La campagne japonaise de chasse à la baleine s’est terminée la semaine dernière… Le nombre de prises, bien que supérieur à l’année dernière reste très en dessous des prévisions.
Comme chaque année, les militants de l’association Sea Shepherd, n’ont pas laissé les flots libres aux baleiniers nippons et ont à plusieurs reprises lancé des bombes puantes et bloqués les hélices des baleiniers à l’aide de filins.
Ainsi, les baleiniers japonais n’ont pu prendre qu’un tiers de “leurs quotas” de cétacés par rapport aux prévisions qui avaient été faites.
Venez découvrir les baleines lors de nos séjours :
Aux Açores (observez de Cachalots et nagez avec les dauphins) En Islande (whalewatching dans les eaux Islandaises) En Patagonie (là où les orques attaquent les lions de mer sur la plage !) En Afrique du Sud (le rendez-vous mondial des baleines franches australes)
Pour les fêtes de pâques, le premier petit rorqual de la saison a été observé à Husavik (Islande) lors de la sortie en mer d’observation des cétacés. Depuis l’ouverture de la saison 3 espèces différentes ont déjà été observées, baleine à bosses, orques et maintenant un petit rorqual…
Puissantes, majestueuses, hors normes, pacifiques et joueuses, elles n’ont pratiquement pas de prédateurs ni d’ennemi(e)s, exception faite de l’homme !
Leur chair est très prisée dans certain pays, elles ont été chassées pour produire corsets, parfums et toutes sortes de produits lucratifs. A une époque leur huile éclairait le monde entier et faisait tourner la roue du progrès… Le destin de l’humanité aurait été bien différent sans les baleines… Un nouveau chapitre s’ouvre dans l’histoire commune des baleines et de l’homme, désormais,nous préférons observer ces grands mammifères marins plutôt que de les chasser, les photographier au lieu de les harponner…
Voici l’histoire vraie d’une baleine qui subit depuis au moins une vingtaine d’années une grande solitude ! Alors que les baleines chantent (communiquent) à des fréquences de 12 à 25hz, cette baleine « s’exprime » sur une fréquence de 51,75Hz. Ainsi, chaque chant qu’elle produit n’est entendu par aucune des autres baleines !
Cette baleine, surnommée « baleine à 52Hz » à été repérée pour la première fois en 1989 par le Woods Hole Oceanographic Institution et à depuis été enregistrée par des hydrophones très régulièrement.
Personne n’a pu observer cette baleine pour connaître précisément son espèce et on ne sait pas d’où lui vient ce chant très particulier.
L’équipe du Docteur William A. Watkins, maintenant menée par Mary Ann Daher émet plusieurs hypothèses. Cette baleine pourrait être « la dernière d’une espèce ou membre d’une espèce dont on a que des traces fossiles », mais il est aussi possible que ce chant si particulier soit lié à une malformation ou à une baleine métissée, produit de la reproduction de deux baleines d’espèces différentes!
D’autre part, on ne sait si c’est une conséquence de son chant hors norme, mais en plus d’être « muette » pour les autres baleines, elle n’emprunte pas les voies migratoires connues des autres espèces de baleines.
En attendant qu’elle croise un jour un (ou une) partenaire au hasard de la vie, vous pouvez écouter son chant ici
Photos d’une baleine à bosse en Islande et d’une baleine franche australe et son petit en Afrique du Sud rencontrées lors de nos voyages
On savait que la sterne arctique migrait d’arctique en antarctique pour profiter des deux été polaires… mais il semble que ce soit vrai aussi pour certains petits rorquals !
En effet, les analyses génétiques confirment les observations surprenantes des chercheurs et des chasseurs : un petit rorqual de l’hémisphère sud a migré jusqu’en Arctique et un hybride a résulté d’un croisement entre un petit rorqual de l’Antarctique et un de l’Atlantique Nord !
Pourtant, la migration des deux sous-espèces est normalement asynchrone. En effet, les saisons étant inversées, les petits rorquals de l’atlantique nord sont en arctique pour l’été boréale lorsque leurs cousins de l’hémisphère sud sont dans les zone de reproduction tropicales, loin de l’hiver austral… Lorsque ces derniers migrent vers l’antarctique pour se nourrir, leurs cousins du nord descendent vers les eaux chaudes des tropiques… Ainsi, les espèces ne peuvent pas, à priori, se mélanger.
C’est en 1996 que les premières observations de ce genre ont été faites par les scientifiques et c’est l’analyse des prélèvements ADN qui viennent aujourd’hui conforter les observations. Cependant, avec les données génétiques datant seulement de 1996, les auteurs de l’étude estiment pour l’instant qu’il s’agirait de cas isolés plutôt qu’un comportement avéré de ces espèces.
Le rapport a été publié le 22 décembre 2010dans le journal PLoS One dont l’auteur principal est le chercheur norvégien Kevin Glover que vous pouvez consulter ici (en anglais seulement)