puisqu’il a connu 17 éruptions explosives dans la caldeira et 4 éruptions stromboliennes adventives au cours des 5000 dernières années. On peut aussi intégrer dans l’activité du complexe volcanique les 3 éruptions surtseyennes (éruption initialement sous-marine atteignant la surface) observées dans les temps historiques à faible distance des côtes (janvier 1811, juin 1811 et 1638) et probablement quelques éruptions sous-marines dont le nombre est très souvent sous-évalué car les moyens de détection et de surveillance sont très récents.

Aujourd’hui, l’immense cratère de sete Cidades est occupé par deux lacs qui communiquent entre eux, entourés d’une végétation luxuriante. Le site, magnifique, fait partie des atouts touristiques majeurs de l’île de São Miguel, parmi les nombreux autres attraits qu’offre l’archipel des Açores.

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Ce strato volcan situé au centre de l’île de Sao Miguel (Açores) est connu pour sa caldeira de 3km en partie occupée par un lac, le lagoa do Fogo. Il fait partie des trois strato-volcans actifs de l’île avec Sete Cidades et Furnas, qui sont reliés entre eux par la région des pics, alignement de cônes de scories.

Ce volcan haut de 947m s’étend sur une surface de 130km2 pour un volume de 44km3. On estime l’émersion du volcan à quelques 200 000 ans, mais la caldeira n’est apparue qu’il y a 35 000 ans lors d’une éruption majeure. Depuis, le volcan à connu des éruptions explosives sommitales (de type plinien et subplinien) caractérisées par des dépôts de ponces et des coulées pyroclastiques. Ainsi, les études géologiques permettent d’estimer que ces derniers 5000 ans ont connu 7 éruptions sommitales explosives et 4 manifestations stromboliennes ou effusives à la périphérie du volcan. L’une d’elle est d’ailleurs l’éruption historique du Pico Queimado qui n’a duré que 26 jours en juillet 1563. Cette dernière a été précédée de peu par une éruption explosive plinienne dans la caldeira du 26 au 30 juillet 1563.

 De nos jours, le Fogo et son lac de cratère est l’un des plus beaux sites de l’île. Une route de montagne avec  plusieurs belvédères permet d’apprécier ce paysage et le lac d’un bleu profond. Toutefois, comme de nombreux volcans il n’est pas rare que les sommets accrochent les nuages et il peut être opportun de prévoir la visite du Lagoa do Fogo le matin. Il est possible par un sentier escarper de descendre jusqu’au bord du lac.

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C’est vers 7 heures du matin le 17 septembre 1957, à un kilomètre de la côte, face au phare, que l’éruption volcanique du Capelinos a fait surface. En réalité, le phénomène sous-marin avait commencé bien plus tôt : plusieurs centaines de tremors avaient été mesurés dans les 2 semaines précédentes.

 Le phénomène éruptif dura plusieurs mois. Fin octobre 1957, l’îlot de cendres et de dépôts volcaniques nommé ilha nova (nouvelle île) disparaît soudainement pour laisser place quelques jours plus tard à un regain d’activité qui donnera naissance à une seconde île… qui  finira très vite submergée à son tour.

 Ce n’est que début novembre qu’une troisième île plus importante fait son apparition. La quantité de cendres projetées forme alors un isthme en rejoignant la côte de Faial.

 Le 16 décembre de la même année, on observe à la surface une éphémère coulée de lave incandescente, mais l’activité explosive sous-marine reste prédominante. En effet, jusqu’en mai 1958, c’est un volcanisme de type surtseyien qui va caractériser cette éruption malgré l’observation de quelques coulées de surface sporadiques.

 Le 12 mai 1958, l’île de Faial est secouée par un violent séisme et malgré quelques manifestations volcaniques sur le volcan principal de l’île, c’est à Capelinos que les conséquences sont les plus importantes : on y voit ainsi apparaître un lac de lave de type hawaïen. Cette manifestation volcanique va être de très courte durée et rapidement remplacée par une forte activité explosive entraînant de fortes retombées de ponces, de bombes et de lapillis et par l’éjection de plus de 1000 mètres cubes de laves basaltiques à une température proche des 1100°C, modifiant à jamais le paysage de l’ouest de l’île.

 Capelinos est l’une des éruptions surtseyennes, née d’une activité sous-marine évoluant vers une éruption aérienne qui a pu être observée en continu et étudiée par les scientifiques.

 Malgré le violent séisme, aucune victime n’a été déplorée : le village de pêcheurs a été rapidement évacué. Toutefois, effrayés par ce phénomène peu connu, des milliers d’habitants de l’île ont fuit vers les Etats-Unis à la recherche d’une vie meilleure…

 Ces dernières années, l’océan a commencé son travail d’érosion des roches les plus fragiles alors que parallèlement, la vie sous marine et terrestre commence à prendre possession de ces nouvelles terres. Le phare, qui domine cette nouvelle presqu’île, a perdu son utilité première. Aujourd’hui partiellement enseveli, il a récemment été restauré et aménagé en centre d’interprétation volcanique, et accueille les visiteurs en détaillant l’histoire de cette éruption volcanique peu commune.

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Le volcanologue et professeur des universités Jacques-Marie Bardintzeff a écrit de nombreux livres et articles scientifiques, en tant que spécialiste des risques naturels dans le monde. Mais il se consacre également aux livres pour enfants, dont le dernier, « Le volcan se réveille », vient de sortir aux éditions du Pommier. Le livre est illustré par Amélie Dufour, diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2002, et raconte l’histoire de Jacky, Michèle et Litchi, qui, invités par leur cousin qui vit en Afrique près de la montagne soufrée, vont assister à son éruption… le volcanisme expliqué aux enfants, c’est le but de cet ouvrage de la collection des mini-pommes.

« Le volcan se réveille »
Livre pour enfants
De Jacques-Marie Bardintzeff, illustrations Amélie Dufour
Le Pommier, 48 pages, 14,90 €

Découvrez notre voyage à l’Île de Pâques accompagné par Jacques-Marie Bardintzeff

Une nouvelle recherche géologique indique que la grande faille du Rift, qui coupe le continent africain en deux, s’est formée de façon homogène dans le temps, contrairement à ce que l’on pensait.

Ce scientifique australien Eric Roberts, de l’Université James Cook, a dirigé une équipe de géologues qui vient ainsi de reconsidérer les étapes de formation de la grande vallée du Rift africain, cette gigantesque faille d’environ 50 kilomètres de largeur qui partage l’Est africain sur 6 000 kilomètres de longueur.

L’un des éléments clé de cette étude est « la découverte, dans le Rift Rukwa, d’un lac d’environ 25 millions d’années et de dépôts fluviaux, qui préservent la cendre volcanique abondante en fossiles de vertébrés. Ces dépôts comprennent certains des premiers primates anthropoïdes jamais trouvés dans le Rift », conclut le Dr Nancy Stevens, de l’Université de l’Ohio.

Ce serait donc il y a 25 à 30 Ma qu’un soulèvement de la partie orientale de l’Afrique aurait eu lieu, réarrangeant le cours des grands fleuves comme le Congo et le Nil et créant des paysages et des climats distincts qui marquent encore l’Afrique d’aujourd’hui… Avec des conséquences importantes sur le plan paléontologique et anthropologique.

Photo : Erta Ale et Dallol (dépression du Danakil – Ethiopie)

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