Le Darwin VAAC annonce qu’un panache de cendres se serait élevé au-dessus du volcan Anak Krakatau, à l’ouest de l’île de Java, dans l’archipel indonésien.

Le Krakatau est un volcan de type explosif de la ceinture de feu du Pacifique. Situé dans le détroit de la Sonde, entre Sumatra et Java, il est constitué de 4 îles principales, et appartient au Parc National d’Ujung Kulon, classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

D’après le site web Iceland Review, une crue glaciaire (« jökulhlaup » en islandais) a commencé au niveau du Grímsvötn. Selon les mesures effectuées par les scientifiques du Département des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande, le volume d’eau émis est similaire à  celui émis lors de l’inondation glaciaire de novembre 2012. Il est cependant peu probable que la crue recouvre la route à Skeiðarársand ou le pont sur la rivière Gígjukvísl. Ce dernier a été remplacé après avoir été emporté par la gigantesque inondation glaciaire en 1996.

Ces crues glaciaires peuvent être liées à l’éruption du volcan, ou à un simple réchauffement de la glace par des gaz. Les relevés sismiques ne semblent pas indiquer qu’une éruption soit en cours… Affaire à suivre !

Source : Blog de C. Grandpey
Photo : Dernière éruption du Grimsvötn en 2012 – (credit photo Jon Olafur Magnusson)

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D’après le Iceland Review, la chambre magmatique du volcan Hekla est désormais presque pleine et le volcan pourrait donc entrer rapidement en éruption. Le volcan Hekla est le volcan le plus actif d’Islande, il a explosé plus de 20 fois au cours du dernier millénaire. Sa dernière grosse éruption date de 1947, mais il a également explosé en 2000.

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Les éruptions volcaniques seraient responsables du ralentissement du réchauffement climatique. Alors que depuis 1951, la moyenne de l’augmentation des températures est de 0,12° C par décennie, ce chiffre est tombé à 0,05° C depuis 1998. Une étude publiée le 23 Janvier 2014 dans la revue Nature Geoscience propose une nouvelle piste pour expliquer ce phénomène : l’activité volcanique.

L’île apparue au large du Japon en novembre dernier nous donne l’occasion de revenir sur ce type de phénomènes, nommés éruptions surtseyennes depuis l’apparition de l’île de Surtsey, au large de l’Islande, en 1963.

Ce type d’éruption est caractéristique de l’interaction entre du magma brûlant et une grande quantité d’eau de mer ou d’un lac. Cependant pour qu’un tel phénomène puisse se produire il faut une faible profondeur d’eau, car une trop grande épaisseur étoufferait, sous une pression bien trop forte, toute tentative d’explosion. Une éruption sursteyenne se divise en trois phases : une sous-marine, une hydromagmatique, et une aérienne. Lors de la phase sous-marine, la lave s’échappe par une fissure au fond de l’océan. Au début, la pression de l’eau empêche toute activité explosive, et le volcan sous-marin grandit, s’approchant de plus en plus de la surface. La quantité d’eau faisant pression sur le volcan diminue, et lorsque la pression de l’eau est trop faible, la lave se fragmente sous le choc thermique. On voit alors apparaître un panache au-dessus de la surface, panache composé majoritairement de vapeur d’eau mais aussi de cendres volcaniques. Le volcan continue à grandir, et peu à peu à émerger, jusqu’à ce que la cheminée volcanique débouche au-dessus du niveau de l’eau. On entre dans la phase aérienne, pendant laquelle le rôle de l’eau diminue, et l’éruption continue suivant le type de lave émis par le volcan.

Un schéma de ce type d’éruption en résume les différentes phases.

Ce type d’explosion a également été observé au large de Faial, dans l’archipel des Açores. C’est ainsi qu’est né le volcan de Capelinhos, à l’ouest de l’île, en 1957, soit avant l’île de Surstey.

Photo : Capelinhos, sur l’île de Faial, archipel des açores

On l’apprend aujourd’hui sur le site du Monde, une explosion volcanique sous-marine a fait émerger une île au large des côtes japonaises, ce mercredi 20 novembre. L’île est fumante et un volcanologue a précisé qu’elle pouvait aussi bien disparaître aussi vite qu’elle était apparue, comme se stabiliser. D’environ 200 mètres de diamètre, l’îlot est situé dans l’archipel d’Ogasawara, à environ 1000km au sud de Tokyo.

Ce n’est pas la première fois qu’une île apparaît subitement, suite à une éruption volcanique. C’est le cas de l’île de Surtsey, au sud de l’Islande, dont la formation a duré les 4 ans de l’éruption volcanique, entre 1963 et 1967, et aussi de Capelinos, aux Açores, apparue en 1957. On parle d’ailleurs d’éruption surtseyenne, bien que l’apparition de Capelinos soit antérieure à celle de l’île de Surtsey !

Photo : le phare de Capelinos , sur l’île de Faial, aux Açores