Un nouvel essaim sismique est en cours depuis mardi soir au niveau du glacier Myrdalsjökull sous lequel se cache le volcan Katla. Les événements ne sont pas très violents (un seul dépasse M 2). Ils se situent à faible profondeur (entre 3 et 7 km). Il est très difficile d’interpréter cette sismicité. Elle peut être due à une intrusion magmatique mais aussi correspondre à une augmentation de l’activité hydrothermale, comme ce fut le cas il y a quelques mois.

Source : Blog de Claude Grandpey / Met Office islandais (voir la carte)

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Photos: Éruption de l’Eyjafjallajökull en 2010.

Les scientifiques islandais s’interrogent à propos du volcan Askja car l’eau du lac Öskjuvatn qui occupe le cratère est libre de glace, contrairement à ce qui se passe normalement à cette période de l’année. Björn Oddsson, géologue de l’université des Sciences de la terre de Reykjavik rappelle qu’habituellement, le lac est pris par les glaces jusqu’au mois de juin voir juillet !

Deux hypothèses peuvent expliquer ce phénomène : une augmentation de l’activité géothermale ou la douceur de l’hiver en Islande, avec très peu de neige et un fort vent du Sud-Ouest. Les scientifiques penchent pour la première possibilité.
En effet, le Lac Myvatn qui se trouve dans la même région un peu plus au Nord et à une altitude plus basse est pris par la glace en ce moment, ce qui conforte l’hypothèse de l’augmentation de l’activité géothermale sur l’Askja.
Un autre argument plaide pour un réchauffement du lac : c’est l’un des plus profonds d’Islande (220 m) et seule une activité géothermale en profondeur est susceptible de réchauffer l’eau au point de faire fondre la glace.

Pour mémoire, l’activité géothermique de la région n’est pas nouvelle, comme l’illustre le petit lac de cratère collé au lac Öskjuvatn, qui lui est toujours chaud (tiède). Régulièrement nos groupes se baignent dans ce lac de cratère chaud ! (1er plan sur la photo)

Il n’y a actuellement pas de signes d’une éruption à court terme sur Askja mais les scientifiques font remarquer que la dernière éruption de 1961 avait été précédée d’une montée en chaleur dans le secteur. C’est pourquoi les volcanologues islandais vont intensifier la surveillance du volcan. Un avion des gardes-côtes équipé de caméras thermiques a survolé la zone mais n’a rien décelé d’anormal et il ne semble pas y avoir de montée en température autour du lac.
Deux très belles photos prises lors de ce survol sont disponibles sur le site du parc National du Vatnajökull où l’on voit le lac bleu au milieu d’un paysage entièrement recouvert de neige… dominé par le volcan Herðubreið… A voir ici

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Une équipe internationale de chercheurs sous la tutelle de l’Université de Leeds a étudié l’emplacement et le comportement des chambres magmatiques au niveau des dorsales océaniques. Ils ont travaillé dans l’Afar (Ethiopie) et en Islande, les deux seules régions du globe où ces dorsales émergent à la surface de la mer.
Les résultats des études ont été publiés dans la revue Nature Geoscience ; ils apportent un nouvel éclairage sur les zones où le magma est stocké et sur ses déplacements dans les réseaux d’alimentation géologiques. Pouvoir déterminer l’emplacement et le comportement des chambres magmatiques pourrait permettre d’identifier plus rapidement les premiers signes d’une éruption volcanique.
Les scientifiques ont utilisé les images fournies par le satellite Envisat de l’Agence Spatiale Européenne pour mesurer les mouvements du sol avant, pendant et après les éruptions. Ils ont ensuite mis au point des simulations informatiques montrant le processus d’accrétion.

L’une des études a montré que les chambres magmatiques qui ont alimenté une éruption en novembre 2008 ne se trouvaient qu’à un kilomètre de profondeur alors que l’on pensait généralement qu’elles se trouvaient à plus de 3 km. Il est inhabituel de trouver des chambres magmatiques peu profondes dans des zones d’accrétion lente comme le rift de l’Afar où les plaques tectoniques s’écartent à la même vitesse que poussent les ongles de la main. Selon un scientifique qui a participé à cette étude, « il est vraiment surprenant de voir une chambre magmatique si proche de la surface de la terre dans une zone où les plaques s’écartent très lentement. Les résultats changent notre approche des volcans ».
Un autre scientifique de l’équipe a remarqué que le sol avait commencé à se soulever quatre mois avant l’éruption, sous l’augmentation de pression du magma dans l’une des chambres volcaniques. La compréhension de ces signes précurseurs est essentielle pour pouvoir prévoir les éruptions.
L’éruption de 2008 dans l’Afar va permettre aux scientifiques de mieux comprendre les phénomènes volcaniques au niveau des zones d’accrétion. La plupart de ces zones se situent, en général, à au moins deux mille mètres de profondeur, ce qui rend leur accès extrêmement difficile. Les nouvelles connaissances obtenues en Ethiopie vont aider les chercheurs à mieux comprendre les volcans islandais dont les éruptions peuvent avoir un impact sur l’Europe.

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Sources : Physorg.com – Lire l’article de Claude Grandpey ici

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L’accident nucléaire de la centrale de Fukushima au Japon donne lieu à beaucoup de débats sur le choix du nucléaire comme important fournisseur d’énergie électrique. A la suite de cette catastrophe, beaucoup de pays s’interrogent sur l’opportunité de « sortir du nucléaire » !

Le Japon, placé sur une zone tectonique importante est sujet à de nombreuses manifestations tels que tremblements de terre et éruptions volcaniques dont les tsunamis sont malheureusement parfois l’une des conséquences. Le « choix de l’atome » pour un pays dans une telle situation géographique est maintenant largement critiqué.

L’Islande, autre pays placé à cheval entre deux plaques tectoniques, a fait le choix d’utiliser « les forces de la nature » pour la production d’électricité. Ainsi, le pays est alimenté par de nombreuses centrales géothermiques utilisant la chaleur de la terre et par des barrages hydroélectriques.

Un ambitieux projet de construction d’un câble-sous marin permettant à l’électricité Islandaise de rejoindre l’Europe continentale est en réflexion sur l’île dont l’exportation d’électricité pourrait être un pas de  plus vers la sortie de la crise économique qui frappe le pays depuis 2008.

L’Islande étudie les potentiels pays de destination de son câble géant, qui pourrait mesurer entre 1.200 et 1.900 kilomètres de long. Royaume-Uni, Norvège, Pays-Bas ou Allemagne sont des candidats potentiels. Toutefois, aucune décision ne devrait être prise avant quatre ou cinq ans, a précisé la porte-parole de la compagnie nationale d’électricité islandaise Landsvirkjun, bien que les recherches quant à la faisabilité de ce câble géant soient sur le point de s’achever.

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