26/04/2015. Piton de la Fournaise, Ngauruhoe, Popocatepetl .

26/04/2015. Piton de la Fournaise, Ngauruhoe, Popocatepetl .
26/04/2015.

Piton de la Fournaise, La Réunion :

Depuis la fin de l’éruption du 4 février, qui avait duré douze jours, le piton de la Fournaise n’a pas relâché la pression : en deux mois, l’observatoire volcanologique vient d’enregistrer 168 séismes profonds, entre 1 et 7 kilomètres sous le niveau de la mer.

La situation est inhabituelle au piton de la Fournaise et il s’agit d’événements « assez rares » souligne l’équipe scientifique de Bourg-Murat : alors que moins de 600 séismes profonds ont été comptabilisés en dix ans (depuis 2004), soit 4 par mois en moyenne, on en a dénombré 80 par mois entre le 16 février et le 22 avril dernier, 168 exactement. Dans le même temps, au contraire, les séismes superficiels se comptent sur les doigts des deux mains.

piton de la fournaise

« On sait qu’il se passe quelque chose, explique Nicolas Villeneuve, directeur de l’observatoire. Et ils sont localisés essentiellement vers – 5 kilomètres. » La comparaison est tentante avec la situation qui a précédé la mémorable éruption du piton Kapor (qualifiée d’« éruption du siècle »), car ces séismes sont distribués « le long du conduit de 1998 », année de cette éruption. Mais ces séismes sont cependant beaucoup plus faibles que ceux qui avaient précédé la crise éruptive de 1998. Les scientifiques s’interrogent donc sur la signification de ces événements qui pourraient suggérer le début du remplissage d’une chambre magmatique assez profonde, tandis qu’aucun signe de remplissage plus classique d’une chambre située vers – 2 kilomètres n’est observé.

Les scientifiques scrutent donc les signes d’une éventuelle migration du magma dans l’édifice volcanique, en se gardant de pronostiquer une nouvelle éruption, car il n’y a aucun signal clair en l’état actuel, même si les événements actuels pourraient contribuer à mettre en pression des zones de stockage du magma plus superficielles.

fournaise

D’autres indices sont là cependant, comme le « gonflement continu du cône sommital » et la « présence de gaz magmatiques ». Ces derniers proviennent de deux sources qui confortent les observations sismologiques : le SO2 (dioxyde de soufre) est d’origine profonde (-5 km) tandis que H2S (hydrogène sulfuré) est plus superficiel. L’augmentation de ce dernier « pourrait résulter d’une perturbation du système hydrothermal. Ce dernier processus pourrait contribuer à la source de surpression détectée à faible profondeur sous le sommet ».

Enfin, les flux de CO2 (dioxyde de carbone) tendent à augmenter depuis le 15 avril, sur la zone de rift Nord 120 (zone de « faiblesse » ainsi repérée et constituée par l’axe volcanique entre le sommet du piton de la Fournaise et le piton des Neiges, orienté nord-ouest).

Source : François Martel-Asselin – clicanoo.re
Photos : Fournaise info , Iloha.fr

 

Ngauruhoe, Nouvelle Zélande :

L’agitation volcanique du Ngauruhoe a diminué à des niveaux de fond représentatifs au cours des trois dernières semaines. Le nombre de tremblements de terre volcaniques enregistrées près du volcan est maintenant au nombre de base typique . Aucun autre indicateur d’agitation n’a été détecté . Le GeoNet réduit donc l’alerte volcanique au niveau 0 (pas de l’activité volcanique) du niveau 1 (troubles mineur).

le-volcan-ngauruhoe

Cela fait maintenant trois semaines que le GeoNet avait enregistré un nombre légèrement inhabituels de tremblements de terre volcaniques peu profonds sur le Ngauruhoe, indiquant une activité volcanique. En outre, aucune température du sol anormale ou un niveau inhabituel d’ émissions de gaz n’ont été détectés au sommet, au cours des visites, indiquant que les troubles mineurs intervenus récemment sur le Ngauruhoe ont maintenant cessé. Le GNS science continue de surveiller étroitement le Ngauruhoe et les autres volcans actifs à travers le projet GeoNetLe niveau d ‘alerte volcanique avait été relevé au niveau 1 du niveau 0 le 20 Mars en réponse aux changements d’activité des tremblements de terre volcaniques. En Mars, le nombre d’événements par jour avait varié de 1 à 67, ce qui était similaire aux épisodes précédents de troubles mineurs entre 2006 et 2010.

Le code couleur pour l’aviation du Ngauruhoe reste au vert.

Source : geonet.org.nz
Photo :Geo

 

Popocatepetl, Mexique :

11:00 AM 25 Avril (25 Avril 16h00 TU)
Dans les dernières 24 heures , le système de surveillance du volcan Popocatepetl a enregistré 57 exhalaisons de faible intensité, qui ont été principalement soutenues par les émissions de vapeur d’eau et de gaz. Les plus importantes ont eu lieu à 15h07 et 15h38 , et ce matin à 03h16, 03h43 et 8:00h .
En outre, deux tremblements de terre volcanotectoniques à 22h51 et 22h52 hier, de grandeur inférieure à M2 ont été détectés.

popocatepetl

La plupart du temps couvert , jusqu’au présent rapport, le volcan est resté avec une faible émission de gaz et de vapeur vers le nord . Une incandescence, de nuit , a été observée dans le cratère , qui a augmenté quand les exhalaisons se produisaient.Au moment de ce rapport il n’y a pas de visibilité sur le volcan, mais ce matin, il a été observé , avec une émission constante de vapeur d’eau et de gaz vers le nord.
Le niveau d’Alerte volcanique du Popocatepetl est situé à Amarillo Phase 2.

Source : Cenapred .
Photo : Erik Gomez Tochimani