La lave continue de couler après l’éruption qui a eu lieu hier matin dans l’Holuhraun. Le Bárðarbunga a été touché par deux séismes cette nuit, de magnitude 3,9 et 4,2. Cette seconde éruption est beaucoup plus importante que celle de vendredi matin, mais sa nature ne la rend pas menaçante pour le trafic aérien. L’éruption émet principalement du basalte, et pas du tout de cendres, comme cela s’était produit en 2010 lors du réveil de l’Eyjafjallajökull.

Cet été s’ouvre un vaste projet d’étude du Mont St Helens, aux Etats-Unis. Des chercheurs de plusieurs universités américaines vont en effet faire exploser des charges disposées tout autour du volcan, dans une vingtaine de puits forés à 25 m de profondeur. En enregistrant ensuite l’énergie sismique des explosions, ils espèrent « mieux comprendre comment le magma se fraye un chemin jusqu’au cratère du Mont St Helens à partir de la zone où les plaques tectoniques Juan de Fuca et nord américaine entrent en collision et où se forme le magma, à 100 km de profondeur. »

C’est sur le blog de Claude Granpey que l’on peut lire un article expliquant qu’en plus du réchauffement climatique, les glaciers de l’ouest Antarctique sont victimes de volcans sous-glaciaires et de points chauds géothermiques. Les parties du glacier Thwaites situées près de zones géologiques d’origine volcanique fondent plus vite que les régions éloignées des points chauds.

Dans son dernier rapport hebdomadaire, le GVN indique qu’un nouvel épisode d’activité a débuté sur le Merapi avec plusieurs explosions le 9 mars et des retombées de cendre sur plusieurs villages. Entre le 14 et le 20 mars, de volumineux panaches de gaz montaient jusqu’à 600 mètres au-dessus du sommet tandis que la sismicité restait à un niveau normal.

Le VAAC de Darwin (Australie) indique que le 27 mars un panache de cendre montait à 9,8 km d’altitude avant de se diriger vers le SE. Le VAAC confirme qu’une éruption a eu lieu à 6h30, ce qui est confirmé par un article du Jakarta Post où l’on peut lire que l’événement a déclenché un mouvement de panique parmi la population. Toutefois, il est demandé aux habitants des villages sur les pentes du Merapi de ne pas s’affoler car la situation n’est pas inquiétante. De même, les randonneurs peuvent entreprendre l’ascension du volcan sans toutefois atteindre le cratère. Il leur est conseillé de ne pas aller plus loin que le secteur de Pasar Bubrah, à environ 200 mètres du sommet.

Le niveau d’alerte reste inchangé, à 1 sur une échelle de 4.

Le Merapi fait partie des 45 volcans dont les dernières éruptions meurtrières sont décrites dans le dernier livre de Claude GrandpeyKiller Volcanoes” que vous pouvez commander directement sur son blog, source inépuisable d’informations sur les volcans.

Photo: Explosion du Mont Merapi en 2010

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