Les volcans continuent à émettre du gaz: vols de surveillance des gaz volcaniques .

Environ une fois par mois, nous prévoyons d’effectuer des mesures atmosphériques de dioxyde de soufre (SO2), de dioxyde de carbone (CO2) et de sulfure d’hydrogène (H2S) émis par les volcans actifs. Les conditions chaudes et humides de cet été nous ont contrarié, mais la semaine dernière nous avons fait des vols réussis sur White Island (Whakaari), Ruapehu et Ngauruhoe. La production de gaz n’a pas beaucoup varié sur chacun des des volcans.

Les conditions étaient vraiment bonnes sur le Ruapehu et de très bonnes données ont été obtenues. Il y a une légère augmentation de la production de gaz; mais cela est bien dans la gamme habituelle . Le lac de cratère est apparu avec une couleur gris clair, calme , sans convection ou remontée d’eau. La température du lac est actuellement de 23 ºC. Les bonnes conditions a également permis que les données soient collectées sur le Ngauruhoe. La production de gaz à partir du Ngauruhoe est très faible, donc s’il y a du vent turbulent, nous pouvons souvent ne pas obtenir de résultat. La valeur du dioxyde de carbone (CO2) montre une augmentation, mais nous attribuons ceci surtout pour les bonnes conditions. Elles n’étaient pas si bonnes pendant le vol précédent.
De l’avion , sur White Island, nous avons pu constater qu’ il y a eu une diminution de la production de gaz qui allait de 36 à 55% de moins que le résultat de Février. Le vent sur le volcan était léger et variable. Cela ne suffit pas pour que le gaz soient très dispersés au-dessus du volcan et difficiles à mesurer. Les données aéroportées correspondaient aux données DOAS pour le même jour. Aucun changement n’a été noté dans le lac de cratère.

À propos des vols de surveillance.
Nous utilisons plusieurs techniques pour surveiller et évaluer les émissions de gaz volcanique de nos volcans actifs. Environ une fois par mois, nous prévoyons d’effectuer des mesures atmosphériques de dioxyde de soufre (SO2), de dioxyde de carbone (CO2) et de sulfure d’hydrogène (H2S) issus des volcans.
Deux spectromètres de gaz DOAS SO2 sont également installés sur l’île White , qui , dans des conditions favorables mesurent la production de gaz de dioxyde de soufre (SO2). Nous pouvons obtenir des données 3 à 5 jours par semaine.

11/04/2016. White Island , Ruapehu , Ngauruhoe , Nouvelle Zelande :

Source : Geonet ( Brad Scott )

26/04/2015. Piton de la Fournaise, Ngauruhoe, Popocatepetl .
26/04/2015.

Piton de la Fournaise, La Réunion :

Depuis la fin de l’éruption du 4 février, qui avait duré douze jours, le piton de la Fournaise n’a pas relâché la pression : en deux mois, l’observatoire volcanologique vient d’enregistrer 168 séismes profonds, entre 1 et 7 kilomètres sous le niveau de la mer.

La situation est inhabituelle au piton de la Fournaise et il s’agit d’événements « assez rares » souligne l’équipe scientifique de Bourg-Murat : alors que moins de 600 séismes profonds ont été comptabilisés en dix ans (depuis 2004), soit 4 par mois en moyenne, on en a dénombré 80 par mois entre le 16 février et le 22 avril dernier, 168 exactement. Dans le même temps, au contraire, les séismes superficiels se comptent sur les doigts des deux mains.

piton de la fournaise

« On sait qu’il se passe quelque chose, explique Nicolas Villeneuve, directeur de l’observatoire. Et ils sont localisés essentiellement vers – 5 kilomètres. » La comparaison est tentante avec la situation qui a précédé la mémorable éruption du piton Kapor (qualifiée d’« éruption du siècle »), car ces séismes sont distribués « le long du conduit de 1998 », année de cette éruption. Mais ces séismes sont cependant beaucoup plus faibles que ceux qui avaient précédé la crise éruptive de 1998. Les scientifiques s’interrogent donc sur la signification de ces événements qui pourraient suggérer le début du remplissage d’une chambre magmatique assez profonde, tandis qu’aucun signe de remplissage plus classique d’une chambre située vers – 2 kilomètres n’est observé.

Les scientifiques scrutent donc les signes d’une éventuelle migration du magma dans l’édifice volcanique, en se gardant de pronostiquer une nouvelle éruption, car il n’y a aucun signal clair en l’état actuel, même si les événements actuels pourraient contribuer à mettre en pression des zones de stockage du magma plus superficielles.

fournaise

D’autres indices sont là cependant, comme le « gonflement continu du cône sommital » et la « présence de gaz magmatiques ». Ces derniers proviennent de deux sources qui confortent les observations sismologiques : le SO2 (dioxyde de soufre) est d’origine profonde (-5 km) tandis que H2S (hydrogène sulfuré) est plus superficiel. L’augmentation de ce dernier « pourrait résulter d’une perturbation du système hydrothermal. Ce dernier processus pourrait contribuer à la source de surpression détectée à faible profondeur sous le sommet ».

Enfin, les flux de CO2 (dioxyde de carbone) tendent à augmenter depuis le 15 avril, sur la zone de rift Nord 120 (zone de « faiblesse » ainsi repérée et constituée par l’axe volcanique entre le sommet du piton de la Fournaise et le piton des Neiges, orienté nord-ouest).

Source : François Martel-Asselin – clicanoo.re
Photos : Fournaise info , Iloha.fr

 

Ngauruhoe, Nouvelle Zélande :

L’agitation volcanique du Ngauruhoe a diminué à des niveaux de fond représentatifs au cours des trois dernières semaines. Le nombre de tremblements de terre volcaniques enregistrées près du volcan est maintenant au nombre de base typique . Aucun autre indicateur d’agitation n’a été détecté . Le GeoNet réduit donc l’alerte volcanique au niveau 0 (pas de l’activité volcanique) du niveau 1 (troubles mineur).

le-volcan-ngauruhoe

Cela fait maintenant trois semaines que le GeoNet avait enregistré un nombre légèrement inhabituels de tremblements de terre volcaniques peu profonds sur le Ngauruhoe, indiquant une activité volcanique. En outre, aucune température du sol anormale ou un niveau inhabituel d’ émissions de gaz n’ont été détectés au sommet, au cours des visites, indiquant que les troubles mineurs intervenus récemment sur le Ngauruhoe ont maintenant cessé. Le GNS science continue de surveiller étroitement le Ngauruhoe et les autres volcans actifs à travers le projet GeoNetLe niveau d ‘alerte volcanique avait été relevé au niveau 1 du niveau 0 le 20 Mars en réponse aux changements d’activité des tremblements de terre volcaniques. En Mars, le nombre d’événements par jour avait varié de 1 à 67, ce qui était similaire aux épisodes précédents de troubles mineurs entre 2006 et 2010.

Le code couleur pour l’aviation du Ngauruhoe reste au vert.

Source : geonet.org.nz
Photo :Geo

 

Popocatepetl, Mexique :

11:00 AM 25 Avril (25 Avril 16h00 TU)
Dans les dernières 24 heures , le système de surveillance du volcan Popocatepetl a enregistré 57 exhalaisons de faible intensité, qui ont été principalement soutenues par les émissions de vapeur d’eau et de gaz. Les plus importantes ont eu lieu à 15h07 et 15h38 , et ce matin à 03h16, 03h43 et 8:00h .
En outre, deux tremblements de terre volcanotectoniques à 22h51 et 22h52 hier, de grandeur inférieure à M2 ont été détectés.

popocatepetl

La plupart du temps couvert , jusqu’au présent rapport, le volcan est resté avec une faible émission de gaz et de vapeur vers le nord . Une incandescence, de nuit , a été observée dans le cratère , qui a augmenté quand les exhalaisons se produisaient.Au moment de ce rapport il n’y a pas de visibilité sur le volcan, mais ce matin, il a été observé , avec une émission constante de vapeur d’eau et de gaz vers le nord.
Le niveau d’Alerte volcanique du Popocatepetl est situé à Amarillo Phase 2.

Source : Cenapred .
Photo : Erik Gomez Tochimani