Alors que l’équipe de Brennan Phillips étudiant le volcan sous-marin Kavachi au large des îles Salomon, c’est en plongeant des robots équipés de caméras dans le cratère du volcan que les chercheurs ont pu découvrir une scène plutôt surprenante : Des requins nagent dans le cratère dans une eau est très chaude et surtout très acide. Ils ont pu également observer deux espèces de requins, une espèce de raie et des poissons côtiers.

Le Kavachi est un volcan très actif depuis 1939 et qui attire la curiosité des chercheurs. C’est ainsi que l’équipe s’est trouvée assez peu rassurée devant la possibilité que le volcan entre en éruption bien que quelques signes avant coureurs puissent indiquer une éruption imminente. Ce qui interpelle le plus ces scientifiques, c’est l’idée que des requins et autres animaux aquatiques soient alors susceptibles de ressentir et donc d’anticiper une éruption imminente.

Brennan Phillips souhaite installer des caméras et un observatoire sismique de façon permanente au Kavachi afin de découvrir le comportement des habitants du cratère face à une activité volcanique.

La vidéo de l’expédition : Vidéo du cratère du Kavachi et des requins.

Également à propos des requins (sans cruauté animale) : Une Go pro embarquée sur l’aileron d’un requin marteau.

 

 

Trois scientifiques partent à la découverte du Mont Blanc. Ce documentaire permet de suivre Jacques-Marie Bardintzeff, géologue et vulcanologue mais aussi Martine Rebetez climatologue et enfin Etienne Klein philosophe et physicien. Agrémenté de somptueuses images, cette émission à retrouver en rediffusion sur le site Arte +7 vous présentera le Mont Blanc depuis sa formation jusqu’aux temps actuels. C’est également l’occasion de découvrir les avis des scientifiques à propos de l’avenir du Mont Blanc et des Alpes en général face au changements climatiques.

Si vous souhaitez voyager en compagnie de Jacques-Marie Bardintzeff, volcanologue, voici nos prochains séjours accompagnés par le scientifique :
Spécial éruption du SINABUNG (Indonésie) du 12 au 20 Juillet 2015.
Volcans de boue, gravures rupestres et curiosités géologiques du 24/10/2015 au 31/10/2015 (Azerbaïdjan)

Le documentaire est disponible en suivant ce lien : Objectif Mont Blanc

Géologue et Docteur en hydrologie, Sandrine divulgue et enseigne les sciences de la terre sous forme de cours, sorties de terrain et conférences, aussi bien dans les Universités académiques de Bretagne (Lorient-Vannes et Rennes) que dans les Universités de Tous Ages (UTA) et du Temps libre. Médiatrice scientifique, spécialiste de la vulgarisation, elle saura très facilement vous expliquer, de manière pédagogique, les phénomènes scientifiques les plus complexes ainsi que les relations existantes entre les différentes interfaces « sol-roche-eau-atmosphère ».
Sa passion pour les volcans l’amène chaque année à accompagner des petits groupes, entre deux plages d’enseignement, notamment en Islande et au Yellowstone qu’elle connaît très bien et sur d’autres territoires au gré des éruptions.

Sandrine accompagne des séjours chez 80 Jours Voyages, retrouvez le prochain départ confirmé : Islande – Côte Sud et Aurores boréales – Spécial Géologie.

En préparation :

  • Yellowstone – Hiver 2015-2016 et Eté 2016.
  • Cap Vert – Printemps 2016
  • Açores Eté 2016
  • Islande

Pour plus de renseignements, veuillez nous contacter.

Scott Kelly, astronaute de la NASA et en mission dans l’ISS (Station Spatiale Internationale) a réalisé dans la nuit du 22 au 23 Juin 2015 des clichés d’aurores boréales  depuis son poste de travail.
Un phénomène comme celui-ci  observé depuis l’espace est rare, et c’est grâce aux réseaux sociaux que Scott Kelly a partagé ses clichés avec le reste du monde.
On peut voir que l’aurore boréale rouge et très visible sur les photos. Ce qui la rend incroyable réside dans le fait que la couleur rouge existe qu’en haute altitude.
Plus bas sur Terre,  des aurores boréales  ont été observées dans le Calvados dans la nuit du 23 Juin 2015. Ce début d’année a été riche en observation d’aurores boréales dans le ciel français, ce qui reste tout de même un phénomène rare car les dernières observées datent de 2004.

80 Jours Voyages vous propose de découvrir des aurores boréales en Islande : Découvrez nos séjours aurores boréales.

Le “Centro Nacional de prevencion de Desastres” du Mexique invite les personnes à ne pas s’aventurer près du volcan et de son cratère.

En effet, des activités ont été observées comme des émanations de gaz et de vapeur d’eau répétées mais également une explosion de faible intensité et 3 tremblements de terre volcano-tectoniques le tout pendant les dernières 24 heures.

Pendant la nuit, il a été observé une lueur dans le cratère qui a été accompagnée par l’émission de gaz et de vapeur d’eau .

Au moment de ce rapport, il n’y a pas de visibilité, mais ce matin, le volcan a été observé avec une émission continue de gaz et de vapeur d’eau vers l’est-nord-est .

 

Deux géologues russes ont essayé de comprendre le fonctionnement des geysers en introduisant une caméra très robuste à l’intérieur des conduits de six d’entre eux dans la célèbre Vallée des Geysers au Kamtchatka.

Les vidéos ainsi obtenues, complétées par l’étude des roches autour d’anciens geysers aujourd’hui inactifs, ont révélé que les geysers du Kamtchatka ne sont pas alimentés par l’intermédiaire de conduits longs et étroits, comme on le pensait jusqu’à présent. Au lieu de cela, des pièges à bulles se forment à l’intérieur de l’amas de blocs qui se sont accumulés pendant des glissements de terrain.

La caméra spécialement conçue pour ce travail de recherche était capable de résister à l’eau bouillante et aux violentes explosions de vapeur à l’intérieur d’un geyser. Au cours de trois visites dans la Vallée des Geysers, la caméra a doucement été descendue dans les conduits à l’aide d’un câble en acier ou d’une tige souple afin de filmer les éruptions.

La vidéo disponible ici n’est pas particulièrement esthétique mais apporte quelques images intéressantes et montre des blocs avec des bulles qui s’élèvent lorsque le geyser est en phase de repos, puis des explosions de vapeur pendant les jaillissements.

Peu de temps après que les chercheurs ont commencé leur travail, un important glissement de terrain s’est produit dans la Vallée, de sorte que l’intérieur de certains geysers inactifs est apparu au grand jour, trahissant leur système d’alimentation. Pour qu’un geyser se forme, il faut une source de chaleur d’origine volcanique, une nappe phréatique avec de l’eau en abondance, des espaces dans les roches qui la surmontent pour que l’eau puisse s’échapper, ainsi qu’un système d’emprisonnement des bulles.

L’eau bouillante qui s’élève des profondeurs dans un système hydrothermal contient toujours des bulles de vapeur. En s’élevant, cette eau rencontre un piège à bulles où ces dernières s’accumulent jusqu’au moment où la vapeur trouve assez de force pour déplacer la colonne d’eau qui la surmonte et déclenche l’éruption du geyser.

La vitesse d’accumulation des bulles dans un piège et la géométrie du conduit du geyser affectent le temps qui s’écoule entre les éruptions. Si le piégeage des bulles est lent, le laps de temps entre les jaillissements sera plus long.

Le geyser « Strokur » en Islande présente deux avantages importants par rapport à ceux du Kamtchatka ou de Yellowstone. D’une part, l’Islande n’est qu’à 3h30 d’avion de Paris et d’autre part le geyser jaillit toutes les 5 à 10 min ce qui facilite largement les observations et les photographies !

Peut être que les scientifique russes prêteront leur caméra aux Islandais pour que nous puissions également découvrir l’intérieur du geyser « Strokur », et pourquoi pas de son voisin inactif « Geysir », qui a donné son nom au phénomène géologique !

N’hésitez pas à partir découvrir les geysers d’Islande lors de nos voyages en Islande.

Source: Live Science / Blog de C. Grandpey

À l’occasion du 16è Festival de la photo nature de Montier en Der, le volcanologue Jacques-Marie Bardintzeff animera une conférence qui sera retransmise en direct sur DailyMotion.

Jacques-Marie Bardintzeff, volcanologue de renom, collabore avec 80 jours voyages en accompagnant des groupes sur certaines destinations. Professeur à l’université de Cergy-Pontoise et à l’université Paris-Sud – Orsay, docteur d’État, c’est un spécialiste des dynamismes éruptifs et des risques naturels. Il a expertisé un très grand nombre de volcans actifs tout autour du globe et on lui doit déjà plus de trois cents publications et communications dans le domaine de la recherche. C’est en passionné qu’il accompagne nos groupes et fait découvrir à chacun d’entre nous tous les secrets et les mécanismes des volcans. À ses côtés, un voyage en terre volcanique prend une autre allure : l’information scientifique permet de voir les choses avec un autre regard et de mieux comprendre les phénomènes volcaniques.

En 2013, Jacques-Marie Bardintzeff accompagnera le voyage à l’île de Pâques ( départ confirmé du 24 février au 04 mars ).

80 Jours Voyages s’associe aux propos de Claude Grandpey, repris ci-dessous, dénonçant la condamnation de 7 scientifiques pour n’avoir pas prévu l’imminence du séisme meurtrier de L’Aquila le 6 avril 2009. (blog de Claude Grandpey ici)

“Sept scientifiques membres de la commission gouvernementale «Grands risques» au moment du séisme meurtrier de L’Aquila le 6 avril 2009 ont été condamnés lundi à six ans de prison en première instance par le tribunal pénal du chef-lieu des Abruzzes. Il s’agit  de Franco Barberi, Enzo Boschi, Giulio Selvaggi, Gian Michele Calvi, Claudio Eva, Mauro Dolce et Bernardo De Bernardinis.

Cette lourde condamnation est assortie d’une interdiction d’exercer des responsabilités dans la fonction publique pendant un an et une obligation de verser plusieurs centaines de milliers d’euros d’indemnités aux familles des victimes.

Il est reproché aux sept scientifiques de n’avoir pas prévu ni prévenu les populations et les autorités locales de l’imminence d’un tremblement de terre, lors d’une réunion qu’ils avaient tenu à L’Aquila le 31 mars 2009, six jours avant la catastrophe.

Pour l’avocate représentant onze parties civiles dont quatre étudiants blessés dans l’effondrement de leur foyer, cette condamnation «permettra à l’avenir de faire en sorte que les scientifiques prêtent davantage attention aux signes avant-coureurs d’une catastrophe quand ils émettent des avis».

Pour sa part, l’avocat représentant le gouvernement italien a demandé au tribunal de prononcer un non-lieu, partant du principe que les sept scientifiques «ne sont coupables de rien», les séismes, par nature, «n’étant pas prévisibles». Cette position est soutenue par un grand nombre de milieux scientifiques en Italie comme à l’étranger.

Les avocats des scientifiques incriminés ont indiqué qu’ils allaient faire appel. Dans la mesure où les condamnations ne sont pas définitives en Italie tant qu’il n’y a pas eu au moins un niveau d’appel, les scientifiques n’iront probablement pas en prison dans l’immédiat.

Comme beaucoup, je suis personnellement scandalisé par cette décision de justice. Comme je  ne cesse de le répéter, nous ne savons guère prévoir les éruptions volcaniques et encore moins les séismes. Certes, la région de L’Aquila fait partie des zones sensibles de l’Italie mais bien malin serait celui capable de prévoir l’intensité d’un séisme et son pouvoir de destruction.

La décision de juges italiens est extrêmement grave ! Cela signifie qu’à l’avenir, la communauté scientifique pourra être tenue responsable des pertes humaines et matérielles lors d’un séisme ou d’une éruption volcanique. Comment réagira la justice si une coulée de lave de l’Etna ensevelit Zafferana Etnea, comme cela a failli se produire pendant l’éruption de 1991-94 ?  Il est assez surprenant de constater que ce verdict intervient au moment où l’INGV de Catane est menacé par des suppressions de postes !

Quand je vois les noms des scientifiques incriminés, je suis vraiment triste. J’ai eu la chance de rencontrer à plusieurs reprises Franco Barberi et je puis vous assurer que cet homme est d’une grande honnêteté scientifique et d’une grande compétence sur le terrain volcanique. Il ne mérite vraiment pas d’être traîné dans la boue. Je tiens à lui apporter publiquement mon soutien, ainsi qu’à ses collègues.”

C. Grandpey

Une nouvelle recherche géologique indique que la grande faille du Rift, qui coupe le continent africain en deux, s’est formée de façon homogène dans le temps, contrairement à ce que l’on pensait.

Ce scientifique australien Eric Roberts, de l’Université James Cook, a dirigé une équipe de géologues qui vient ainsi de reconsidérer les étapes de formation de la grande vallée du Rift africain, cette gigantesque faille d’environ 50 kilomètres de largeur qui partage l’Est africain sur 6 000 kilomètres de longueur.

L’un des éléments clé de cette étude est « la découverte, dans le Rift Rukwa, d’un lac d’environ 25 millions d’années et de dépôts fluviaux, qui préservent la cendre volcanique abondante en fossiles de vertébrés. Ces dépôts comprennent certains des premiers primates anthropoïdes jamais trouvés dans le Rift », conclut le Dr Nancy Stevens, de l’Université de l’Ohio.

Ce serait donc il y a 25 à 30 Ma qu’un soulèvement de la partie orientale de l’Afrique aurait eu lieu, réarrangeant le cours des grands fleuves comme le Congo et le Nil et créant des paysages et des climats distincts qui marquent encore l’Afrique d’aujourd’hui… Avec des conséquences importantes sur le plan paléontologique et anthropologique.

Photo : Erta Ale et Dallol (dépression du Danakil – Ethiopie)

Contactez-nous pour partir à la découverte des volcans de la dépression du Danakil

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