Il semble que l’activité volcanique en cours depuis maintenant 3 mois dans le secteur de l’Holuhraun, en Islande, perde en intensité. Les scientifiques ont en effet déclaré qu’il n’y avait pas eu de changement significatif depuis plusieurs semaines et que tout porte désormais à croire que la lave s’écoule à l’intérieur de canaux fermés.

Les scientifiques sont toujours sur le qui-vive sur le site de l’éruption dans l’Holuhraun, mais il reste toujours aussi difficile d’expliquer et d’analyser les événements. Dans la journée d’hier, mercredi 3 septembre, une partie des routes situées au nord du glacier Vatnajökull ont été fermées aux scientifiques et aux journalistes autorisés. L’accès étant déjà interdit aux autres véhicules comme aux randonneurs. Les scientifiques ont dû se rapatrier vers leur camp de base de Drekagil pour des raisons de sécurité. En effet, la possibilité d’une éruption sub-glaciaire entraînant une inondation de la rivière Jökulsá á Fjöllum existe toujours.

Les dernières mesures montrent que la pression dans le dyke au nord du Dyngjujökull augmente et qu’une dépression d’1 km de large s’est formée sous le glacier. Elle est si profonde qu’elle apparaît sous la calotte glaciaire et brise la bordure du glacier. Ce serait le sol, et non le glacier, qui serait en train de s’affaisser. D’après les scientifiques, la fissure volcanique pourrait s’étendre vers le sud et sous le glacier. Si le magma remonte sous le glacier, cela entraînera un risque d’inondation, d’explosion et d’émission de cendres.

Hier soir, le site de l’éruption était toujours fermé.

En attendant de nouvelles images de l’éruption, profitez de la vidéo de notre séjour d’observation des aurores boréales au mois de Novembre.

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C’est sur le blog de Claude Granpey que l’on peut lire un article expliquant qu’en plus du réchauffement climatique, les glaciers de l’ouest Antarctique sont victimes de volcans sous-glaciaires et de points chauds géothermiques. Les parties du glacier Thwaites situées près de zones géologiques d’origine volcanique fondent plus vite que les régions éloignées des points chauds.

Un nouvel essaim sismique est en cours depuis mardi soir au niveau du glacier Myrdalsjökull sous lequel se cache le volcan Katla. Les événements ne sont pas très violents (un seul dépasse M 2). Ils se situent à faible profondeur (entre 3 et 7 km). Il est très difficile d’interpréter cette sismicité. Elle peut être due à une intrusion magmatique mais aussi correspondre à une augmentation de l’activité hydrothermale, comme ce fut le cas il y a quelques mois.

Source : Blog de Claude Grandpey / Met Office islandais (voir la carte)

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Photos: Éruption de l’Eyjafjallajökull en 2010.

Avant que la presse s’empare de l’affaire et écrive des sottises, autant dire tout de suite qu’il n’y a pas eu d’éruption du Grimsvötn en Islande. Le site Iceland Review précise que la crue glaciaire (jökulhlaup) observée dans l’après-midi du 29 janvier n’était vraisemblablement pas due à une activité du volcan sous-glaciaire mais au réchauffement brutal de la température (15°C) et aux fortes pluies (98 mm) qui ont entraîné une fonte rapide de la neige sur la glacier. La crue a endommagé des portions de la route n°1 et il est demandé aux automobilistes d’être vigilants.

Sources : Iceland Review /Claude Grandpey http://volcans.blogs-de-voyage.fr/

Photo de l’éruption du Grimsvötn au printemps 2011.

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France Inter et son émission scientifique La tête au carré présenté par Mathieu Vidard consacre un épisode à ce continent.

«Il y a 100 ans, le 14 décembre 1911, l’explorateur norvégien Roald Admunsen atteignait pour la première fois le pôle Sud, au terme d’un raid de plus de 1000 km dans les glaces de l’Antarctique. »

Écoutez l’émission ICI

Invités :

  • Yves SCIAMA, journaliste scientifique , envoyé spécial en Antarctique , et a coordonné le dossier « Antarctique, le continent du futur » pour le Hors Série de Science et vie (Parution décembre 2011)
  • Philippe KOUBBI, océanographe biologiste , spécialiste de l’écologie des poissons polaires , professeur de l’Université Pierre et Marie Curie, Laboratoire d’Océanographie de Villefranche et vice président du comité scientifique de la CCAMLR (la Convention sur la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique)

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