Si le moratoire interdisant la chasse commerciale à la baleine a permis de préserver de nombreuses espèces et même d’observer la reconstitution de certaines populations de cétacés, un nouveau danger menace peut-être le plus gras des mammifères marins.

En effet, l’essor de l’aquaculture a presque fait tripler le cours des farines de poissons, principal aliment des élevages. Or cette explosion des cours pourrait rendre rentable une pêche plus importante du krill, principal aliment des baleines à fanons telle que la baleine bleue, la baleine à bosses ou la baleine franche…

Longtemps restés discrets à cause de leur petite taille, ces petits crustacés aux allures de crevettes peuplent dans des quantités astronomiques nos océans arctique et antarctique. Bien que méconnus, les stocks sont estimés entre  400 et 500 millions de tonnes et constituent certainement la dernière grande ressource de la planète. Depuis quelques années, des bateaux ont été équipés pour cette « nouvelle pêche » dont les débouchés sont principalement les farines de poissons pour l’aquaculture, mais aussi les compléments alimentaires humains du fait de leur richesse en acides gras oméga 3.

Dès les années 70, Russes et Japonais s’étaient attaqués à cette ressource, mais les difficultés techniques engendrées par la petite taille de ces crustacés n’ont pas donné une rentabilité satisfaisante. En effet, avec une taille moyenne de 3cm, une pêche impose des filets aux mailles très fines, fragiles et gourmands en énergie ! De plus, le krill est fragile et s’écrase facilement lorsque les filets sont hissés à bord faisant perdre au crustacé son liquide corporel !

Mais aujourd’hui, les progrès techniques permettent de faire face à ces contraintes et certains bâtiments conditionnent déjà plus de 250 tonnes par jour ! Si cette pêche reste encore très marginale, on constate depuis au moins un siècle que la pêche évolue toujours vers des proies de plus en plus petites pour faire face à la raréfaction des grands prédateurs. Mais pêcher de façon incontrôlée les premiers maillons de la chaîne alimentaire pourrait avoir des conséquences dramatiques sur l’équilibre de la chaîne alimentaire et toucher indirectement les grands cétacés.

Seashephard ou Greenpeace arriveront-il à mobiliser l’opinion publique pour préserver les ressources en krill, minuscules crustacés très peu esthétiques, quand bien même cette pêche menacerait indirectement les baleines ? Ainsi la préservation du krill sera peut-être le combat de demain ?

Découvrez nos différentes formules pour obsever ou nager avec les cétacés aux Açores ici

Scrimshaw désigne l’artisanat issu de gravures réalisées par les chasseurs de baleines sur les produits tirés de différents mammifères marins. Elles sont effectuées principalement sur les os et les dents des cachalots ou les fanons des mysticètes, ainsi que sur les défenses des morses ou des narvals. Cet art est probablement d’origine Inuit, mais a véritablement acquis ses lettres de noblesses aux Açores à l’époque de la pêche au cachalot.
En effet, cet art très populaire sur les îles des Açores fut à l’origine un hobby et un passe temps pour les chasseurs de baleines azoriens durant les longs voyages en mers et les nombreux moments d’attente.
Cet art consistait à graver les dents d’ivoire de cachalot en y dessinant le plus souvent des scènes de pêche, d’harponnage ou des portraits. La dent était ensuite enduite d’encre de chine, puis polie. Ainsi, seul le dessin gravé restait « encré ».

De nos jours, le commerce de l’ivoire est très règlementé et les quelques artistes qui continuent de faire perdurer cet artisanat travaillent sur de « l’ivoire végétal » (albumen du palmier à ivoire que l’on trouve principalement dans la forêt amazonienne).

Visitez les Açores et découvrez le scrimshaw.

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Le ministère de la pêche japonaise a annoncé le lancement de la campagne de pêche à la baleine en antarctique ainsi qu’un renforcement des mesures de lutte contre les organismes de défense des cétacés qui harcèlent les baleiniers japonais.

En février dernier, pour la première fois la campagne de pêche avait été écourtée suite aux actions répétées des navires de l’organisation Sea Shepherd. Le Japon avait ainsi annoncé étudier l’opportunité de poursuivre ou non la « pêche scientifique » à la baleine pratiquée par les baleiniers japonais.
Les défenseurs de cétacés considèrent que sous couvert de « pêche scientifique » (pratique tolérée par la Commission Baleinière Internationale) il s’agit en fait d’une pêche commerciale déguisée. D’autant plus que les autorités japonaises militent activement pour une reprise de la chasse commerciale.

En tant que passionnée de l’observation des cétacés, notre agence ne peut qu’encourager les autorités japonaises à stopper définitivement cette chasse.

Vous pouvez observer les baleines avec nous :

Aux Açores
En Afrique du Sud
Au Groenland
A Hawaii
En Islande

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L’exploration pétrolière et minière, la pêche et même le tourisme sont à l’ordre du jour de la réunion que regroupent les ministres des affaires étrangères de huit pays riverains de l’Arctique à Nuuk au Groenland.
Américains, canadiens, danois, finlandais, islandais, norvégiens, russes et suédois doivent discuter des règles pour l’exploitation de cette région du globe gravement menacée par le réchauffement climatique et qui suscite notamment, les convoitises des géants pétroliers.
Selon les estimations scientifiques de l’administration américaine, plus du cinquième des ressources de gaz et de pétrole encore non exploitées se trouveraient au nord du cercle polaire arctique.
Dans un premier temps, les ministres devraient signer un accord sur le sauvetage en mer qui définirait des zones de recherches, et qui serait le tout premier accord liant l’ensemble des huit pays autour de la gestion de l’Arctique. Une première pierre ?
L’importance d’une concertation entre ces pays arctiques devient primordiale du fait de la multiplication des voies maritimes ouvertes par la fonte des glaces.
En effet, en  août dernier, un pétrolier russe a ainsi inauguré une nouvelle route nordique vers la Chine, et les croisières touristiques s’approchent de plus en plus du pôle, en particulier autour de l’Alaska.
« Nous savons qu’il y a d’importants dépôts de pétrole, qui étaient difficiles d’accès par le passé et qui vont devenir de plus en plus accessibles », a expliqué M. Steinberg. Ainsi, les Etats-Unis souhaitent discuter de la gestion des marées noires dans l’Arctique, ainsi que des moyens de les éviter.
L’Alaska fournit déjà 10% de la production pétrolière américaine. Mais n’oublions pas le traumatisme écologique qu’a laisser la marée noire de l’Exxon Valdez sur les côtes d’Alaska en 1989. La faune et la flore fragiles des régions arctiques sont très vulnérables aux pollutions diverses, d’où la grande inquiétude des mouvements écologiques et de protection de la nature. Les récentes catastrophes dans le golf du Mexique et au Japon illustrent une fois encore que le risque zéro n’existe pas et que parfois l’avidité énergétique de certaines compagnies peuvent mettre en péril les milieux naturels les plus fragiles…

Retrouvez nos voyages au Groenland

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Après le violent séisme et le tsunami qui ont frappé les côtes nord-est du Japon, la société de pêche à la baleine Ayukawa Whaling a tout perdu lors de la catastrophe. Le tsunami a emporté les bâtiments de stockage de la viande mais aussi tous les bateaux de pêche. Mais le répit des baleines aura été de courte durée.  Seulement six semaines après, deux navires nippons ont repris la mer hier pour reprendre la chasse… En effet, le gouvernement a aidé à financer la reconstruction de la flotte baleinière du pays détruite en grande partie par le violent tsunami du 11 mars.

Encore une belle preuve du lobby des baleiniers nippons qui, au nom de la « recherche scientifique » tuent de nombreuses baleines dont la viande est vendue en grande partie et à bas prix dans les commerces japonais ! D’ici juin, la campagne de pêche côtière devrait ainsi se solder par la capture de 60 baleines. Ainsi, pour nous, amoureux de la nature et compatissants pour les nombreux japonais qui ont tout perdu ou ont été déplacés il est incompréhensible que le gouvernement japonais devant faire face aux immenses dégâts provoqués par le séisme et le tsunami, puis ceux provoqués par  la centrale nucléaire ait choisi de venir au secours des « chasseurs de baleines » !!!!

Retrouvez les baleines (vivantes !!!) lors de nos voyages en Afrique du Sud, en Islande ou à Hawaii

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les Inuits ont maintenu la tradition d’une chasse vivrière indispensable à leur survie. Très éprouvante, elle nécessite la participation de tous et chaque journée printanière est mise à profit. C’est l’histoire d’une communauté et de ses traditions dont le ciment est les activités de pêche blanche et de chasse aux phoques et aux narvals… Survie, traditions et modernisme, les Inuits doivent s’adapter à la fois au monde de « l’homme blanc » et à la rudesse des territoires polaires.

 

Pour voir le reportage sur Arte+7, cliquez ici (43 min) ou la rediffusion sur Arte le mardi 26 avril à 9h15.

Partez à la découverte des terres polaires et du Groenland…

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Puissantes, majestueuses, hors normes, pacifiques et joueuses,  elles n’ont pratiquement pas de prédateurs ni d’ennemi(e)s, exception faite de l’homme !
Leur chair est très prisée dans certain pays, elles ont été chassées pour produire corsets, parfums et toutes sortes de produits lucratifs. A une époque leur huile éclairait le monde entier et faisait tourner la roue du progrès…
Le destin de l’humanité aurait été bien différent sans les baleines…
Un nouveau chapitre s’ouvre dans l’histoire commune des baleines et de l’homme, désormais,nous préférons observer ces grands mammifères marins plutôt que de les chasser, les photographier au lieu de les harponner…

Pour voir le reportage sur l’histoire des baleines, « Ces animaux qui ont marqués l’histoire », cliquez ici (Arte+7 – 43 min)
Retrouvez nos voyages d’observation des baleines en Afrique du Sud, en Islande, au Groenland ou au Spitzberg.

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Au Groenland, lorsque le printemps arrive, les Inuit profitent des premières brèches dans la banquise pour aller chasser les narvals, avec les mêmes techniques que leurs ancêtres : chiens, traineaux, kayak et harpon…
Dans cet univers de glace, Inuits, ours polaires, morses, phoques et narvals luttent pour survivre…

Reportage arte+7 de 52min à voir ici

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Un article de Jeremy Goldbogen dans le N° de mars du magazine « Pour la Science » nous révèle une biomécanique alimentaire originale des Baleines à Fanons.
Comment certaines baleines à fanons parviennent-elles à consommer plus d’une tonne de krill par jour ?
Extrait de l’article :
« En pleine mer, un rorqual commun affamé plonge pour effectuer une série d’accélérations rapides la gueule grande ouverte, au milieu d’un banc de petits crustacés pélagiques, le krill. À chacun de ces bonds vers l’avant, la baleine engouffre en quelques secondes une dizaine de kilogrammes de proies, contenus dans environ 70 000 litres d’eau, ce qui représente plus que son propre poids. Pour accélérer, elle fait osciller sa queue et ses nageoires. Lorsqu’elle ouvre sa gueule d’environ 90 degrés, l’eau s’y engouffre.? La cavité buccale se distend grâce à des plis cutanés situés sous la tête, qui peuvent s’étirer considérablement. Quand les mâchoires sont refermées, le corps de la baleine prend la forme d’un « têtard boursouflé ». Mais en moins d’une minute, toute l’eau engloutie est rejetée bouche fermée hors de la poche buccale, qui se dégonfle alors, les proies étant retenues par les fanons, lesquels jouent le rôle d’un tamis. »
Retrouvez la suite dans le magazine « Pour la Science » N° 401 de mars 2011.

Baleines Franches Australes… et les fanons ! Lors de nos voyages en Afrique du Sud