Les scientifiques sont toujours sur le qui-vive sur le site de l’éruption dans l’Holuhraun, mais il reste toujours aussi difficile d’expliquer et d’analyser les événements. Dans la journée d’hier, mercredi 3 septembre, une partie des routes situées au nord du glacier Vatnajökull ont été fermées aux scientifiques et aux journalistes autorisés. L’accès étant déjà interdit aux autres véhicules comme aux randonneurs. Les scientifiques ont dû se rapatrier vers leur camp de base de Drekagil pour des raisons de sécurité. En effet, la possibilité d’une éruption sub-glaciaire entraînant une inondation de la rivière Jökulsá á Fjöllum existe toujours.

Les dernières mesures montrent que la pression dans le dyke au nord du Dyngjujökull augmente et qu’une dépression d’1 km de large s’est formée sous le glacier. Elle est si profonde qu’elle apparaît sous la calotte glaciaire et brise la bordure du glacier. Ce serait le sol, et non le glacier, qui serait en train de s’affaisser. D’après les scientifiques, la fissure volcanique pourrait s’étendre vers le sud et sous le glacier. Si le magma remonte sous le glacier, cela entraînera un risque d’inondation, d’explosion et d’émission de cendres.

Hier soir, le site de l’éruption était toujours fermé.

En attendant de nouvelles images de l’éruption, profitez de la vidéo de notre séjour d’observation des aurores boréales au mois de Novembre.

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La webcam du Bárðarbunga montre qu’un nouvel épisode éruptif a commencé ce matin vers 5h sur le site d’Holuhraun. L’éruption est sur la même fissure que précédemment mais serait d’une intensité plus importante. Le lieu correspond à la partie active du dyke à environ 4km au sud de la langue glaciaire de Dyngjujökull.

D’après le volcanologue Ármann Höskuldsson, la zone active serait d’1,5km le long de la fissure comme le montrent les images de la webcam.

La mauvaise météo rend difficile les observations avec la webcam…. A suivre !

Photo webcam – source Iceland Review

D’après le site web Iceland Review, une crue glaciaire (« jökulhlaup » en islandais) a commencé au niveau du Grímsvötn. Selon les mesures effectuées par les scientifiques du Département des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande, le volume d’eau émis est similaire à  celui émis lors de l’inondation glaciaire de novembre 2012. Il est cependant peu probable que la crue recouvre la route à Skeiðarársand ou le pont sur la rivière Gígjukvísl. Ce dernier a été remplacé après avoir été emporté par la gigantesque inondation glaciaire en 1996.

Ces crues glaciaires peuvent être liées à l’éruption du volcan, ou à un simple réchauffement de la glace par des gaz. Les relevés sismiques ne semblent pas indiquer qu’une éruption soit en cours… Affaire à suivre !

Source : Blog de C. Grandpey
Photo : Dernière éruption du Grimsvötn en 2012 – (credit photo Jon Olafur Magnusson)

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Les scientifiques islandais s’interrogent à propos du volcan Askja car l’eau du lac Öskjuvatn qui occupe le cratère est libre de glace, contrairement à ce qui se passe normalement à cette période de l’année. Björn Oddsson, géologue de l’université des Sciences de la terre de Reykjavik rappelle qu’habituellement, le lac est pris par les glaces jusqu’au mois de juin voir juillet !

Deux hypothèses peuvent expliquer ce phénomène : une augmentation de l’activité géothermale ou la douceur de l’hiver en Islande, avec très peu de neige et un fort vent du Sud-Ouest. Les scientifiques penchent pour la première possibilité.
En effet, le Lac Myvatn qui se trouve dans la même région un peu plus au Nord et à une altitude plus basse est pris par la glace en ce moment, ce qui conforte l’hypothèse de l’augmentation de l’activité géothermale sur l’Askja.
Un autre argument plaide pour un réchauffement du lac : c’est l’un des plus profonds d’Islande (220 m) et seule une activité géothermale en profondeur est susceptible de réchauffer l’eau au point de faire fondre la glace.

Pour mémoire, l’activité géothermique de la région n’est pas nouvelle, comme l’illustre le petit lac de cratère collé au lac Öskjuvatn, qui lui est toujours chaud (tiède). Régulièrement nos groupes se baignent dans ce lac de cratère chaud ! (1er plan sur la photo)

Il n’y a actuellement pas de signes d’une éruption à court terme sur Askja mais les scientifiques font remarquer que la dernière éruption de 1961 avait été précédée d’une montée en chaleur dans le secteur. C’est pourquoi les volcanologues islandais vont intensifier la surveillance du volcan. Un avion des gardes-côtes équipé de caméras thermiques a survolé la zone mais n’a rien décelé d’anormal et il ne semble pas y avoir de montée en température autour du lac.
Deux très belles photos prises lors de ce survol sont disponibles sur le site du parc National du Vatnajökull où l’on voit le lac bleu au milieu d’un paysage entièrement recouvert de neige… dominé par le volcan Herðubreið… A voir ici

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D’après un groupe d’observateurs partis sur le glacier Vatnajökull la nuit dernière. Ils semble que seule de la vapeur s’échappe encore du lieu de l’éruption !?
Asberg Jonsson, l’un des voyageurs, décrit un nuage de vapeur a peut-être quelques centaines de mètres de haut.
Tous les environs du cratère sont recouvert d’une épaisse couche de cendres qui recouvre la calotte glaciaire.

Nous attendons confirmation de la communauté scientifique…

Informations sur notre séjour sur le Grimsvötn.

L’éruption du Grímsvötn a produit plus de cendres dans les premières 24 heures que Eyjafjallajökull en 40 jours d’éruption ! Les scientifiques estiment que l’éruption du Grímsvötn est sans doute la plus puissante depuis Hekla  en 1947.
L’activité volcanique s’est sensiblement réduite bien qu’il reste un panache de cendres de 2-3 kilomètres de haut. De part leur faible altitude, les nouvelles émissions de cendres ne posent pas de problème pour l’espace aérien, toutefois, la cendre des jours précédents continue de se disperser avec les vents et peut encore créer quelques perturbations dans l’espace aérien. Bien que l’activité a considérablement diminuée, Steinunn Jakob, géophysicienne à l’Iceland Met estime qu’il est trop tôt pour prédire la fin de l’éruption. L’éruption peut cesser brutalement comme se poursuivre pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant de cesser complètement.

Cette diminution de l’activité et surtout de la quantité de cendres émises et les prévisions météo devraient  rendre l’accès au volcan plus facile. Retrouvez notre voyage « spécial éruption ».

L’aéroport international de Keflavik (Reykjavik) est à nouveau ouvert au public, alors que le nuage de cendres entraîne quelques désorganisations des vols dans l’espace aérien du nord de l’Angleterre, l’Irlande, l’Ecosse ainsi que dans quelques aéroports en Norvège.

L’éruption  reste stable. La route principale, N°1 entre Vik et Skaftafell et a été fermée à plusieurs reprises depuis le début de l’éruption, mais elle pourrait ré-ouvrir à nouveau aujourd’hui.

Retrouvez les prévisions du déplacement du nuage de cendres ici pour le 24 et le 25 mai.

Pour un voyage d’expédition au Grimsvötn en Super Jeep, contactez-nous

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Photo Eyjafjallajökull 2010

Cette année, c’est le volcan Islandais de Grimsvötn qui fait l’actualité scientifique.
Mathieu Vidard consacre donc son émission scientifique « La Tête au carré » à cette nouvelle éruption.
Mardi 24/5, 14-15h sur France Inter – Écoutez l’émission ici
Les invités sont  P. Allard, J.M. Bardintzeff, A. Guérin, C. Dumas.

Pour découvrir ce volcan, retrouvez nos voyages « Spécial éruption » sur le Grimsvötn et contactez-nous
(Accès par l’intérieur de l’Islande puis par le glacier Vatnajökull en Super Jeep pour  accéder au site éruptif)

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Les autorités comme les vacanciers s’inquiètent de la propagation du nuage de cendres du Grimsvötn (Islande) et redoutent que l’histoire se répète avec une fermeture à grande échelle de l’espace aérien européen pendant une longue période. C’est pourquoi, l’Agence spatiale européenne (ESA) a modélisé l’éruption et la dispersion de son nuage de cendres. Le modèle SEM prévoit ainsi la trajectoire du nuage dans l’espace aérien européen.

Pour découvrir l’animation de l’ESA, cliquez ici

Les mesures radar prises au sol en Islande indiquent que le panache de cendres a atteint une hauteur de 12-17 km et et se déplace vers le nord. Les scientifiques continuent de penser que celui-ci devrait n’avoir que peu d’incidence sur l’espace aérien de l’Europe continentale.

Comme souvent dans le volcanisme, le volcan a aussi émis beaucoup de dioxyde de soufre qui s’est également dissipé vers le nord avec les vents d’altitudes.

L’animation montre l’évolution de la position et de la densité du nuage de cendres volcaniques (en unités de g/m2) à partir de 20h00 (22h00 en France) le 21 (peu après le début de l’éruption) et fait des prévisions jusqu’au  27 mai. Ces dernières sont évidemment sujettes à beaucoup d’incertitudes en fonction de la variabilité de la puissance de l’éruption et des conditions météo…  Deux sciences au sein desquelles les pronostics sont difficiles !

Retrouvez nos voyages « Spécial éruption » qui vous amènent en Super Jeep sur le Vatnajökull au plus près du site éruptif. Contactez-nous

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Photo Eyjafjallajökull 2010