Les baleines à bosses ne sont plus protégées au Canada

Au Canada, les baleines à bosses (appelées « rorquals à bosses »), viennent de passer de la catégorie « espèce menacée » à « espèce préoccupante ». La nouvelle crée une polémique, les écologistes accusant le gouvernement d’avoir accepté cette déclassification afin de mener à bien un projet de construction d’oléoduc déjà fortement controversé. Car en devenant une espèce seulement « préoccupante », la baleine à bosse voit son habitat perdre la protection qu’il avait en tant qu’espèce menacée.

En réponse à ces accusations, le gouvernement brandit un rapport de 2011, réalisé par un comité indépendant de scientifiques, pointant « une plus grande abondance de l’espèce » au large des côtes canadiennes sur le Pacifique. En 2003, un rapport indépendant recensait seulement quelques centaines de cétacés, et la baleine à bosses est devenue officiellement espèce protégée en 2005. Aujourd’hui, on compterait environ 18 000 individus. Pour Jay Ritchin, de la fondation David Suzuki, l’un des groupes écologistes les plus influents du pays, il est trop tôt pour sacrifier l’habitat de l’animal, malgré la hausse de sa population.

Le projet d’oléoduc Northern Gateway vise à acheminer 525 000 barils de pétrole sur le littoral pacifique en traversant les montagnes rocheuses. Le but de la manœuvre, pour les groupes pétroliers canadiens, est d’exporter cet or noir vers l’Asie. Le gouvernement fédéral à jusqu’au mois de juillet pour statuer.

Plusieurs destinations permettent d’observer les cétacés : aux Açores, dauphins et cachalots ; en Islande, plusieurs espèces de rorquals peuvent être observés lors de sorties « whale watching » ; en Patagonie Argentine, c’est un voyage d’observation des orques que nous vous proposons : sur la péninsule de Valdès, seuls quelques individus viennent chasser le phoque sur la plage.

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