Il semble que l’activité volcanique en cours depuis maintenant 3 mois dans le secteur de l’Holuhraun, en Islande, perde en intensité. Les scientifiques ont en effet déclaré qu’il n’y avait pas eu de changement significatif depuis plusieurs semaines et que tout porte désormais à croire que la lave s’écoule à l’intérieur de canaux fermés.

On trouve peu d’informations sur la suite de l’éruption du Mont Fogo, dans l’archipel du Cap Vert, qui ne s’est pourtant pas encore terminée. La lave continue de couler et s’approche de plus en plus du village de Cha de Caldeiras. D’après le blog de Claude Granpey, une quinzaine de maisons auraient déjà été détruites, et la coulée de lave serait à seulement 30 mètres de l’hôtel Pedra Brava.

Le site Iceland Review a mis en ligne une nouvelle vidéo de la fissure éruptive de l’Holuhraun. La lave continue à s’écouler et les scientifiques continuent à observer le phénomène, dont l’activité semble relativement stable ces dernières semaines. Le champ de lave a atteint une superficie de 70 km2, et l’activité sismique sous le volcan Barðarbunga se maintient à un degré élevé.

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Un nouveau volcan islandais au nom plus prononçable que l’Eyjafjallajökull a fait parler de lui ces dernières semaines : le Barðarbunga. Retour sur les moments forts de l’éruption.

16 août : les premiers signes d’une éventuelle éruption sont donnés par la forte augmentation de l’activité sismique dans le secteur nord du glacier Vatnajökull, le plus grand glacier d’Islande. Pendant plusieurs jours, le niveau d’alerte change régulièrement de couleur, passant de jaune à rouge pour redescendre à orange. Par mesure de sécurité, les accès aux environs du Barðarbunga sont fermés et les touristes présents dans le secteur évacués. Les scientifiques restent les yeux rivés sur les sismographes, certains envisageant la possibilité d’une éruption sous-glaciaire. De leur côté, les médias internationaux imaginent tout de suite un scénario catastrophe, identique à celui de 2010, avec l’émission d’un nuage de cendres et l’interruption du trafic aérien.

La sismicité montre rapidement que l’intrusion magmatique se poursuit en direction du nord pour former un dyke d’une longueur estimée à plus de 35  kilomètres. Ce n’est qu’une fois en dehors du glacier que la magma, ayant sans doute trouvé un obstacle lors de sa progression souterraine, va trouver le chemin de la sortie !

29 août, vers 01h00 du matin : 13 jours après le début de l’augmentation de l’activité sismique, une éruption fissurale commence entre le glacier Dyngjujokull et la caldeira de l’Askja dans le champ de lave de l’Holuhraun. Le niveau d’alerte passe à rouge, pour être rabaissé à orange en fin de journée : l’éruption est mineure et si les accès restent fermés, une émission de cendres est peu probable. Les premières images de l’éruption sont rapidement publiées sur les sites internet.

31 août, vers 05h00 du matin : c’est le début d’un nouvel épisode éruptif, d’une intensité plus importante que le premier. L’activité sismique varie chaque jour dans la région, toujours surveillée d’aussi près. Seuls les scientifiques et les journalistes sont autorisés à se rendre sur le lieu de l’éruption depuis le début de l’activité. Tous les scénarios possibles sont envisagés, mais il reste toujours aussi difficile de prévoir avec certitude la suite des événements. La crainte majeure est celle d’une inondation de la rivière Jokulsá á Fjöllum.

3 septembre : les scientifiques et journalistes doivent regagner leur camp de base à Dregakil. Par mesure de sécurité, l’accès au site de l’éruption leur est interdit pendant 24h.

8 septembre : la lave atteint la rivière Jokulsá á Fjöllum et la recouvre en partie.

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Un communiqué d’hier soir annonce que la lave de l’Holuhraun a désormais atteint la rivière Jökulsá á Fjöllum et la recouvre à moitié.

Lorsque de la lave coule sur de l’eau, il se forme parfois ce que l’on appelle des pseudos-cratères. Ils sont formés par des explosions de vapeur lorsque la lave chaude recouvre une surface humide, comme un marécage, un lac ou un étang. Les gaz explosifs percent la surface de la lave, de la même façon que lors d’une éruption phréatique, et les tephras s’accumulent en formant des cratères, qui peuvent paraître très similaires à de véritables cratères. Les pseudos-cratères sont très communs en Islande.

Pour l’instant, aucun pseudo-cratère ne s’est formé mais ils apparaîtront peut-être plus tard. La lave pourrait bloquer la rivière, déplaçant son lit plus loin vers l’est.

La nouvelle fissure au sud de l’Holuhraun n’émet plus de lave.

Nous vous tenons informés en cas de possibilité d’accès au site et de départ imminent.

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En cliquant sur le lien ICI, vous pourrez voir une excellente vidéo des coulées de lave au moment où elles s’élancent vers la rupture de pente du Pali à Hawaii. On apprécie tout particulièrement l’utilisation d’un pied et la qualité des cadrages.
La vidéo a été tournée le 24 février, alors que la lave n’avait pas encore atteint la plaine côtière. C’est maintenant chose faite, mais il lui reste encore 3 km à parcourir avant d’atteindre le Pacifique !

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A vos agendas… voici les dernières conférences de J.M. Bardintzeff pour cette fin d’année 2011.

Pour mémoire, J.M. Bardintzeff est professeur au Laboratoire de Pétrographie-Volcanologie à l’Université Paris-Sud. Il est l’un des plus grands spécialistes des volcans actifs et des dynamismes éruptifs.

Il est actuellement « la référence française » en matière de volcanologie, mais son sens de la pédagogie lui permet de s’adapter à son public et de mettre à la portée de tous des phénomènes volcaniques complexes. Qualité que l’on retrouve à travers ses nombreuses interventions dans les média (France Inter, France Info, France télévision, M6, TF1, etc.), ses conférences et ses nombreux ouvrages.

Jeudi 24 novembre 2011,
20h30, École des Mines d’Alès
Renseignement : limier@supagro.inra.fr, elisabeth.sansot@mines-ales.fr 04 66 38 70 06, 06 21 01 10 82

Vendredi 2 décembre 2011,
10h, Paris 16e, « Volcans, séismes et tsunamis : la Terre en colère »
Renseignement : 01 43 80 02 43, 06 03 55 72 40, racc.association@free.fr

Mardi 6 décembre 2011,
14h, 91210 Draveil, “Les volcans et l’Homme”
Renseignement : 01 69 42 41 68

Vendredi 9 décembre 2011
En soirée, Brienne le château (à 40 km de Troyes)
Renseignement : 03 25 92 33 56, nadege.habrant@andra.fr

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On peut lire sur le site web de l’INGV une description du 18ème paroxysme de l’Etna le 15 novembre 2011, soit 23 jours après le précédent. En fait, ce fut une répétition quasi à l’identique des épisodes précédents.
La phase la plus intense a duré environ une heure et s’est terminée assez brutalement. Les retombées de cendres ont affecté essentiellement le versant SE, entre Acireale et Zafferana Etnea.
Outre les fontaines de lave et les importantes émissions de cendres, le paroxysme a donné naissance, comme les précédents, à une coulée de lave qui a suivi la trajectoire habituelle dans la Valle del Bove. Après un parcours d’environ 4 km, elle a cessé d’avancer au SO des Monti Centenari.


Suite à l’accumulation de matériaux, le cône SE a grandi un peu, surtout dans sa partie méridionale et sa hauteur est maintenant estimée à 180-200 mètres depuis sa base.
A noter pour terminer que le 18ème paroxysme a eu lieu une heure après un séisme de magnitude M 4 dont l’épicentre se trouvait au large de la côte tyrrhénienne de la Sicile, entre Capo d’Orlando et Sant’Agata di Militello.

Sources : Claude Grandpey
http://volcans.blogs-de-voyage.fr/

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