Ce volcan est situé à l’extrême ouest de l’île de São Miguel. Cette île de 65 km de long pour 16 km de large est la plus grande de l’archipel des Açores. Sur cette superficie de 744 km2, on trouve 3 stratovolcans actifs, le Fofo, le Furnas et Sete Cidades.

Ce dernier occupe à lui seul une superficie de 110km2 et culmine à 873m. Sa large et profonde caldeira, d’un diamètre de 5km et d’une profondeur de 350m, est occupée par un lac.

L’émersion de ce volcan est récente : moins de 250 000 ans. Le volcan actuel se serait construit autour de 3 éruptions paroxystiques ayant eu lieu il y a 36 000, 29 000 et 16 000 ans. L’effondrement des différentes parties de la caldeira se serait alors déroulé en 3 temps au cours de ces éruptions.

Ce complexe volcanique est encore très actif puisqu’il a connu 17 éruptions explosives dans la caldeira et 4 éruptions stromboliennes adventives au cours des 5000 dernières années. On peut aussi intégrer dans l’activité du complexe volcanique les 3 éruptions surtseyennes (éruption initialement sous-marine atteignant la surface) observées dans les temps historiques à faible distance des côtes (janvier 1811, juin 1811 et 1638) et probablement quelques éruptions sous-marines dont le nombre est très souvent sous-évalué car les moyens de détection et de surveillance sont très récents.

Aujourd’hui, l’immense cratère de sete Cidades est occupé par deux lacs qui communiquent entre eux, entourés d’une végétation luxuriante. Le site, magnifique, fait partie des atouts touristiques majeurs de l’île de São Miguel, parmi les nombreux autres attraits qu’offre l’archipel des Açores.

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Ce strato volcan situé au centre de l’île de Sao Miguel (Açores) est connu pour sa caldeira de 3km en partie occupée par un lac, le lagoa do Fogo. Il fait partie des trois strato-volcans actifs de l’île avec Sete Cidades et Furnas, qui sont reliés entre eux par la région des pics, alignement de cônes de scories.

Ce volcan haut de 947m s’étend sur une surface de 130km2 pour un volume de 44km3. On estime l’émersion du volcan à quelques 200 000 ans, mais la caldeira n’est apparue qu’il y a 35 000 ans lors d’une éruption majeure. Depuis, le volcan à connu des éruptions explosives sommitales (de type plinien et subplinien) caractérisées par des dépôts de ponces et des coulées pyroclastiques. Ainsi, les études géologiques permettent d’estimer que ces derniers 5000 ans ont connu 7 éruptions sommitales explosives et 4 manifestations stromboliennes ou effusives à la périphérie du volcan. L’une d’elle est d’ailleurs l’éruption historique du Pico Queimado qui n’a duré que 26 jours en juillet 1563. Cette dernière a été précédée de peu par une éruption explosive plinienne dans la caldeira du 26 au 30 juillet 1563.

 De nos jours, le Fogo et son lac de cratère est l’un des plus beaux sites de l’île. Une route de montagne avec  plusieurs belvédères permet d’apprécier ce paysage et le lac d’un bleu profond. Toutefois, comme de nombreux volcans il n’est pas rare que les sommets accrochent les nuages et il peut être opportun de prévoir la visite du Lagoa do Fogo le matin. Il est possible par un sentier escarper de descendre jusqu’au bord du lac.

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C’est vers 7 heures du matin le 17 septembre 1957, à un kilomètre de la côte, face au phare, que l’éruption volcanique du Capelinos a fait surface. En réalité, le phénomène sous-marin avait commencé bien plus tôt : plusieurs centaines de tremors avaient été mesurés dans les 2 semaines précédentes.

 Le phénomène éruptif dura plusieurs mois. Fin octobre 1957, l’îlot de cendres et de dépôts volcaniques nommé ilha nova (nouvelle île) disparaît soudainement pour laisser place quelques jours plus tard à un regain d’activité qui donnera naissance à une seconde île… qui  finira très vite submergée à son tour.

 Ce n’est que début novembre qu’une troisième île plus importante fait son apparition. La quantité de cendres projetées forme alors un isthme en rejoignant la côte de Faial.

 Le 16 décembre de la même année, on observe à la surface une éphémère coulée de lave incandescente, mais l’activité explosive sous-marine reste prédominante. En effet, jusqu’en mai 1958, c’est un volcanisme de type surtseyien qui va caractériser cette éruption malgré l’observation de quelques coulées de surface sporadiques.

 Le 12 mai 1958, l’île de Faial est secouée par un violent séisme et malgré quelques manifestations volcaniques sur le volcan principal de l’île, c’est à Capelinos que les conséquences sont les plus importantes : on y voit ainsi apparaître un lac de lave de type hawaïen. Cette manifestation volcanique va être de très courte durée et rapidement remplacée par une forte activité explosive entraînant de fortes retombées de ponces, de bombes et de lapillis et par l’éjection de plus de 1000 mètres cubes de laves basaltiques à une température proche des 1100°C, modifiant à jamais le paysage de l’ouest de l’île.

 Capelinos est l’une des éruptions surtseyennes, née d’une activité sous-marine évoluant vers une éruption aérienne qui a pu être observée en continu et étudiée par les scientifiques.

 Malgré le violent séisme, aucune victime n’a été déplorée : le village de pêcheurs a été rapidement évacué. Toutefois, effrayés par ce phénomène peu connu, des milliers d’habitants de l’île ont fuit vers les Etats-Unis à la recherche d’une vie meilleure…

 Ces dernières années, l’océan a commencé son travail d’érosion des roches les plus fragiles alors que parallèlement, la vie sous marine et terrestre commence à prendre possession de ces nouvelles terres. Le phare, qui domine cette nouvelle presqu’île, a perdu son utilité première. Aujourd’hui partiellement enseveli, il a récemment été restauré et aménagé en centre d’interprétation volcanique, et accueille les visiteurs en détaillant l’histoire de cette éruption volcanique peu commune.

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Le volcanologue et professeur des universités Jacques-Marie Bardintzeff a écrit de nombreux livres et articles scientifiques, en tant que spécialiste des risques naturels dans le monde. Mais il se consacre également aux livres pour enfants, dont le dernier, « Le volcan se réveille », vient de sortir aux éditions du Pommier. Le livre est illustré par Amélie Dufour, diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2002, et raconte l’histoire de Jacky, Michèle et Litchi, qui, invités par leur cousin qui vit en Afrique près de la montagne soufrée, vont assister à son éruption… le volcanisme expliqué aux enfants, c’est le but de cet ouvrage de la collection des mini-pommes.

« Le volcan se réveille »
Livre pour enfants
De Jacques-Marie Bardintzeff, illustrations Amélie Dufour
Le Pommier, 48 pages, 14,90 €

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Une nouvelle recherche géologique indique que la grande faille du Rift, qui coupe le continent africain en deux, s’est formée de façon homogène dans le temps, contrairement à ce que l’on pensait.

Ce scientifique australien Eric Roberts, de l’Université James Cook, a dirigé une équipe de géologues qui vient ainsi de reconsidérer les étapes de formation de la grande vallée du Rift africain, cette gigantesque faille d’environ 50 kilomètres de largeur qui partage l’Est africain sur 6 000 kilomètres de longueur.

L’un des éléments clé de cette étude est « la découverte, dans le Rift Rukwa, d’un lac d’environ 25 millions d’années et de dépôts fluviaux, qui préservent la cendre volcanique abondante en fossiles de vertébrés. Ces dépôts comprennent certains des premiers primates anthropoïdes jamais trouvés dans le Rift », conclut le Dr Nancy Stevens, de l’Université de l’Ohio.

Ce serait donc il y a 25 à 30 Ma qu’un soulèvement de la partie orientale de l’Afrique aurait eu lieu, réarrangeant le cours des grands fleuves comme le Congo et le Nil et créant des paysages et des climats distincts qui marquent encore l’Afrique d’aujourd’hui… Avec des conséquences importantes sur le plan paléontologique et anthropologique.

Photo : Erta Ale et Dallol (dépression du Danakil – Ethiopie)

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Après que les scientifiques ont remarqué que Öskjuvatn (lac Askja) n’a pas gelé cet hiver, Haraldur Sigurdsson, spécialiste du volcanisme islandais a rappelé que les scientifiques britanniques avaient prévu une éruption à Askja… en 2010.
Les scientifiques étudient depuis longtemps la région et en particulier le niveau du lac. Ils prédisent une éruption… mais sans pouvoir dire quand ? Toutefois, ils estiment que le volcan de donne pas les signes d’une éruption imminente.

Les scientifiques vont inspecter la zone d’ Askja après Pâques, mais les autorités demandent d’éviter d’approcher du lac, de peur que les niveaux de dioxyde de carbone puissent être dangereux.

Haraldur Sigurdsson fait remarquer qu’il n’y a pas eu d’augmentation des tremblements de terre dans la région bien que la zone reste une zone active. La dernière éruption du cratère date du 26 Octobre 1961 et a laissé de nombreux champs de ponces (photo de droite). Le lac Askja, quant à lui, a été formé lors de l’éruption 1875, et il est le plus profond en Islande (248m).
Le 10 Juillet 1907, deux scientifiques allemands, Walter von Knebel et Max Rudloff ont disparu en explorant le lac dans un petit bateau.
Le petit lac Viti (l’enfer en Islandais) mitoyen du lac d’ Askja, reste lui chaud toute l’année et permet la baignade aux plus téméraires…

Pour mémoire, ce n’est pas la première fois que le volcan se manifeste ces dernières années comme le prouve le tremblement de terre de 3.4 sur l’échelle de Richter qui a été mesuré dans la région le 14 octobre 2011 ou lorsque le niveau du petit lac (Viti) a baissé de 15 cm en quelques heures en août 2009…

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Les scientifiques islandais s’interrogent à propos du volcan Askja car l’eau du lac Öskjuvatn qui occupe le cratère est libre de glace, contrairement à ce qui se passe normalement à cette période de l’année. Björn Oddsson, géologue de l’université des Sciences de la terre de Reykjavik rappelle qu’habituellement, le lac est pris par les glaces jusqu’au mois de juin voir juillet !

Deux hypothèses peuvent expliquer ce phénomène : une augmentation de l’activité géothermale ou la douceur de l’hiver en Islande, avec très peu de neige et un fort vent du Sud-Ouest. Les scientifiques penchent pour la première possibilité.
En effet, le Lac Myvatn qui se trouve dans la même région un peu plus au Nord et à une altitude plus basse est pris par la glace en ce moment, ce qui conforte l’hypothèse de l’augmentation de l’activité géothermale sur l’Askja.
Un autre argument plaide pour un réchauffement du lac : c’est l’un des plus profonds d’Islande (220 m) et seule une activité géothermale en profondeur est susceptible de réchauffer l’eau au point de faire fondre la glace.

Pour mémoire, l’activité géothermique de la région n’est pas nouvelle, comme l’illustre le petit lac de cratère collé au lac Öskjuvatn, qui lui est toujours chaud (tiède). Régulièrement nos groupes se baignent dans ce lac de cratère chaud ! (1er plan sur la photo)

Il n’y a actuellement pas de signes d’une éruption à court terme sur Askja mais les scientifiques font remarquer que la dernière éruption de 1961 avait été précédée d’une montée en chaleur dans le secteur. C’est pourquoi les volcanologues islandais vont intensifier la surveillance du volcan. Un avion des gardes-côtes équipé de caméras thermiques a survolé la zone mais n’a rien décelé d’anormal et il ne semble pas y avoir de montée en température autour du lac.
Deux très belles photos prises lors de ce survol sont disponibles sur le site du parc National du Vatnajökull où l’on voit le lac bleu au milieu d’un paysage entièrement recouvert de neige… dominé par le volcan Herðubreið… A voir ici

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Une équipe internationale de chercheurs sous la tutelle de l’Université de Leeds a étudié l’emplacement et le comportement des chambres magmatiques au niveau des dorsales océaniques. Ils ont travaillé dans l’Afar (Ethiopie) et en Islande, les deux seules régions du globe où ces dorsales émergent à la surface de la mer.
Les résultats des études ont été publiés dans la revue Nature Geoscience ; ils apportent un nouvel éclairage sur les zones où le magma est stocké et sur ses déplacements dans les réseaux d’alimentation géologiques. Pouvoir déterminer l’emplacement et le comportement des chambres magmatiques pourrait permettre d’identifier plus rapidement les premiers signes d’une éruption volcanique.
Les scientifiques ont utilisé les images fournies par le satellite Envisat de l’Agence Spatiale Européenne pour mesurer les mouvements du sol avant, pendant et après les éruptions. Ils ont ensuite mis au point des simulations informatiques montrant le processus d’accrétion.

L’une des études a montré que les chambres magmatiques qui ont alimenté une éruption en novembre 2008 ne se trouvaient qu’à un kilomètre de profondeur alors que l’on pensait généralement qu’elles se trouvaient à plus de 3 km. Il est inhabituel de trouver des chambres magmatiques peu profondes dans des zones d’accrétion lente comme le rift de l’Afar où les plaques tectoniques s’écartent à la même vitesse que poussent les ongles de la main. Selon un scientifique qui a participé à cette étude, « il est vraiment surprenant de voir une chambre magmatique si proche de la surface de la terre dans une zone où les plaques s’écartent très lentement. Les résultats changent notre approche des volcans ».
Un autre scientifique de l’équipe a remarqué que le sol avait commencé à se soulever quatre mois avant l’éruption, sous l’augmentation de pression du magma dans l’une des chambres volcaniques. La compréhension de ces signes précurseurs est essentielle pour pouvoir prévoir les éruptions.
L’éruption de 2008 dans l’Afar va permettre aux scientifiques de mieux comprendre les phénomènes volcaniques au niveau des zones d’accrétion. La plupart de ces zones se situent, en général, à au moins deux mille mètres de profondeur, ce qui rend leur accès extrêmement difficile. Les nouvelles connaissances obtenues en Ethiopie vont aider les chercheurs à mieux comprendre les volcans islandais dont les éruptions peuvent avoir un impact sur l’Europe.

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Sources : Physorg.com – Lire l’article de Claude Grandpey ici

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En cliquant sur le lien ICI, vous pourrez voir une excellente vidéo des coulées de lave au moment où elles s’élancent vers la rupture de pente du Pali à Hawaii. On apprécie tout particulièrement l’utilisation d’un pied et la qualité des cadrages.
La vidéo a été tournée le 24 février, alors que la lave n’avait pas encore atteint la plaine côtière. C’est maintenant chose faite, mais il lui reste encore 3 km à parcourir avant d’atteindre le Pacifique !

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L’éruption sous-marine à El Hierro est maintenant terminée. C’est ce qu’a indiqué le PEVOLCA le 5 mars dans un bulletin officiel, bien qu’une faible sismicité soit encore enregistrée (voir graphique ci-dessous). En conséquence, l’alerte rouge a été levée à La Restinga et remplacée par une alerte jaune qui concerne l’ensemble de l’île. Par précaution, la zone maritime au niveau du site de l’éruption au sud de La Restinga reste interdite d’accès toutefois la zone d’exclusion est limitée au niveau de l’éruption sous-marine à un rayon de 0,5 mile (soit 900 mètres environ). Toutes les activités de pêche, les sports et loisirs y sont interdites.
La navigation dans ce secteur n’est autorisée que pour des raisons techniques ou scientifiques, uniquement avec l’autorisation préalable de la Capitainerie.
Source : Blog de Claude Grandpey ici

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