C’est l’association Longitude 181 Nature, créée par François Sarano et Vincent Ohl, qui lance un grand projet d’étude et d’observation du grand requin blanc de Méditerranée. Car ce mythique animal n’a jamais été étudié, ni filmé dans cette partie du globe. Le projet est axé autour de trois points forts : rapporter les premières images sous-marines du grand requin blanc de Méditerranée, recueillir les premières données scientifiques de terrain, et mettre en place un programme de préservation concret avec les pêcheurs tunisiens.

Ce concours photographique prestigieux, organisé chaque année pour promouvoir les plus belles photos aquatiques réalisées dans le monde entier, permet de rappeler à quel point les fonds marins sont riches, variés, et importants pour l’homme. L’initiative de ce concours a été mise en place à l’occasion du salon « DEEP and Extreme Indonsesia » de Jakarta, qui promeut des voyages axés sur le sport et l’aventure. Le concours est divisé en 5 catégories : portrait animal, comportement animal, requins, récifs et divers. Une sixième catégorie permettait aux utilisateurs d’appareils compacts de participer également au concours.

On peut présenter François Sarano comme océanographe. On peut dire qu’il a plongé pendant 40 ans de la Calypso, ou encore qu’il a co-écrit le scénario du film « Océans » de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud. Qu’il a signé différentes tribunes pour parler de la coexistence possible de l’homme et de l’animal sauvage, notamment le fameux grand requin blanc. Mais François Sarano est avant tout un éternel curieux, fasciné par la beauté et les mystères du monde sous-marin.

Au cours de ses plongées, il a toujours croqué ce qu’il observait, noté les espèces et les comportements. Aujourd’hui, ces 40 années de croquis deviennent un formidable matériau d’études doublé d’un témoignage sur l’évolution des océans. On ne plonge plus aujourd’hui comme on plongeait il y a quarante ans, et l’homme a laissé la trace de son passage : pêche intensive et pollutions diverses ont modifié le milieu marin.

Dans son livre « Rencontres sauvages – réflexions sur quarante ans d’observation sous-marine », François Sarano nous parle du passé, du présent et de l’avenir. Accompagnés de textes et de photos, ses croquis mettent en lumière les différentes évolutions du milieu marin, et l’état de nos connaissances. Ce que les plongées d’hier nous ont apporté et les questions qu’elles suscitent toujours aujourd’hui. Un bilan de quarante ans de plongée qui permet de s’interroger sur l’avenir.

« Rencontres sauvages, réflexions sur quarante ans d’observations sous-marine » – François Sarano, Editions Gap.

Ecoutez François Sarano à l’émission Le grand entretien sur France Inter

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Tout a commencé en 1988 quand un agriculteur péruvien a découvert des mâchoires complètes et des vertèbres fossilisées. Trouvaille qu’il a donnée à un collectionneur, qui l’a lui-même transmis des années plus tard au Musée d’histoire naturelle de Floride. Les spécialistes se sont penchés sur les fossiles et ont conclu qu’ils appartenaient à une nouvelle espèce de requin, qu’ils ont baptisée Carcharodon hubbelli, en hommage au collectionneur. Egalement appelé « grand requin blanc de Hubbell », il serait apparenté à d’anciennes formes de squales de la lignée du requin mako. Si l’on en croit les auteurs d’une étude parue dans Paleontology, Carcharodon hubbelli serait un ancêtre du grand blanc, lui-même issu du groupe des requins-taupe ( groupe dont fait partie le requin mako ).

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Plusieurs organisations affirment ainsi que 90% des individus de certaines espèces de squales ont disparu, alors que l’on comptabilise 72 millions de requins victimes de la pêche chaque année à travers le monde.
Plusieurs pays, parmi lesquels les Maldives et le Honduras, ont mis en place des sanctuaires, emboîtant le pas à l’archipel de Palau, un petit pays d’Océanie, qui a inauguré l’initiative en 2009.
Mais les requins ont mauvaise presse bien que les attaques contre l’homme soient rares et le plus souvent liées à des « méprises », le requin confondant surfeurs et phoques… Pour l’ONG Dive Tribe, un des principaux responsables est le film de 1975 de Steven Spielberg : « Les dents de la mer ». Inévitablement, ce film a fait assimiler l’animal à un prédateur d’humains assoiffé de sang.
Il est presque impossible d’évaluer le nombre de requins restant dans les océans de par le monde.
Une lueur d’espoir pourrait venir de l’industrie du tourisme et plus particulièrement des plongeurs de plus en plus friands de découvrir les squales dans leur milieu de vie.

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